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La vie est belle chez Arkéa – CMB. La maison est généreuse. L’ancien directeur général, Ronan Le Moal, peut en témoigner. Il démissionne l’an passé et part avec un chèque de cinq millions d’euros. Merci aux sociétaires et vive le mutualisme !
Quand dans la presse régionale un article sortant de l’ordinaire apparaît, le lecteur ne peut que s’en féliciter. En effet trop de routine, trop de platitudes, trop de courbettes fatiguent le client ; il faut voir là une des raisons de la chute des ventes des quotidiens bretons (Ouest-France, Presse Océan, Le Télégramme). Vendre des journaux impose d’étonner et de secouer le cocotier – surtout aujourd’hui avec la concurrence de ta télévision et des réseaux sociaux. Et de fournir des sujets de conversation…
On ne peut donc qu’applaudir un journaliste du Télégramme, Jean Le Borgne, qui a osé mettre les pieds dans le plat à propos du chèque accordé à l’ancien directeur général d’Arkéa – CMB, Ronan Le Moal. Le Borgne n’a pas lésiné sur les moyens : haut de page, titre sur cinq colonnes, photo sur trois colonnes, 76 lignes et un chapeau en corps 20 pour résumer l’affaire (Le Télégramme, samedi 8 mai 2021). On est bien loin d’un écho discret en quinze lignes !
Rappelons l’histoire : lorsque l’échec de l’opération « indépendance » devient patent, « Ronan Le Moal quitte la direction d’Arkéa pour se consacrer à un projet entrepreneurial » (Ouest-France, jeudi 13 février 2020). Certains, en interne, affirment que « c’est bien l’entêtement de Jean-Pierre Denis dans les modalités de mise en place de ce projet, les couacs successifs, les révélations médiatiques, etc. qui ont poussé Ronan Le Moal à quitter le navire » (Agoravox, 13 février 2020). Restait à savoir combien se montait le chèque de départ accordé à Ronan Le Moal. Grâce à Jean Le Borgne, on connaît la réponse : cinq millions d’euros. « Dans le détail, le dirigeant, qui percevait une rémunération annuelle de 1,3 million d’euros avant sa démission, a touché 3,25 millions d’euros d’indemnités de départ « en application des dispositions contractuelles ». S’y ajoutent pour l’essentiel 714 000 euros d’indemnités au titre de l’épargne congés et sa rémunération pour l’année 2020 : 177 000 euros de part fixe et 853 000 euros de part variable » (Le Télégramme, samedi 8 mai 2021). C’est pas mal pour une banque « mutualiste » ! Pareil montant n’étonnerait pas dans une banque capitaliste (Société générale, BNP, HSBC…), mais, justement, le Crédit mutuel de Bretagne n’est pas une banque capitaliste – il appartient aux sociétaires. Ces générosités permettent de comprendre pourquoi les taux accordés par le CMB aux sociétaires qui sollicitent un emprunt ne sont pas compétitifs – il est préférable d’avoir affaire au Crédit mutuel de Loire-Atlantique.
Combien pour Jean-Pierre Denis ?
Puisque Jean-Pierre Denis, président d’Arkéa et président du CMB, dégage à son tour, il serait intéressant d’avoir connaissance du chèque qu’il obtiendra. « Rémunéré à hauteur de 1,6 million d’euros avant la crise du covid », rappelle Jean Le Borgne, Jean-Pierre Denis a quitté la présidence d’Arkéa le 11 mai dernier. Denis a suffisamment d’« amis » pour que le montant du chèque soit révélé.
Dans une coopérative comme le Crédit mutuel de Bretagne, la transparence devrair constituer la règle. Les rémunérations du président, des membres du conseil d’administration, des membres de la direction générale, des cadres supérieurs (par exemple les directeurs départementaux) devraient être connus. Les sociétaires – les vrais patrons – ont le droit de savoir. Evidemment, on ne peut pas compter sur les présidents des caisses locales pour imposer ces règles élémentaires – ce ne sont que des marionnettes sans poids aucun.
Bernard Morvan
Photo d’illustration : DR
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Une réponse à “Arkéa – CMB. Ronan Le Moal coûte cher : 5 millions d’euros”
L’auteur de l’article serait bien mieux inspiré d’aller revisiter le fonctionnement des autres établissements de crédit et particulièrment celui du crédit dit « mutuel » france dont le centralisme et l’affairisme mondialiste notamment dans le financement de l’industrie d’armement rançaise, entre autres, n’est pas à démontrer.