Encore un mythe du wokisme triomphant de la fin des années 2010 qui s’effondre : la fameuse « brigade LGBT » intégrée au sein des forces kurdes des YPG sur le front du Rojava syrien n’était qu’une escroquerie, un « fake », créé de toute pièce par un personnage trouble.
Pourtant, à l’époque, vers 2017, les réseaux sociaux avaient été inondés par les photos et publications guerrières du groupe : le Queer Insurrection and Liberation Army, présentée alors comme une sous-brigade de l’International Revolutionary People’s Guerilla Forces (IRPGF), lui-même composante de l’International Freedom Battalion qui venait en aide aux Kurdes des YPG alors engagés dans la guerre civile syrienne.
Des combattants sincères mais pas que…
Les Kurdes ayant eu à souffrir autant du régime de Bachar Al-Assad et de son père que des islamistes affiliés ou non à Daesh ou à Al-Qaeda sans oublier les innombrables proxis de la Turquie néo-otomane d’Erdogan, avaient essayé de jouer leur carte et de se tailler une petite république « communaliste » dans les territoires qu’ils contrôlaient aux environs de la frontière turque. Séduits par une vision marxiste ou « post-marxiste » (communaliste), de nombreux gauchistes européens, turcs ou occidentaux avaient rejoint la guérilla. Quelques séparatistes basques, galiciens ou bretons avaient même été signalés sur les théâtres d’opération dont le célèbre Kendal Breizh (Olivier Le Clainche) qui mourra pour ses idées à Afrin sous les bombardements turcs. D’autres nationalistes bretons se sont également engagés auprès des Kurdes avec des fortunes diverses, certains n’ayant pas dépassé le stade de l’entraînement et de la sélection opérée par les YPG.
Mais revenons à nos homosexuels : au cours des années 2017-2018, des photos de ce type apparaissent sur les réseaux sociaux :
Aussitôt, le petit monde des « queers », LGBT et autres transgenres s’enflamment : loin des essayages de robe, des poses suggestives devant le miroir et des histoires de toilettes non-genrées, des homosexuels occidentaux découvrent des congénères qui s’engagent effectivement les armes à la main contre les « fascistes » dans la guerre syrienne ! Dans les faits, ces « combattant-e-s » s’engagent surtout contre des islamistes, mais ça les gauchistes accros autant aux réseaux sociaux qu’aux « luttes intersectionnelles » ont du mal à le comprendre.
Des déclarations guerrières suivent ces photos :
Les fins connaisseurs des Kurdes et de la situation syrienne ont, cependant, beaucoup de mal à croire à la fable d’une « queer brigade » luttant aux côtés des YPG. Les Kurdes sont réputés d’extrême-gauche mais d’une extrême-gauche à l’ancienne, ouvriériste, ruraliste et un brin stalinienne ou mao, peu perméable aux froufroutantes questions LGBT.
Un mythomane vaguement homo
Mais il apparaît clairement aujourd’hui que toute cette histoire d’invraisemblable « Armée Queer » engagée dans le chaudron syrien n’a été que le fruit de l’imagination d’un gauchiste américain par trop mythomane : Christopher J. Helali.
Se présentant tour à tour comme « officier de l’armée américaine« , « marxiste », « grec orthodoxe », « bouddiste », « homosexuel« , « hétérosexuel », « Iranien » ou tout cela à la fois, Helali est avant tout suspecté d’être un escroc parti avec la caisse du syndicat anarcho-révolutionnaire américain, le IWW (Industrial Workers of the World) dont le but ultime est ‘l’abolition du salariat ».
L’IWW a détaillé dans un communiqué l’ampleur des escroqueries d’Helali perpétrées aux dépends de la section de Boston du syndicat. Le camarade Helali ayant bien pris soin, au préalable, de se faire élire « secrétaire-trésorier » de la succursale.
Pour se défendre, Christopher Hellali a argué alors auprès de ses camarades qu’il avait donné l’argent aux YPG alors en vogue dans les milieux gauchistes.
On notera avec amusement que la mode des YPG et de sa lutte contre les « islamo-fascistes » est passé de mode chez les gauchistes occidentaux, la nouvelle tendance étant, cette fois, d’aider les mêmes « islamo-gauchistes » à Gaza ou au Liban.
Parti au « Rojava » pour se faire oublier de ses camarades américains, Helali y fonde la fameuse Queer Insurrection and Liberation Army. Il se présente alors comme « le pédé qui combat l’islamisme/fascisme » et apparaît ainsi dans toute la presse mondiale
Pourtant, jusqu’alors, Christopher Helali n’était pas spécialement connu comme un homosexuel mais plutôt comme un « homme déconstruit à tendance queer » selon la vulgate wokiste. En gros, pour des raisons idéologiques, il voudrait bien « en être », mais il n’y arrive point.
Malheureusement, les relations entre les rudes peshmergas kurdes et les internationalistes gauchistes vont rapidement se dégrader et moins d’un mois après son lancement médiatique, les forces kurdes annoncent que personne ne sait trop à quels combats éventuels a pu participer la fameuse « Queer liberation army » à Raqqa, alors même qu’elle inonde la toile de photos martiales dans les ruines de la ville. Mieux encore, les Kurdes annoncent que les gauchistes de l’International Revolutionary People’s Guerilla Forces (IRPGF) ont été retirés du front de Raqqa, annonce agrémentée d’une suite qui en dit long : « nous espérons qu’ils vont également quitter le Rojava. Nous avons besoin de moins de propagande stérile et de plus de réel engagement ».
Combattants d’Instagram
En effet, au front, les gauchistes occidentaux apparaissent comme ingérables et beaucoup passent plus de temps à se prendre en photo à leur avantage dans les ruines pour alimenter leur compte Instagram plutôt que d’aller à la riflette pour de vrai.
Certains de ces individus auront été de véritables combattants comme Kendal Breizh dont le courage aura viré à l’inconscience, alors qu’une grande partie sera totalement inopérante et même dangereuse pour la sécurité des peshmergas kurdes. Et pourtant, une première sélection effectuée par ces dernier avait permis d’écarter les plus problématiques ou les moins aptes au combat !
Christopher Helali, fan de Vladimir et des Mollahs
Mais revenons à la fameuse « brigade queer » et sa vraie-fausse drag queen en chef : Christopher Helali. Celui-ci a quitté définitivement le Rojava en septembre 2017, apparemment moins d’un an après le début d’un engagement de quatre ans. Pendant cette période, Helali envoie une autre lettre à l’IWW, prétendant vivre « sous surveillance » en Grèce. En vérité, Helali vivait déjà aux USA, dans le tranquille Vermont, et donnait des conférences à l’université.
Après de multiples péripéties avec, notamment, les anarchistes grecs qu’il aurait là aussi escroqué, Christopher Helali se retrouve un temps consultant pour « l’Asie, le Moyen-Orient et l’Amérique latine », rien que ça, dans une société américaine avec un CV long comme le bras. En 2024, il se fait même élire huissier de justice (aux USA, ils sont élus) dans le Vermont, au nom du Parti Communiste Américain (ACP) !
Aujourd’hui, il serait toujours membre de l’ACP, vivrait à Moscou où il soutient activement l’Iran et Cuba contre Donald Trump,
sans oublier les groupes islamistes palestiniens et la Russie de Poutine dont il est un ardent propagandiste. Dans un tweet récent, il s’affiche même aux côtés de la porte-parole du ministère des affaires étrangères russes, Maria Zakharova :
Le « pédé qui combat les islamistes » au Rojava a bien progressé depuis Raqqa !
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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Une réponse à “La « Brigade LGBT » des YPG lors de la guerre entre Kurdes et Islamistes était une escroquerie”
Quel intérêt ?