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Dans son ouvrage Race Differences in Ethnocentrism, Edward Dutton explore une thématique brûlante et souvent controversée : pourquoi les différents groupes ethniques et races varient-ils dans leur degré d’ethnocentrisme ? Ce concept, défini par William Sumner comme « la vision où son propre groupe est au centre de tout », est analysé sous toutes ses facettes par l’auteur, qui allie perspectives historiques, sociobiologiques et contemporaines pour développer son propos.
Une définition à deux dimensions
Dutton distingue deux formes principales d’ethnocentrisme : le positif et le négatif. L’ethnocentrisme positif consiste à nourrir une fierté pour son groupe et à être prêt à faire des sacrifices pour son bien. À l’opposé, l’ethnocentrisme négatif implique un préjugé hostile envers les groupes extérieurs. L’un n’exclut pas nécessairement l’autre, bien que certains groupes ou individus puissent manifester des niveaux disproportionnés de ces deux aspects.
Pour Dutton, comprendre l’ethnocentrisme exige une approche évolutionniste. Il s’appuie sur la théorie sociobiologique, selon laquelle l’ethnocentrisme est enraciné dans des mécanismes adaptatifs. Protéger son groupe ethnique, qui agit comme une famille génétique élargie, permet de maximiser la transmission de ses propres gènes. Ainsi, les groupes plus ethnocentriques seraient avantagés dans un contexte de compétition intergroupe.
Cette perspective est illustrée par des exemples historiques. Les sociétés japonaises, fortement coopératives et unifiées, ont prospéré en dépit d’une innovation limitée, tandis que d’autres, comme les Yanomami du Venezuela, restent divisées par des conflits internes et peinent à se développer. Ces contrastes montrent que l’ethnocentrisme peut influencer directement la destinée des civilisations.
Les causes des variations raciales
L’une des questions centrales du livre est de savoir pourquoi certaines races, comme les Européens, affichent des niveaux historiquement faibles d’ethnocentrisme, alors que d’autres, comme les groupes arabes ou asiatiques, en démontrent des niveaux plus élevés. Dutton avance plusieurs facteurs explicatifs :
- Stratégies de vie et environnement instable : Dans des environnements imprévisibles, une stratégie de vie rapide favorise des comportements ethnocentriques négatifs. En revanche, les environnements stables privilégient des attitudes plus ouvertes et coopératives.
- Mariages consanguins : Dutton associe des niveaux élevés d’ethnocentrisme, tant positifs que négatifs, à des pratiques de mariages consanguins. Ces dernières renforcent les liens internes tout en augmentant l’hostilité envers les groupes extérieurs.
- Religion et culture : Les sociétés religieuses tendent à valoriser l’ethnocentrisme positif, en encadrant des comportements collectifs favorisant la survie du groupe.
Une perspective inquiétante sur l’Europe
Dutton attribue le déclin de l’ethnocentrisme en Occident à plusieurs dynamiques, notamment la montée de l’individualisme, le recul de la religion traditionnelle et une diminution de la pression de la sélection naturelle depuis la révolution industrielle. Il avance que l’accumulation de mutations génétiques et idéologiques a conduit à des attitudes moins adaptées à un contexte de compétition mondiale croissante.
Si l’ouvrage peut susciter des débats en raison de sa méthodologie et des implications de ses thèses, il offre une analyse originale et riche en données empiriques. Dutton met en lumière des dynamiques rarement discutées dans les discours publics actuels, où l’ethnocentrisme est souvent réduit à une caricature.
En conclusion, Race Differences in Ethnocentrism nous invite à réfléchir sur les fondements biologiques et culturels de notre comportement social. Loin de promouvoir une vision fataliste ou essentialiste, Edward Dutton cherche à comprendre les mécanismes complexes qui façonnent les sociétés humaines, tout en proposant une grille de lecture pertinente pour interpréter les défis contemporains de l’immigration, du multiculturalisme et de l’identité nationale.
Illustration : DR
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2 réponses à “L’ethnocentrisme et les différences raciales selon Edward Dutton”
On veut éduquer les pays comme nous avons été modelés, au lieu de laisser les gens vivre leur vie dans leur pays avec leur culture !! et quand ils nous ressemblent !on leur fait la guerre !! au lieu d’aller les comprendre chez eux et leur apporter de quoi vivre correctement là ou ils vivent en bonne relation ! ils ont autant à nous apporter cultuellement que nous! et peut être plus en sagesse ! mais non il faut toujours allez faire la guerre pour montrer nos gros bras ! » Voici UNE CITATION »
« Si on veut obtenir quelque chose que l’on n’a jamais eu,il faut tenter quelque chose que l’on n’a jamais fait. » « Il ne faut pas attendre d’être parfait pour commencer quelque chose de bien. » “Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait.” “N’aie pas peur d’avancer lentement. » Ceci est bon pour nous aussi vis à vis de nos satanistes qui dirigent le Monde ! AVANÇONS !
Merci pour vos citations gautier, je ne connaissait que l’avant dernière.