Avec le retour des fortes chaleurs en France, et des températures pouvant avoisiner 35 °C dans certaines villes en ce week-end de Pentecôte, les consignes habituelles reviennent : se protéger du soleil, éviter les sorties aux heures les plus chaudes et s’hydrater régulièrement. Mais un risque demeure moins connu du grand public : l’hyponatrémie, un trouble lié non pas au manque d’eau, mais parfois à une consommation excessive de liquides.
L’hyponatrémie correspond à une baisse anormale de la concentration de sodium dans le sang. Selon le ministère de la Santé, elle peut être la conséquence d’un apport excessif d’eau par rapport au sel, ou d’une perte trop importante de sel par rapport à l’élimination d’eau. En clair, boire beaucoup sans maintenir un apport suffisant en sodium peut dérégler l’équilibre de l’organisme. Dans les cas les plus graves, ce trouble peut nécessiter une prise en charge médicale urgente.
Danger surtout pour les personnes fragiles
Le cerveau est particulièrement sensible aux variations du taux de sodium. Lorsque le sang est trop dilué, les cellules peuvent se gorger d’eau, avec des conséquences neurologiques parfois sérieuses. Les premiers symptômes peuvent être des nausées, des vomissements, une grande fatigue, des maux de tête, une confusion ou des œdèmes. Dans les formes sévères, l’hyponatrémie peut entraîner des convulsions, un coma, voire la mort.
Les personnes âgées sont parmi les plus exposées. Avec l’âge, la transpiration peut être altérée, ce qui rend l’élimination d’un excès d’eau plus difficile. Les patients atteints de maladies chroniques (insuffisance rénale ou cardiaque, diabète, cancer, dénutrition) sont également plus vulnérables, de même que ceux prenant certains traitements, notamment pour l’hypertension ou des problèmes cardiaques et rénaux.
Boire, mais avec bon sens
Le message sanitaire doit donc être compris avec précision. Il ne s’agit évidemment pas de négliger l’hydratation en période de chaleur, mais d’éviter les excès : avaler de grandes quantités d’eau en pensant se protéger mécaniquement peut devenir dangereux, surtout chez les personnes fragiles. Le ministère recommande notamment d’accompagner les boissons d’une alimentation suffisante et variée, afin de maintenir un apport en sel adapté.
Pour les personnes à risque, il est conseillé de ne pas dépasser environ 1,5 litre d’eau par jour en plus des aliments déjà riches en eau, sauf avis médical contraire. Pour le reste de la population, la prudence consiste à boire régulièrement, sans excès brutal, à écouter la sensation de soif et à éviter les sorties aux heures les plus chaudes. La chaleur exige de la vigilance ; elle exige aussi du bon sens.
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3 réponses à “Fortes chaleurs : trop boire d’eau peut aussi devenir dangereux”
Perso je pense que l’on devrait, urgemment, apprendre au stupide populo l’art et la manière de faire pipi !
Cette mode de supprimer le sel à cause de l hypertension devient dangereuse surtout si on prend des hypotenseurs comme 80 % de la population de plus de 60 ans.
Si on met un tout petit peu de Ricard dans l’eau, ça aide ou pas ? 😁