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À l’approche du grand chassé-croisé estival, le bilan sonne comme un avertissement. En 2025, 162 personnes ont perdu la vie sur le réseau autoroutier concédé, contre 129 l’année précédente, soit une hausse de 26 %. Le nombre d’accidents mortels est lui aussi passé de 114 à 144, selon l’Association des sociétés françaises d’autoroutes.
L’autoroute demeure pourtant le réseau routier le plus sûr. L’ASFA le présente comme cinq fois plus sûr que l’ensemble du réseau national, lorsque les accidents sont rapportés au trafic. Mais ce constat ne saurait masquer la « dégradation préoccupante » enregistrée après une année 2024 marquée par une baisse particulièrement importante de la mortalité.
Ce rebond s’inscrit dans un contexte national également dégradé. En 2025, 3 515 personnes sont mortes sur les routes de France métropolitaine et d’outre-mer, soit 2,4 % de plus qu’en 2024. Les progrès techniques ne suffisent donc pas à faire reculer mécaniquement la mortalité routière.
Alcool, vitesse et inattention au premier plan
Sur les autoroutes concédées, l’alcool, les stupéfiants ou les médicaments sont impliqués dans 23 % des accidents mortels. Parmi les conducteurs alcoolisés concernés, près de sept sur dix présentaient une alcoolémie d’au moins 1,2 gramme par litre de sang, soit plus du double de la limite générale autorisée.
La vitesse excessive intervient dans 19 % des accidents mortels. Parmi les conducteurs responsables de ces accidents, 57 % ont moins de 35 ans.
L’inattention progresse également : elle est impliquée dans 17 % des accidents mortels, contre 14 % en 2024. L’ASFA évoque notamment l’utilisation du smartphone, du GPS, d’une tablette ou d’autres équipements embarqués. La fatigue et la somnolence reculent légèrement, mais restent présentes dans 16 % des accidents mortels, dont plus d’un tiers surviennent entre 3 heures et 8 heures.
Ni les glissières, ni les radars, ni les systèmes électroniques ne peuvent neutraliser les conséquences de l’alcool, de la vitesse ou de quelques secondes passées à regarder un écran.
Des agents toujours trop exposés
Les personnels intervenant sur le réseau sont eux aussi directement exposés aux conséquences de l’inattention et des manœuvres dangereuses. En 2025, 143 accidents ont impliqué des agents des sociétés d’autoroutes, des dépanneurs ou des membres des forces de l’ordre, soit près de trois chaque semaine. Treize personnes ont été blessées, dont cinq agents à pied directement percutés.
Deux agents des routes nationales ont également été tués : un agent de la DiRIF, percuté par un poids lourd sur la RN1104 le 14 mai, et un agent de la DIR Nord-Ouest, fauché le 24 juin alors qu’il sécurisait un véhicule en panne sur la RN154.
À l’approche d’un véhicule immobilisé signalé, le corridor de sécurité impose de ralentir et de changer de voie si cela peut être fait sans danger. À défaut, il faut s’en éloigner le plus possible en restant dans sa voie. Le non-respect de cette obligation est puni d’une amende forfaitaire de 135 euros.
Une part importante de la mortalité routière demeure liée à des comportements individuels. Sur la route, la liberté de circuler ne peut être séparée du devoir élémentaire de ne pas mettre la vie des autres en danger.
Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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Une réponse à “Autoroutes concédées : 162 morts en 2025, une hausse de 26 %”
La vitesse n’est souvent qu’une conséquence de la consommation de produits illicites. Le taux de décès sur autoroute en France , donc là où on roule le plus vite est faible mais reste supérieur aux autoroutes Allemandes sur les tronçons de réseaux sans limite de vitesse. Allez comprendre…