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En Italie, SOS Méditerranée et son navire Ocean Viking ont obtenu l’autorisation de débarquer de nouveau des centaines de clandestins dans un port sicilien, dont près de 50 testés positifs au Covid-19. L’ONG pro-migrants qui est par ailleurs soutenue financièrement par plusieurs collectivités bretonnes…
SOS Méditerranée : plus de 400 migrants débarqués en Sicile
Le manège migratoire a repris en Mer Méditerranée. Après avoir évoqué à la fin du mois de janvier le retour devant les côtes libyennes du navire affrété par SOS Méditerranée, l’Ocean Viking n’aura donc pas mis longtemps avant de débarquer à nouveau des clandestins extra-européens dans un port italien : plus de 370 individus le 25 janvier dans le port sicilien d’Augusta.
En usant d’une méthode bien rodée, à savoir le chantage humanitaire envers les autorités italiennes, le navire, qui avait repris la mer entre temps, a fait de nouveau pression voilà quelques jours pour « débarquer en urgence » 422 migrants repêchés autour du 4 février au large de la Libye.
?BREAKING 1/2 Soulagement pour les rescapé.e.s à bord de l’#OceanViking ! Ils viennent d’apprendre qu’un lieu sûr a été assigné pour débarquer, à Augusta en Sicile. pic.twitter.com/AbmJqZbmA2
— SOS MEDITERRANEE France (@SOSMedFrance) February 7, 2021
Dans un communiqué de presse daté du 7 février, l’ONG pro-migrants, par l’intermédiaire de Luisa Albera, coordinatrice des opérations de recherche et de secours sur le navire, déclarait qu’« il est maintenant obligatoire, pour les États pouvant nous apporter de l’assistance, de coopérer ensemble afin de nous trouver un port sûr pour débarquer ces survivants sans délai ».
Quelques heures après cette injonction, les autorités italiennes cédaient en accordant à l’Ocean Viking de débarquer ses migrants dans ce même port sicilien d’Augusta.
Près de 50 cas de Covid-19 parmi les clandestins
Si, à bord, huit cas avérés de Covid-19 avaient été recensés par l’équipage, une fois à terre, les autorités siciliennes ont pour leur part indiqué avoir dénombré 49 tests positifs au Covid-19 parmi les 422 migrants débarqués les 8 et 9 février. Quant à l’origine de ces centaines de nouveaux clandestins foulant le sol européen, la majorité d’entre eux proviendrait du Mali, de Côte d’Ivoire et du Soudan.
Il est à noter par ailleurs que parmi les individus débarqués en Sicile ces derniers jours, certains sont décrits par SOS Méditerranée comme étant des « mineurs isolés ». Une catégorie bien connus des contribuables français puisque le coût de leur prise en charge serait d’environ 50 000 euros par personne selon une estimation réalisée en 2018.
Enfin, puisqu’il est ici question d’argent public, rappelons que plusieurs collectivités ont lancé il y a quelques jours une plateforme pour soutenir financièrement SOS Méditerranée et ses débarquements de migrants à répétition dans les ports européens. La Bretagne, par l’intermédiaire des maires de Rennes, de Nantes et du Conseil régional (entre autres) est d’ailleurs très bien représentée dans cette incitation tacite à l’immigration extra-européenne.
Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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