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La ville des Sables-d’Olonne a engagé des travaux pour installer une mini-station de dessalement d’eau de mer destinée à certains usages municipaux. Selon les informations publiées par Ouest-France le 22 avril dernier, l’équipement doit entrer en service dès l’été et produire jusqu’à 40 000 litres d’eau douce par jour. Cette eau ne sera pas potable, mais elle alimentera le nettoyage des voiries, l’arrosage des espaces verts, le rinçage des bateaux de la future base de mer ainsi que le nettoyage de la piscine du remblai.
Le principe affiché par la collectivité est simple : réserver autant que possible l’eau potable aux usages qui relèvent réellement de la consommation humaine. En Vendée, les restrictions sur l’eau surviennent quasiment un été sur deux, sous l’effet combiné du réchauffement climatique et de l’afflux touristique. Dans ce contexte, la ville cherche à créer une ressource alternative pour des besoins techniques qui pèsent eux aussi sur les réseaux.
Le système appuyé sur une installation déjà existante
Le projet ne part pas de zéro. Il repose sur des drains installés sous la plage depuis plus de vingt ans, qui captent et filtrent naturellement l’eau de mer. Cette eau est déjà stockée depuis deux ans pour alimenter le réseau de thalassothermie local. Comme nous le rappelions en 2025, ce dispositif, appuyé sur le système Écoplage, devait permettre à terme de chauffer 17 bâtiments du centre-ville à partir de 2026.
La nouveauté tient donc au dessalement proprement dit. L’eau de mer sera traitée par osmose inversée : envoyée sous pression à travers une membrane, elle sera débarrassée de 95 % de son sel. L’eau obtenue, non potable mais utilisable pour les services municipaux, sera ensuite stockée dans deux cuves enterrées de 20 m³ à proximité de la piscine du remblai.
Un projet ciblé, avec déjà la question de son extension
Le coût annoncé de cette mini-station est de 220 000 euros, intégrés dans le financement du réseau de thalassothermie, évalué à 8,4 millions d’euros. Le dispositif fonctionnera à l’électricité et intégrera un mécanisme de récupération d’énergie à partir de la pression de la saumure rejetée. La collectivité assure par ailleurs que l’impact environnemental local resterait limité, l’augmentation de la salinité étant estimée à + 0,6 %, contre des variations naturelles pouvant atteindre 1 à 2 %.
Selon les estimations avancées, 10 à 12 m³ par jour seront nécessaires pour la base de mer et la piscine, et 20 m³ pour les camions municipaux chargés du nettoyage des rues et de l’arrosage. Le système ne tournera pas en continu, mais principalement en période estivale. Si l’essai est concluant, une extension vers le port Olona ou la criée pourrait ensuite être envisagée, au prix d’investissements plus lourds.
Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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2 réponses à “Aux Sables-d’Olonne, l’eau de mer dessalée pour arroser et nettoyer la ville”
Bravo les vendéens !
Le sel est rejeté s’accumule dans les fonds, causant une salinisation accrue des eaux et des écosystèmes marins et une disparition de l’oxygène dissous qui rendent la vie difficile, sinon impossible, à leur flore et à leur faune