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Nous vous proposons dans cette rubrique de découvrir l’histoire des Saints Bretons. Les saints bretons désignent des personnalités bretonnes vénérées pour le caractère exemplaire de leur vie d’un point de vue chrétien. Peu d’entre elles ont été reconnues saintes par la procédure de canonisation de l’Église catholique (mise en place plusieurs siècles après leur mort), mais ont été désignées par le peuple, leur existence même n’étant pas toujours historiquement attestée. La plupart des vitae de saints bretons qui nous sont parvenues datent en effet des ixe et xe siècles ou ont été réécrites dans le contexte de la réforme grégorienne qui induit parfois les clercs à remodeler les documents hagiographiques, issus de traditions orales transmises aussi bien dans le vieux fond populaire que dans le milieu savant, dans leur intérêt (légitimation de la figure épiscopale, du bien-fondé d’une réforme d’une communauté monastique). Le développement du culte de ces saints se développe au Moyen Âge tardif lorsque plusieurs familles de l’aristocratie bretonne s’approprient les légendes hagiographiques en justifiant par des arguments généalogiques, de la protection particulière d’un saint ou de son adoption comme ancêtre de substitution dans leurs lignages.
Les historiens actuels éprouvent encore beaucoup de difficultés pour distinguer entre imaginaire et réalité. L’historicité des épisodes de la vie de ces saints reste ainsi souvent douteuse car ces épisodes se retrouvent dans l’hagiographie tels qu’ils apparaissent dans les coutumes ou dans le folklore. La structure même du récit des vitae se rencontre dans d’autres Vies de saints dont les auteurs reprennent généralement des « conventions littéraires d’un modèle biblique qui façonnait leurs modes de pensée et d’expression ».
En 2022, environ 170 saints bretons sont représentés, chacun par une statue, à la Vallée des Saints, en Carnoët.
Le 26 décembre c’est la Saint Stefan (Etienne)
Le personnage de saint Étienne, premier martyr de la chrétienté – ou protomartyr, apparaît comme étant à l’origine du culte des saints.
Son nom provient du grec Στέφανος (Stephanos), « couronné » ou encore, selon Jacques de Voragine dans La Légende dorée, du mot hébreu pour « norme ». Ce nom est d’ailleurs repris de manière plus fidèle en anglais (Stephen) ou en néerlandais (Stefanus).
Étienne apparaît dans les Actes, au chapitre 6, où il est présenté comme un juif helléniste[1] converti au christianisme, choisi avec six autres « hommes de bonne réputation, d’Esprit Saint et de sagesse »[2] pour devenir les diacres chargés d’assister les apôtres.
Érudit et dialecticien
Selon les Actes des Apôtres, Étienne accomplit des « prodiges et des signes remarquables parmi le peuple » (Actes, 6, 8). Érudit, il vient facilement à bout d’un débat qui se tient à la synagogue des Affranchis, lieu de culte des descendants de juifs emmenés en esclavage par Pompée puis libérés[3].
Devant le Sanhédrin, on confronte alors Étienne à de faux témoins qui l’accusent de quatre blasphèmes : contre Dieu, contre Moïse, contre la Loi et contre le Temple de Jérusalem, lieu saint. Dialecticien, Étienne se disculpe de ces accusations en résumant l’histoire d’Israël, dans laquelle il présente d’abord une triple louange du Dieu de gloire ; il loue ensuite Moïse pour sa ferveur, ses miracles et pour la qualité de son accès à Dieu, il loue triplement aussi la Loi – qui vient de Dieu, est transmise par Moïse et donne la vie, et enfin Étienne loue le Temple, commandé par Dieu et construit par Salomon. (Actes, 7, 2-50).
Lapidation de saint Étienne
Mais le discours d’Étienne, mettant en œuvre une rhétorique jusque là difficile à critiquer par le Sanhédrin, change brutalement d’orientation, dans un mouvement que les hagiographes qualifient de correction fraternelle – notion essentielle du christianisme médiéval, et s’en prend violemment à l’assemblée du Sanhédrin, reprochant à ses juges la dureté de leur cœur et la mise à mort des saints[4]. Interpellés comme des hommes au « cou raide », « incirconcis »[5] dans leur cœur et leurs oreilles, tous se jettent sur Étienne, le traînent hors les murs de Jérusalem et le lapident à mort. Saul de Tarse, plus tard converti, béatifié et couvert de gloire sous le nom de Paul, garde les vêtements des assassins et approuve ce meurtre. (Actes, 7, 54-60).
Selon Voragine, la lapidation a eu lieu « l’année de l’Ascension du Seigneur, au mois d’août suivant, au début du troisième jour ».
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4 réponses à “A la découverte des Saints Bretons. Le 26 décembre c’est la Saint Stefan (Etienne)”
et oui il n’y a pas a être surpris tout chrétien sait que nous avons SAINT ETIENNE ET SAINT SEBASTIEN COMME MARTYRS ET HELAS PLUSIEURS AUTRES C’est pourquoi il ne faut pas les oublier meme dans cette période ou de MONDE MALADE du poids des mots et du choc des photos
AMITIES
C’est une vraie stratégie : 2 pour cent de la population fréquentent les églises.
VOUS ÊTES DES CHEFS !
LE BON DOCTEUR.
Le petit jaune a hélas raison…Mais à qui la faute? A ceux qui construisirent un édifice sur des menteries qui ont tenu la route tant que la torture et le bûcher réglaient les problèmes! A XIXe on voit fleurir les Missions et comme une vieille voiture à bout de souffle qui finit par caler et rouiller…Ite missa est!
Nous avions en notre beau pays aujourd’hui méconnaissable des barons du Pont qui firent la Croisade des Stéphan, Steven en un temps où hormis les notables la langue usuelle était le breton!