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Nous vous proposons dans cette rubrique de découvrir l’histoire des Saints Bretons. Les saints bretons désignent des personnalités bretonnes vénérées pour le caractère exemplaire de leur vie d’un point de vue chrétien. Peu d’entre elles ont été reconnues saintes par la procédure de canonisation de l’Église catholique (mise en place plusieurs siècles après leur mort), mais ont été désignées par le peuple, leur existence même n’étant pas toujours historiquement attestée. La plupart des vitae de saints bretons qui nous sont parvenues datent en effet des ixe et xe siècles ou ont été réécrites dans le contexte de la réforme grégorienne qui induit parfois les clercs à remodeler les documents hagiographiques, issus de traditions orales transmises aussi bien dans le vieux fond populaire que dans le milieu savant, dans leur intérêt (légitimation de la figure épiscopale, du bien-fondé d’une réforme d’une communauté monastique). Le développement du culte de ces saints se développe au Moyen Âge tardif lorsque plusieurs familles de l’aristocratie bretonne s’approprient les légendes hagiographiques en justifiant par des arguments généalogiques, de la protection particulière d’un saint ou de son adoption comme ancêtre de substitution dans leurs lignages.
Les historiens actuels éprouvent encore beaucoup de difficultés pour distinguer entre imaginaire et réalité. L’historicité des épisodes de la vie de ces saints reste ainsi souvent douteuse car ces épisodes se retrouvent dans l’hagiographie tels qu’ils apparaissent dans les coutumes ou dans le folklore. La structure même du récit des vitae se rencontre dans d’autres Vies de saints dont les auteurs reprennent généralement des « conventions littéraires d’un modèle biblique qui façonnait leurs modes de pensée et d’expression ».
En 2022, environ 170 saints bretons sont représentés, chacun par une statue, à la Vallée des Saints, en Carnoët.
Le 15 octobre c’est la Saint Konogan
Venant du Pays de Galles, probablement sous le règne de Childebert Ier (roi de 511 à 568), Konogan fait partie, selon la tradition hagiographique, des compagnons de Paul Aurélien. Conogan aurait établi son monastère, vivant en ermite sur les rives de l’Élorn, à Beuzit-Conogan, où étaient conservées ses reliques. Il aurait aussi été un disciple de saint Guénolé pour parfaire sa quête spirituelle, et c’est l’abbaye de Landévennec qui a contribué à propager son culte.
En raison de son rayonnement, il serait devenu le deuxième (ou troisième ?) évêque de Cornouaille ; il aurait participé au concile de Tours en 461 sous le nom de « Venecandus » et au concile de Vannes, vers 468, sous le nom d' »Albinus ».
Réputé comme guérisseur, il rassemblait les foules. La chapelle Saint-Conogan et le cimetière du même nom à l’orée de Quimper (quartier du Moulin Vert) rappelleraient le lieu où il manifestait ses dons, notamment pour soulager des fièvres.
Ses traces et son culte dans la Bretagne actuelle
Dans la toponymie il est parfois confondu avec « Alor », son successeur.
- Dans le diocèse de Quimper (Finistère):
- La chapelle, le bois et le cimetière Saint-Conogan au Moulin Vert, Quimper (Finistère)
- La chapelle Saint-Conogan à Beuzec-Cap-Sizun (Finistère)2.
- La chapelle Saint-Conogan à Bolazec (Finistère), disparue.
- La chapelle Saint-Albin à Plogonnec (Finistère)
- La chapelle de Plomelin (Finistère)
- Éponyme de l’ancienne paroisse de Beuzit-Conogan, supprimée en 1791 et partagée entre Landerneau et Saint-Thonan
- Possible éponyme primitif de Plouhinec (Finistère), où il aurait été remplacé par saint Winnoc
- La chapelle de Spézet (Finistère)
- L’église paroissiale de Tréogan (probable éponyme de cette commune dont le nom signifierait par contraction « trève de saint Conogan »)
- Une statue dans la cathédrale Saint-Corentin à Quimper
- La chapelle de Lanvaïdic à Port-Launay (Finistère)
- Dans le diocèse de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor)
- La chapelle de Carnoët (Côtes-d’Armor)
- La chapelle Saint-Conogan à Glomel (Côtes-d’Armor)
- Patron éponyme de l’église de Tréogan (Côtes-d’Armor)
- Dans le diocèse de Vannes (Morbihan)
- L’église Saint-Conogan (ou Saint-Cognogan) à Lanvénégen (Morbihan) où il est le saint éponyme de l’église.
- La chapelle de Gourin (Morbihan)
Crédit photo : Wikipedia (cc)
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Une réponse à “A la découverte des Saints Bretons. Le 15 octobre c’est la Saint Konogan”
Et Saint Tremeur, de Guilvinec, l’apôtre de l’indépendance ?????????????????????????