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Un établissement industriel breton sur deux engage des dépenses pour réduire son impact environnemental. C’est le principal enseignement de la dernière note de l’INSEE Bretagne, publiée le 11 juin 2026, qui porte sur les dépenses antipollution des établissements industriels de la région en 2023.
124 millions d’euros, dont 90 % en investissements
En 2023, 55 % des établissements industriels bretons d’au moins 20 salariés ont consacré des ressources à la limitation de leur impact environnemental. Ce taux, similaire à la moyenne nationale, place la Bretagne au sixième rang des régions françaises.
Le montant total s’élève à 124 millions d’euros, dont 111 millions en investissements — achats de machines de production moins polluantes, modernisation d’équipements — et 13 millions en études. La part des investissements dans le total, 90 %, est particulièrement élevée et traduit une démarche de transformation des outils industriels plutôt que de simple mise en conformité administrative.
Les grandes entreprises davantage engagées
L’engagement environnemental croît nettement avec la taille des établissements. La quasi-totalité des sites industriels bretons comptant 500 salariés ou plus — 93 % — réalise des dépenses antipollution. Ce taux tombe à moins de la moitié pour les établissements de 20 à 49 salariés, soit 43 %. Un écart qui s’explique en partie par les capacités financières différentes selon la taille, mais aussi par des obligations réglementaires plus contraignantes pour les grands sites.
L’agroalimentaire, moteur de la dépense environnementale bretonne
Sans surprise compte tenu du tissu économique régional, l’industrie agroalimentaire représente à elle seule près de la moitié des dépenses antipollution bretonnes, soit 61 millions d’euros sur 124. Le secteur de l’énergie et de l’industrie extractive arrive en deuxième position avec 24 millions d’euros, et se distingue par un taux d’engagement particulièrement élevé : près de neuf établissements sur dix dans ce secteur réalisent des dépenses pour l’environnement.
L’eau, priorité bretonne par excellence
La répartition des dépenses par domaine révèle une spécificité régionale marquée. Alors que la France consacre 45 % de ses dépenses antipollution industrielles au secteur de l’énergie, la Bretagne n’y affecte que 35 %, en raison d’une part plus faible des investissements dans les énergies renouvelables. En revanche, le domaine de l’eau représente 29 % des dépenses antipollution bretonnes — une proportion près de deux fois supérieure à la moyenne nationale. Une priorité cohérente avec les enjeux de qualité des eaux bretonnes, longtemps sous pression du fait des activités agricoles et agroalimentaires intensives.
Les sols absorbent 12 % des dépenses, l’air 10 %, et 14 % relèvent d’autres domaines.
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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