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Le marché automobile français confirme ses fragilités. Selon le dernier baromètre publié par AutoScout24, le mois de mars 2026 affiche une situation contrastée : légère hausse de l’occasion, rebond du neuf, mais un premier trimestre globalement orienté à la baisse .
Une hausse en trompe-l’œil de l’occasion
Avec 480 781 immatriculations en mars, le marché de l’occasion enregistre une progression de +1,8%. Mais ce chiffre masque une réalité moins favorable : à nombre de jours ouvrés équivalent, la tendance est en recul (-2,9%).
Sur l’ensemble du premier trimestre 2026, le constat est sans appel : le marché de l’occasion recule de -2,7%. Et si l’on compare avec la période d’avant Covid, la chute atteint encore près de -6,5%.
Le neuf rebondit… sans effacer le retard
Du côté du marché du neuf, mars marque un rebond notable (+12,9%). Mais là encore, la perspective reste plus sombre : le niveau reste inférieur de plus de 23% à celui de 2019.
Sur le trimestre, le neuf recule lui aussi (-2,1%), preuve que le secteur automobile dans son ensemble peine à retrouver son niveau d’avant crise.
Les Français gardent leurs voitures… ou achètent plus vieux
L’un des enseignements majeurs concerne l’âge des véhicules. Les ventes de voitures très anciennes (plus de 16 ans) progressent fortement (+11,9%), signe d’un arbitrage économique de plus en plus marqué.
À l’inverse, les véhicules récents (2 à 5 ans) reculent nettement (-6,9%), pénalisés par des prix jugés trop élevés et un manque d’offre .
Un basculement qui traduit une réalité simple : face à la pression sur le pouvoir d’achat, les automobilistes se tournent vers des modèles plus accessibles, quitte à rouler plus longtemps avec des véhicules anciens.
Électrification en hausse, mais encore marginale
Le rapport met également en évidence la progression des motorisations électrifiées. Les ventes de véhicules électriques et hybrides d’occasion progressent fortement (+25,2%), avec un record de 20 140 véhicules électriques vendus en mars.
Mais cette dynamique reste relative : ces motorisations ne représentent encore que 18,2% du marché. Le diesel (41,9%) et l’essence (37,7%) dominent toujours largement, malgré leur recul .
Des prix en baisse… mais toujours élevés
Autre signal : le prix moyen d’un véhicule d’occasion s’établit à 30 511 euros, en baisse de 5% sur un an. Une correction bienvenue, mais qui ne suffit pas à effacer la hausse massive enregistrée depuis 2019 (+33,4%).
Autrement dit, même si les prix reculent légèrement, ils restent à des niveaux élevés pour de nombreux ménages.
Au final, le tableau reste celui d’un marché sous contrainte. Entre baisse du pouvoir d’achat, mutation des motorisations et incertitudes économiques, le secteur automobile continue d’avancer à vue.
Le succès des véhicules anciens, la prudence des acheteurs et les difficultés persistantes du neuf illustrent une tendance de fond : l’automobile reste indispensable pour beaucoup de Français, mais devient de plus en plus difficile à renouveler.
Photo d’illustration : DR
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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3 réponses à “Marché automobile : l’occasion progresse à peine, les Français se tournent vers les vieux modèles”
Il n’y a pas qu’un problème de prix. Les nouveaux véhicules ne sont pas fiables. Beaucoup de choses sont cachées aux acheteurs : usure des pneus sur les voitures électriques, batteries changées au moindre choc, batteries fort chères pour les redémarrages automatiques, difficulté à utiliser l’électronique et son manque de fiabilité, moteurs 3 cylindres, peu d’attrait pour toutes ces nouveautés gadget… Il y a beaucoup de rappels pour des sujets que l’on n’aurait pas imaginés. Les vieilles voitures suffisent ; elles sont mieux entretenues ; les utilisateurs les connaissent. Il y a là une part de sagesse.
Pour les reste, qu’en sera-t-il de l’usure des routes quand le poids des véhicules double ? Un camion de 42 tonnes en pèsera-t-il 60 ou 80 ?
Nous sommes les derniers en Europe au niveau pouvoir d’achat et l’Etat croit encore au tout électrique pour des autos à des prix épouvantables….on regarde la PROVINCE comme des beaufs roulant au diesel quand les bobos parisiens partent en vacances en Tesla ou vont chercher le pain à vélo. Dis moi combien tu gagnes et je te dirai avec quoi tu roules…..Dans les grandes villes, enlevez les voitures en Location longue durée et il n’y aurait plus d’embouteillages !
Ig a raison. J’ai une vielle diesel 11 ans, 350 000 km. J’envisageais de la changer mais avec tous les gadgets qui ne m’apportent rien et l’ADblue et le réservoir plud petit j’ai abandonné. Je garderai ma voiture encore longtemps peut-être jusqu’à un million de km. Tant pis pour eux, qu’ils fassent des voitures qui nous conviennent.