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À chaque épisode de fortes chaleurs, le phénomène refait surface dans plusieurs villes françaises. Des bouches à incendie sont ouvertes illégalement afin de créer des geysers d’eau où des groupes de jeunes viennent se rafraîchir. Baptisée « street-pooling », cette pratique est pourtant loin d’être anodine. Au-delà des risques pour la sécurité, elle entraîne un gaspillage considérable d’eau potable et peut perturber les interventions des secours.
Selon les informations relayées ces derniers jours, 17 bouches à incendie ont été ouvertes dans la petite couronne parisienne. Le phénomène a également été signalé dans l’Oise, en Seine-Saint-Denis, dans l’Essonne ou encore dans le Maine-et-Loire.
Les autorités rappellent que l’ouverture illégale d’un point d’eau incendie est passible de cinq ans d’emprisonnement et de lourdes amendes. La Police nationale souligne que cette pratique peut compromettre l’action des pompiers en cas de sinistre et mettre directement en danger ses auteurs.
Des risques bien réels pour les habitants
Les spécialistes du secteur de l’eau alertent sur les conséquences parfois méconnues de ces ouvertures sauvages.
Selon Jean-Pierre Hangouet, de la Fédération professionnelle des entreprises de l’eau (FP2E) cité par Le Parisien, ces actes peuvent provoquer des phénomènes de « coup de bélier » susceptibles d’endommager les canalisations. Ils entraînent également une baisse de pression pouvant affecter l’alimentation en eau des habitants.
Les volumes concernés sont considérables. Le Service départemental d’incendie et de secours de Seine-et-Marne rappelait récemment qu’ouvrir un poteau incendie pendant une heure peut entraîner le déversement de 30 000 à 60 000 litres d’eau dans la rue.
Les risques humains ne sont pas négligeables non plus. Les jets d’eau sous forte pression peuvent projeter des personnes sur plusieurs mètres. En 2019, un enfant de six ans avait été grièvement blessé à Saint-Denis après avoir été emporté par un geyser. Les autorités évoquent également des risques d’électrocution lorsque les projections atteignent des installations électriques.
Une pratique parfois associée à des violences urbaines
Dans certains cas, le street-pooling déborde largement le simple cadre du rafraîchissement estival. À Cholet, dans le quartier Jean-Monnet, l’ouverture répétée d’une bouche à incendie s’est terminée par une nuit de violences urbaines. Les pompiers et les forces de l’ordre ont dû intervenir à plusieurs reprises. Des policiers ont été caillassés, des CRS ont été appelés en renfort depuis Nantes et plusieurs véhicules ont été incendiés.
Cette pratique pose également la question du gaspillage de la ressource en eau. Alors que les débats autour de la gestion de l’eau mobilisent régulièrement associations, militants écologistes et responsables politiques, le street-pooling suscite relativement peu de réactions de la part des organisations écologistes nationales.
Pendant ce temps, les collectivités doivent gérer les conséquences de ces ouvertures sauvages, entre dégradations du réseau, interventions de sécurité et perturbations de l’approvisionnement en eau de certains habitants.
Crédit photo : capture YouTube (photo d’illustration)
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4 réponses à “Street-pooling : des milliers de litres d’eau gaspillés, le silence des écologistes interroge”
« Passible de 5 ans de prison et de lourdes amandes » donnez moi un seul nom de personne ayant fait 1 jour de prison ou payé même 1 euro suite à ces actes de street- pooling….La FRANCE est devenue » l’open bar » de toutes les violences de rue dans la plus totale impunité ! Vous risquez plus pour un stationnement mal réglé que pour des voitures incendiées, vitrines brisées, pillage etc..
Surtout pas de vagues , les racailles sont les potes des écolos , meme famille de dégénerés !!
Que voulez-vous cette république en est au stade es soins palliatifs…
amendes