Denez Prigent favorable au breton obligatoire dans toutes les écoles de Bretagne, « ceux qui ne sont pas contents, ils vont ailleurs ! » [Vidéo]

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Dénonçant un « jacobinisme français » qui « continue aujourd’hui à nous empoisonner la vie », le chanteur Denez Prigent propose une mesure tranchant avec la tiédeur ambiante des responsables politiques bretons afin de sauver la langue : rendre l’enseignement du breton obligatoire dans toutes les écoles de Bretagne. Et « ceux qui ne sont pas contents, ils vont ailleurs ! »

La langue bretonne « bien plus ancienne que le français »

Excellant dans la pratique de la gwerz et du kan ha diskan, Denez Prigent sait aussi parfois monter au créneau pour défendre avec talent la cause du breton.

Tandis que la langue bretonne arrive à un tournant décisif de son existence, devant faire face à la baisse du nombre de locuteurs et aux multiples entraves de la part du pouvoir centraliste parisien et plus particulièrement du ministère de l’Éducation nationale, les prises de position de personnalités bretonnes ont encore davantage d’écho dans ce contexte.

Alors que samedi 13 mars, une importante manifestation ayant réuni entre 4 000 et 5 000 personnes était organisée à Quimper afin de défendre l’enseignement et la diffusion du breton, le 12 mars, la page Facebook de « Bretagne ma vie », liste menée par Daniel Cueff (ancien maire de Langouët que nous avions interviewé le mois dernier) pour les prochaines élections régionales publiait un entretien vidéo avec Denez Prigent.

Dans ce dernier, réalisé le 2 mars, le chanteur interrogé sur les moyens de sauver la langue bretonne à le mérite de tenir un discours offensif. Un ton qui contraste même avec le discours très policé des formations politiques dites « régionalistes » en Bretagne sur la question de l’enseignement du breton.

Dans un premier temps, l’auteur de Gortoz a ran rappelle que la langue bretonne « qui est en train de disparaître », est « véritablement un trésor du patrimoine de l’humanité ». Denez Prigent rafraîchit aussi les esprits en soulignant que le breton est « une des plus anciennes langues d’Europe, bien plus ancienne que le français ».

Denez Prigent favorable à l’enseignement obligatoire du breton

Sur le plan pratique, le chanteur originaire de Santec exhorte les responsables politiques à « arrêter les demi-mesures que nous avons aujourd’hui » et à « rendre obligatoire la langue bretonne dès le primaire à tous les élèves qui rentrent à l’école, publique ou privée ».

À ceux qui pourraient juger cette idée comme étant trop radicale, Denez Prigent rappelle qu’à une époque, « on n’a pas hésité à interdire le breton » donc « n’hésitons pas non plus à le rendre obligatoire dans toutes les écoles de Bretagne ». Et d’ajouter : « Ceux qui ne sont pas contents, ils vont ailleurs ! »

Des déclarations lourdes de sens dans une actualité qui a vu, entre autres, le renouvellement de la convention État-Région pour la langue bretonne bloquée par l’administration de Jean-Michel Blanquer. Quelques jours plus tard, c’était au tour du ministre de la Justice Éric Dupont-Moretti de faire preuve d’un mépris à peine caché concernant la charte des langues régionales :

Aussi, comme le rappelle également Denez Prigent, « on connaît les traumatismes qui perdurent jusqu’aujourd’hui de toutes ces générations qui ont été sacrifiées au nom de l’idée coloniale française » alors que ce « jacobinisme français continue aujourd’hui à nous empoisonner la vie ».

Enfin, s’il considère qu’une langue est « ce qui définit un peuple et une façon de penser », le chanteur encourage donc le Conseil régional à aller beaucoup plus loin dans sa politique linguistique pour finalement parvenir à cet « acte fondateur » que constituerait l’enseignement obligatoire du breton qu’il prône. « Tout le reste suivra »

Crédit photo : Wikimedia Commons (CC/Thesupermat) (photo d’illustration)
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