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Il n’y a pas qu’en Bretagne, au Pays Basque ou en Corse que les territoires renouent avec leur culture vernaculaire et leur langue historique. En Picardie, depuis quelques années, les signatures de la charte « Ma commune aime le picard/Min poaiyi il o tchér el picard » se multiplient. La prochaine commune à reconnaître le picard s’appelle ainsi Monchy-Lagache, dans le département de la Somme qui s’engagera solennellement dans la promotion et la défense de la langue picarde le vendredi 12 juin prochain.
Petite commune du Vermandois, à la limite de l’Aisne, Monchy-Lagache compte 600 habitants. Elle aura énormément souffert de la première guerre mondiale en étant occupée pendant deux ans par l’armée allemande et a même été considérée comme détruite en 1918.
Cela ne l’empêche cependant pas d’avoir gardé, contre vents et marées, sa culture et sa langue vernaculaire : le picard.
La signature aura lieu à la médiathèque et sera l’occasion de dévoiler les futurs panneaux avec le nom de la commune en langue picarde : Monchy-L’Agache, nom qui ne diffère pas beaucoup du nom officiel en français puisque celui-ci est déjà en picard : L’agache signifiant le gué et Monchy étant l’évolution picarde de « Monciacum » (domaine des moines en latin).
Monchy-Lagache est la 28è commune à signer la charte « Ma commune aime le picard/Min poaiyi il o tchér el picard » qui promeut l’agence régionale de la langue picarde.
Par ailleurs, dans le domaine scolaire, la langue picard commence petit à petit à faire son trou. Ainsi la classe de CM2 de l’école publique de Lamotte-Buleux a remporté le mardi 2 juin dernier le premier prix du concours d’écriture Tcho Leu visant à promouvoir l’usage et l’écrit du picard chez les écoliers de la région.
La reconquête des traditions et langues locales qui constituent la France charnelle est la condition sine qua non au relèvement moral et identitaire de la population française de souche.
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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Une réponse à “Monchy-Lagache : Une commune de plus s’engage pour la langue picarde”
Je suis picard de naissance. Quand j’étais gamin on nous interdisait de parler picard a l’école sous peine de punitions. C’était dans les années 60.