Les guerres illégales de l’OTAN, La marine de la Révolution, Marathon -490, Histoire de la Police, Nous ne sommes pas des chiffres : voici la sélection littéraire hebdo.
Les guerres illégales de l’OTAN
Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale et la fondation de l’Organisation des Nations Unies, prévaut l’interdiction de faire la guerre. Seules 2 exceptions permettent le recours à la force armée. D’une part subsiste le droit à l’autodéfense, et d’autre part l’action guerrière contre un pays est autorisée en cas de mandat préalable et explicite du Conseil de Sécurité de l’ONU. Hormis ces deux cas précis, la guerre est, depuis plus de 70 ans, proscrite par le droit international.
Cependant la réalité est toute autre. De nombreuses guerres dévastent le globe, et la fin des conflits militaires n’est pas en vue. Durant ces 7 dernières décennies, certains pays membres de l’OTAN ont trop souvent mené des guerres illégales, ce qui demeure encore aujourd’hui lourd de préjudices pour les populations des pays visés… mais sans conséquences pour les responsables.
Ce livre décrit, à travers l’exemple de 13 pays, comment des guerres illégales furent menées dans le passé (Iran, Guatemala, Égypte, Cuba, Vietnam, Nicaragua, Serbie), et le sont encore dans le présent (Afghanistan, Irak, Libye, Ukraine, Yémen et Syrie). Il montre comment les fondements de l’organisation pacifique qu’est l’ONU, et en particulier l’interdiction de faire la guerre, furent clairement sapés. Une terrifiante description d’une angoissante actualité, un plaidoyer pour la paix, un réquisitoire contre l’OTAN…
Parue en octobre 2016, l’édition originale de ce livre a été très bien accueillie dans les pays de langue allemande (notamment en Suisse, le pays de l’auteur, bien sûr mais également en Allemagne et en Autriche). Dans sa langue originale, l’ouvrage en est déjà à sa 7e édition, et totalise plus de 50000 exemplaires vendus…
Historien et irénologue, Daniele GANSER est un spécialiste de l’Histoire contemporaine depuis 1945 et un expert en politique internationale. Ses principaux axes d’étude sont la recherche pour l’énergie et la géostratégie, les mises en œuvre de guerres secrètes, les conflits pour les ressources et la politique économique. Il est le fondateur et le directeur du SIPER (Swiss Institute for Peace and Energie Research) à Bâle (www.siper.ch). Son précédent ouvrage en français est Les Armées secrètes de l’OTAN. Père de deux enfants, le professeur Ganser vit avec sa famille dans les environs de Bâle (en Suisse).
A commander aux éditions Demi Lune
La marine de la Révolution
La période de Révolution est perçue comme un temps de désastres pour la marine française : instrument technique, elle aurait été incompatible avec des principes révolutionnaires niveleurs. Et pourtant, Olivier Aranda démontre dans ce livre novateur que la République a expérimenté différentes stratégies navales au gré du contexte militaire, témoignant d’un intérêt certain pour la sphère maritime. Dans le cadre d’un rapport de force défavorable face à la puissance anglaise et dans un contexte de guerre civile, la République cherche d’abord la bataille décisive, qu’elle entend remporter à l’aide d’armes nouvelles. Confrontée à l’échec de cette première approche, elle prend le parti d’une stratégie indirecte de harcèlement naval, qui inscrit la marine de la Révolution dans un contexte plus global et notamment colonial. Le succès est finalement au rendez-vous, en dépit des revers maritimes comme Aboukir, puisqu’à la paix d’Amiens la France émerge victorieuse de la guerre. Si ce sont avant tout les victoires terrestres qui construisent ce succès, la stratégie indirecte de la marine permet aussi de susciter un vif désir de paix au sein de la nation britannique, dont le commerce et les côtes sont harcelées par la marine française. Acteur trop souvent ignoré, la Marine de la Révolution trouve enfin ici, à travers une réflexion d’une grande nouveauté portée par un récit enlevé, la place qui lui revient dans l’histoire maritime de la France.
A commander chez Passés Composés

Marathon -490
Et si la plus célèbre bataille de l’Antiquité ne ressemblait pas à ce qu’on nous en a dit ? Depuis vingt-cinq siècles, Marathon est célébrée comme l’instant fondateur où une poignée de citoyens libres a brisé l’élan d’un empire invincible. Une victoire éclatante, presque miraculeuse, qui s’est aussi transformée en symbole : le courage contre la tyrannie, la démocratie contre le despotisme. Mais derrière le mythe, que reste-t-il de la bataille réelle ?
Ce livre propose une enquête originale et radicale : retracer Marathon non telle que la mémoire l’a sculptée, mais telle qu’elle a eu lieu, dans l’improvisation, la peur et l’incertitude. Car ce que nous savons de Marathon repose sur un matériau piégé : de rares récits, écrits des décennies après les faits, filtrés par les besoins politiques d’Athènes, puis recyclés, magnifiés, redessinés au fil des siècles.
En s’appuyant sur les avancées récentes de l’histoire militaire, de l’archéologie, de l’analyse des textes et même de la science du terrain, l’auteur démonte ces images trop parfaites. Non, les Grecs n’étaient pas dix fois moins nombreux. Non, les Perses n’étaient ni désorganisés ni décadents. Non, la victoire ne fut ni immédiate ni inéluctable.
L’enquête se poursuit bien au-delà du champ de bataille. Car Marathon ne se limite pas à une confrontation militaire : c’est une invention politique. Les Athéniens en ont fait un moment civique. Les Romains, un précédent impérial. Les humanistes, une allégorie de la liberté. Les États modernes, un modèle commode pour raconter leur propre naissance. Au point que le mot « marathon’ lui-même a fini par perdre tout ancrage historique pour devenir un symbole de persévérance et d’endurance sportive. Et une course célèbre en l’honneur d’un messager qui n’a, probablement, jamais existé.
Ce livre ne cherche ni à démolir ni à glorifier. Il propose de voir clair, enfin. Une lecture saisissante, rigoureuse, accessible, qui invite à revisiter la plus célèbre des victoires, et à interroger ce que l’Histoire choisit de montrer… ou d’oublier.
Auteur : Eric Tréguier

Histoire de la Police
Alors que la police est une institution aussi ancienne que l’État, omniprésente dans la vie collective, son histoire est pourtant largement méconnue. Dans l’inconscient collectif, elle se résume à quelques épisodes tragiques ou controversés comme la rafle du Vel’ d’hiv’ ou la mort de Malik Oussekine. Le passé de cette administration est pourtant bien plus riche et complexe que ces quelques clichés. Du guet médiéval aux crises contemporaines (terrorisme, gilets jaunes…), en passant par Fouché, Vidocq ou les brigades du Tigre et tant d’autres épisodes méconnus, il est une miniature de l’Histoire de France dont il a accompagné le moindre soubresaut.
Auteur : Louis Chamard

Nous ne sommes pas des chiffres
Le livre-témoignage pour commémorer les 10 ans de l’association « We Are Not Numbers ».
Des récits, des chroniques et des poèmes écrits par des étudiants qui partagent leur quotidien, leurs joies comme leurs peines, pour nous aider à comprendre ce que signifie vivre à Gaza, de la prison d’avant le 7-Octobre, jusqu’à la période apocalyptique qui l’a suivi…
Ahmed ALNAOUQ a grandi à Gaza, où il a obtenu une licence de littérature anglaise à l’université Al-Azhar. Il est à l’origine de « We Are Not Numbers », dont il a été le premier chef de projet. Il a ensuite obtenu un master en journalisme international à l’Université de Leeds. Il travaille aussi pour l’Observatoire euro-méditerranéen des droits de l’homme. Ses écrits ont été publiés dans Gulf News, New Arab et d’autres sites web. Il vit actuellement à Londres.
Journaliste indépendante et militante pour la justice sociale, Pam BAILEY a vécu et travaillé dans la bande de Gaza immédiatement après l’offensive israélienne de 2008-09. Aujourd’hui consultante en communication et rédactrice pour des organisations à but non lucratif, elle a également fondé More Than Our Crimes, une initiative qui vise à offrir une seconde chance aux personnes condamnées pour crimes violents aux États-Unis. Elle est basée à Washington DC.
A commander aux éditions demi lune
Photo d’illustration : DR
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Une réponse à “Les guerres illégales de l’OTAN, La marine de la Révolution, Marathon -490, Histoire de la Police, Nous ne sommes pas des chiffres : la sélection littéraire hebdo”
Oui une Marine superbe bien entretenue à Brest et à Rochefort avec des officiers et bas officiers qui s’exerçaient ensembles gamins le long de nos côtes à louvoyer les uns filaient à l’école navale et étaient officiers dits Rouges les autres maîtres de chaloupes dits officiers bleus et ce sont ces officiers bleus qui ont sauvé leurs barcasses lors du désastre de La Houle en louvoyant le long de la côte nord du Cotentin et franchit le Raz Blanchard. Qu’a fait la République de cette marine comme avec le reste on tue! Leurs successeurs sont au pouvoir et on voit le triste résultat!