Automobile. Marché de l’occasion : recul apparent en mai, mais une demande qui résiste

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Le marché français du véhicule d’occasion a enregistré un recul de 4,0 % en mai 2026, avec 412 247 immatriculations, selon le baromètre mensuel publié par AutoScout24, plateforme d’annonces automobiles. Mais ce chiffre est trompeur : mai 2026 comptait deux jours ouvrés de moins que mai 2025. À nombre de jours comparable, le marché progresse en réalité de 7,3 %, signe que la demande reste bien présente.

Sur les cinq premiers mois de l’année, le bilan demeure négatif (-4,7 % par rapport à 2025, pour 2 182 683 immatriculations). Et la comparaison avec la période d’avant-Covid reste sévère : le mois de mai accuse un retrait de 15,4 % par rapport à 2019, et le cumul depuis janvier de 10,3 %.

Le marché du véhicule neuf, lui, semble amorcer un redressement, avec une hausse de 3,7 % en mai (128 484 immatriculations), même s’il reste très en deçà de son niveau de 2019 (-33,8 %). Le rapport entre occasion et neuf s’établit à 3,21.

Des ménages prudents qui se reportent sur les voitures les plus âgées

Le fait marquant du mois illustre la prudence budgétaire des acheteurs : le segment des véhicules de plus de 16 ans est le seul à progresser, avec une hausse de 7,8 % en volume. Ces voitures âgées représentent désormais près de 30 % du marché, contre 26 % un an plus tôt. À l’inverse, les véhicules très récents (un an et moins) reculent de 10,8 % en volume, et le segment des 6 à 10 ans chute de 8,9 %.

Cette bascule vers les modèles les plus anciens va de pair avec une baisse des prix. Le prix moyen des annonces sur le site d’AutoScout24 s’établit à 30 137 euros, en repli de 5,6 % sur un an — son niveau le plus bas depuis avril 2023. Pour le directeur général d’AutoScout24 France, Vincent Hancart, cette évolution traduit des arbitrages de ménages à la recherche de solutions de mobilité plus abordables. Il note également que les marques premium allemandes reculent davantage que le marché, tandis que des marques plus accessibles comme Dacia résistent mieux.

Le bond des marques chinoises et de l’électrique

Deux dynamiques se détachent nettement dans les chiffres d’AutoScout24. D’abord, la percée des constructeurs chinois, dont les volumes bondissent de 117,6 % sur un an, accompagnée d’une progression de 126,7 % de leur part de marché. Ensuite, la montée de l’électrique : les véhicules 100 % électriques progressent de 120,1 % en volume, pour 23 022 unités, et près d’un véhicule d’occasion sur cinq vendu serait désormais électrifié.

Ces évolutions restent toutefois à relativiser : essence et diesel demeurent très largement majoritaires, cumulant 93 % du marché, même si l’essence perd 2,3 % de part de marché et le diesel 10,4 %. Les fortes progressions affichées par l’électrique et les marques chinoises s’expliquent en partie par un effet de base — ces segments partent de volumes encore faibles, ce qui amplifie mécaniquement les pourcentages de hausse.

Une photographie commerciale, à lire comme telle

Au total, le baromètre dresse le portrait d’un marché sous contrainte : une demande qui ne faiblit pas, mais qui se reporte sur les véhicules les plus âgés et les moins chers, dans un contexte de pouvoir d’achat tendu. Reste que ces données émanent d’AutoScout24, acteur commercial du secteur, et que les prix cités sont ceux des annonces de sa propre plateforme, et non une moyenne du marché national. Les chiffres d’immatriculations s’appuient quant à eux sur les données NGC Data arrêtées au 31 mai 2026.

Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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Une réponse à “Automobile. Marché de l’occasion : recul apparent en mai, mais une demande qui résiste”

  1. Carton Rouge dit :

    Le marché d’occasion, c’est pour les moins riches….les autres prennent des SUV énormes, autos de luxe en LLD sur 3 ans et Tesla électriques en location. Plus de la moitié des véhicules qui circulent ne sont pas payés et appartiennent aux agences de location longue durée ( LLD ) De plus, les marques chinoises commencent à envahir nos rues…une sorte d’immigration automobile !!

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