L’ONU reconnaît enfin les violences subies par les femmes en tant que mères

Publicité

C’est un document que les défenseurs de la famille attendaient de longue date. Reem Alsalem, rapporteuse spéciale des Nations unies sur les violences faites aux femmes et aux filles, a publié le premier rapport onusien entièrement consacré aux violences et aux discriminations que subissent les femmes en raison de leur rôle de mère. Présenté le 25 juin devant le Conseil des droits de l’homme des Nations unies, il constitue l’un des textes les plus notables produits ces dernières années au sein du système onusien sur les droits des femmes.

La « pénalité maternelle » enfin nommée

Le rapport part d’un constat : très souvent, les femmes subissent violences, exclusion et traitement inégal précisément parce qu’elles sont mères. Dans la vie professionnelle d’abord, où la maternité se traduit par des perspectives de promotion réduites et des salaires plus faibles — un phénomène de marginalisation économique que le document désigne sous le terme de « pénalité maternelle ». Mais aussi dans le fonctionnement des systèmes de santé, d’aide sociale et de justice.

La rapporteuse décrit une série de situations : protection insuffisante des femmes pendant la grossesse, l’accouchement et la période post-partum, cas de violences périnatales, violences économiques et psychologiques à l’encontre des mères. Une attention particulière est portée aux femmes cumulant les discriminations — mères isolées, migrantes, femmes en situation de handicap, mères adolescentes — ainsi qu’à celles qui élèvent leurs enfants dans des contextes de conflit armé, de pauvreté ou de migration forcée.

Le retour assumé des « réalités biologiques »

C’est peut-être la conclusion la plus significative du texte, et celle qui tranche avec l’air du temps. Reem Alsalem insiste sur l’importance des réalités biologiques de la maternité : la grossesse, l’accouchement et l’allaitement engendrent des besoins de santé et des besoins sociaux spécifiques, qui doivent être pris en compte dans l’élaboration des lois et des politiques publiques. Le document se montre d’ailleurs critique envers les formulations et les solutions qui font abstraction de la nature propre de l’expérience maternelle, estimant qu’elles risquent de faire passer sous silence les besoins réels des femmes et d’affaiblir les mécanismes censés les protéger.

Publicité

Autrement dit, le rapport réhabilite l’idée que la maternité repose sur des déterminants biologiques concrets — un point de vue que certaines approches contemporaines tendent à gommer au profit d’un langage jugé neutre, et que ce texte onusien vient au contraire remettre au centre.

La patte d’Ordo Iuris

Le rapport doit une partie de ses orientations aux consultations internationales menées en amont, auxquelles a notamment contribué l’Institut Ordo Iuris. Cette organisation, connue pour ses positions conservatrices en matière de famille, avait fait valoir dans sa contribution que la maternité demeure insuffisamment protégée, tant sur le plan juridique que dans les politiques publiques, et qu’une protection效 efficace des droits des femmes suppose de tenir compte du rôle particulier des mères et de l’importance sociale de la famille. Le rapport onusien reprend explicitement cette position.

« Le rapport de la rapporteuse spéciale constitue une avancée dans le débat international sur les droits des femmes », se félicite Julia Książek, du Centre de droit international d’Ordo Iuris, soulignant qu’il établit pour la première fois, de manière aussi complète, que le seul fait d’être mère peut exposer à la violence et à la discrimination. L’institut salue notamment l’accent mis sur les déterminants biologiques de la maternité et sur la nécessité de concevoir des politiques publiques répondant aux expériences réelles des femmes.

Un changement de perspective

L’enseignement de fond du rapport tient en une idée simple : la lutte contre les violences faites aux femmes ne peut se limiter à combattre leurs formes classiques. Elle doit aussi englober les discriminations qui naissent de la maternité elle-même, et renforcer la protection des femmes durant la grossesse, l’accouchement et l’éducation des enfants. Longtemps abordée sous le seul angle des droits reproductifs ou de l’égalité professionnelle, la maternité se voit ici reconnue comme une expérience appelant une protection juridique et sociale spécifique — une reconnaissance dont on peut espérer qu’elle inspirera les politiques publiques, en Bretagne comme ailleurs.

Photo d’illustration :DR

[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.

Breizh-info.com, 2026, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention obligatoire et de lien do follow vers la source d’origine.

Publicité
Cet article vous a plu, intrigué, ou révolté ?

PARTAGEZ L'ARTICLE POUR SOUTENIR BREIZH INFO

4 réponses à “L’ONU reconnaît enfin les violences subies par les femmes en tant que mères”

  1. Durandal dit :

    Bonjour,

    Comme cela, les mères vont pouvoir toujours plus confier leur sécurité à un système qui les a broyées.
    Cdt.
    M.D

  2. Rozven dit :

    Ils sont drôles (ou pas), les commentaires écrits justement par les hommes, ne trouvez-vous pas ?
    Bon, Popfrancuscu on l’a perdu, il mélange tout. Trop de chouchen dès le matin ça n’aide pas visiblement.

  3. Chris dit :

    J’attends avec impatience les réactions des masculinistes 😅

  4. Tirpitz dit :

    Le rapport de l’ONU ne concerne évidemment que le tiers-monde, mais nos bourgeoises éternelles victimes se sentent solidaires.

Publicité

LES DERNIERS ARTICLES

Culture, Culture & Patrimoine

Philippe Bouvard et les racines qui courent au loin

A La Une, Football, International, Sport

Quand l’argent fait taire les militantes : le silence gêné d’Esther González en Arabie saoudite

Santé

La glucosamine, ce complément articulaire très répandu, associée à une progression plus rapide d’Alzheimer

Culture & Patrimoine, Histoire

Qui étaient vraiment les Saxons, grands rivaux des Francs ? Un documentaire ARTE lève le voile

Culture, Culture & Patrimoine, Histoire, Politique

Quand Marion Maréchal évolue sur la « préférence régionale bretonne »

Catalan

E brezhoneg, International

« Pireneoù-ar-Reter » a chomo… « Pireneoù-ar-Reter » !

International

Immigration, retraites, logement : le travailleur du milieu paie pour tout le monde

Sport

Pass Sport : ce qui change pour la saison 2026/2027

International

Archives de Kew : quand Londres refusait d’aider un journal poursuivi par l’IRA

Cyclisme, Sport

Enric Mas légitime son maillot rouge par une victoire d’autorité à l’Alto de Aitana

ARTICLES EN LIEN OU SIMILAIRES

Justice, Sociétal, Société

Les tests ADN de paternité toujours illégaux : la loi française protège-t-elle les familles ou le mensonge ?

Découvrir l'article

International, Politique

Nicaragua : la dictature sandiniste de gauche veut supprimer les élections

Découvrir l'article

Sociétal

L’antiracisme ou l’horizon qui recule sans cesse

Découvrir l'article

Sociétal

« Comme un sac de patates » : Ryanair débarque un passager handicapé faute de place pour son fauteuil

Découvrir l'article

Ensauvagement, Justice, Société

Pourquoi Soulaïmana Ambririki, l’égorgeur de Madeleine, précédemment condamné à 17 ans de prison, était-il libre ?

Découvrir l'article

Sociétal, Vie Pratique

Un été sans écrans : le plus beau cadeau à offrir à nos enfants ?

Découvrir l'article

A La Une

« Citoyens contre marchands d’armes » : l’enquête glaçante sur la face cachée du commerce mondial des armes

Découvrir l'article

International

Nigel Farage : « L’État britannique pratique une discrimination anti-Blancs institutionnalisée »

Découvrir l'article

A La Une, Histoire, Sociétal

Eduard Habsburg : l’archiduc qui défend la tradition catholique et l’identité européenne contre le centralisme de Bruxelles

Découvrir l'article

International

Irlande (Kerry) : un hôtel abritant des réfugiés condamné pour avoir licencié un Irlandais au profit de travailleurs ukrainiens

Découvrir l'article

Nous utilisons des cookies pour vous garantir la meilleure expérience sur Breizh Info. Si vous continuez à utiliser le site, nous supposerons que vous êtes d'accord.