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Co-fondateur de la compagnie aérienne Air Transat, le Premier ministre du Québec actuel, François Legault descend-il d’une famille Le Goff, de Dirinon ? Rien ne l’indique dans sa biographie . Dans la francophonie des Amériques, Le Goff est devenu Legault pour avoir l’air plus français évidemment… Prouff devenu Proulx, Tanguy devenu Tanguay.
Et combien de Leblanc étaient des Le Guen ? Le Finistère, ainsi nommé, peut justifier son appellation par le fait qu’il est le département le plus occidental de la pointe bretonne. Il est aussi baptisé en breton : “Pen ar Bed” (la tête du monde). Ce n’est pas sans rappeler qu’au Québec, il existe également une presqu’île du nom de Gaspésie dont l’origine micmac se traduit par “bout de la terre”. Ajoutons à cela que Brest et Gaspé se trouvent à la même latitude. La commune du Conquet, à l’ouest de Brest, recense deux sites du nom de Pointe-Sainte-Barbe et Plage des Blancs-Sablons.
La municipalité la plus orientale du Québec sur la Côte-Nord porte le nom de Blanc-Sablon. Et que trouve-t-on juste en face à Terre-Neuve ? La Pointe Sainte-Barbe ! On en rajoute une autre ? Il existe un fort du Mengant (qui se traduit par “la pierre qui chante”) sur la commune de Plouzané à la sortie Est de la rade de Brest. Et que retrouve-t-on sur la Côte-Nord du Québec près de Havre-Saint-Pierre ? Mingan ! Il devait y avoir pas mal de marins de la pointe bretonne parmi ceux qui sont venus pêcher dans le Golfe du Saint-Laurent au XVIe siècle.
Que savons-nous de Noël Legault, dit Deslauriers ? Cet ancêtre de l’actuel Premier ministre du Québec est né à Irvillac en 1674. Il arrive en Nouvelle-France en tant que soldat, probablement accompagné de son cousin de Daoulas, Marc Lecane (Le Cann ?), qui lui décédera sans laisser de descendance. On le retrouve à Montréal en 1698 où il épouse Marie Bénard, veuve Gloria. De cette union naîtront quatorze enfants, les deux premiers à Montréal, les suivants à Lachine à l’époque, mais Pointe-Claire aujourd’hui. Cette ville possède d’ailleurs un centre communautaire du nom de Noël Legault. À la fin des années 90, Jérôme Denniel, maire d’Irvillac à l’époque, ne fut pas surpris par la publication de l’information dans An Amzer, sachant qu’il avait déjà eu la visite de quelques Legault dans sa commune. L’une d’elles, Monique Legault de Sainte-Martine (près de Châteauguay) s’y rendit en 1998 et prit, à son retour, la décision de créer une association des familles Legault.
Une première réunion à Pointe-Claire réunit 185 personnes à l’occasion de la célébration du 300e anniversaire du mariage de l’ancêtre. Une seconde réunion se tint à Cornwall en Ontario en octobre 1999 avec 200 personnes pour accueillir le maire d’ Irvillac, Jérôme Denniel et sa femme. Pourquoi Cornwall ? Les Legault ont essaimé bien au-delà des frontières du Québec et on en recense aussi aux États-Unis. Des Legault à Irvillac en Bretagne ? Aucun ! On a déduit qu’il s’agissait d’une altération de Le Goff (assez courant dans la région) ou Le Got (plus rare). Jacqueline Denniel, lors de sa visite à Montréal, apporte une précision : Dans sa ferme natale, l’un d’un bâtiments annexes porte l’inscription “LEGVO” gravé dans la pierre.
Le neurochirurgien et médecin Philippe Couillard qui fut Premier ministre du Québec de 2014 à 2018 a-t-il lui aussi des ancêtres bretons ? Selon certaines pistes, il semblerait que la lignée canadienne remonte au pionnier français Guillaume Couillard (1588-1663), originaire de Saint-Servan (Saint-Malo), arrivé en Nouvelle-France en 1613, qui fut ensuite décoré par le roi de France Louis XIV. Mais le patronyme Couilllard est aussi un patronyme du pays de Pontivy, avec plusieurs points d’émigration dont Bubry. La commission franco-québécoise des lieux de mémoire communs est un organisme bilatéral qui, de chaque côté de l’Atlantique, rassemble des bénévoles qui s’intéressent à l’histoire commune unissant français et québécois. Pour les membres de cette commission, l’Histoire et la Mémoire communes s’incarnent et se déclinent dans de multiples traces qu’il importe d’identifier, mettre en valeur et faire partager au plus large public.
Ces traces peuvent se manifester de plusieurs façons : un lieu physique comme le port de Saint-Malo, d’Honfleur ou le Vieux-Québec, un personnage comme Samuel de Champlain ou Louis Hébert, un événement comme la Fondation de Québec ou des éléments du patrimoine immatériel comme des contes et légendes. Ce modèle pourrait inspirer l’avenir des relations entre la Bretagne et les provinces du Canada Atlantique (Nouveau Brunswick, Labrador, Terre-Neuve, îles du Prince Edouard, anciennes terres de l’Acadie…).
Une commission élargie pourrait ainsi fédérer des chercheurs, des universitaires, des intellectuels désireux de créer des ponts au service de notre connaissance et notre mémoire collectives. Elle pourrait de même faire des préconisations aux pouvoirs publics pour accélérer le mouvement d’ouverture des archives.
Kevin Lognoné
Crédit photo : DR
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2 réponses à “Quels premiers ministres du Québec ont des patronymes aux origines bretonnes ?”
pas lu mais rien d’étrange c’est une bretonne non bretonnante qui vous le dit !!! et au Canada nos cousins reprochent encore que LOUIS XV SAGE A ACHETER LA CORSE !!!
si vous voulez et bien au cimetière il y a l’origine GREQUE ET BRETONNE de réunie !!! et vous savez l’origne Ardennaise est présente comme le dit LE MARQUIS histoire DE FRANCE et histoire de famille c’est le VRAI !!!
souvenirs d’un voyage chez nos cousins !!!
amities
ayant vécu une année en ontario, que nous aimions aller passer quelques jours au québec!