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Après la commune basque de Sarre qui a institué, le 2 juillet dernier, la langue basque comme langue officielle aux côtés du français, c’est le tour de Bayonne, capitale du Pays Basque nord, de reconnaître le basque et le gascon (forme locale de l’occitan) comme « langues du territoire ». Historiquement une bonne partie du littoral basque et notamment le Bas-Adour (région autour de Bayonne) est bilingue basque-gascon et Bayonne compte depuis des décennies une signalétique trilingue (avec le français)
Et la municipalité dirigée par le maire UDI/Renaissance Jean-René Etchegaray que de dérouler un argumentaire qui fait rêver en Bretagne :
Renforcer la visibilité et l’usage social des langues basque et gasconne est un enjeu majeur pour leur revitalisation. L’UNESCO classe l’euskara comme « vulnérable » et le gascon comme « en danger ». Les travaux sociolinguistiques estiment qu’une langue a besoin d’environ 30% de locuteurs pour sortir de la zone de risque. Or la dernière enquête sociolinguistique réalisée par l’Office Public de la Langue Basque (OPLB), le Gouvernement Basque et le Gouvernement de Navarre en mars 2023 établit le taux de bascophones actifs et réceptifs à 14.6% sur le territoire bayonnais. Il ressort de ce constat l’absolue nécessité pour la Ville de Bayonne de poursuivre et renforcer son engagement dans le sens d’une politique ambitieuse et volontariste en faveur des langues basque et gasconne.
« La Ville de Bayonne, à travers cette reconnaissance officielle, veut agir en faveur des langues, dans une démarche résolument apolitique et rassembleuse. Car la diversité linguistique n’est pas un luxe, ni une option : c’est un enjeu universel, culturel, éducatif, social et démocratique pour la Ville et ses habitants, et plus largement pour l’ensemble du territoire. Cette démarche transcende les clivages partisans : elle touche à notre patrimoine commun et à notre vivre-ensemble. En participant à sauver les langues, on partage, on s’ouvre, on se rapproche, on s’enrichit sans jamais rien perdre de soi » souligne Pantxo Etchegaray, conseiller municipal délégué à la politique linguistique. La délibération a été adoptée en début de séance du jeudi 23 juillet 2026.
Dans le strict respect du cadre constitutionnel, les élus bayonnais assument et souhaitent renforcer une politique ambitieuse, structurée et partenariale pour la sauvegarde, la revitalisation et le rayonnement de l’euskara et du gascon, éléments constitutifs de l’identité bayonnaise et de sa cohésion sociale. En 2021, la Ville a approuvé une déclinaison territoriale de la Charte européenne des langues régionales. En 2024, le Schéma directeur de la langue basque 2024–2030 a été adopté à l’unanimité. La Ville de Bayonne œuvre quotidiennement avec ses partenaires associatifs et institutionnels, à soutenir des projets culturels et éducatifs, et apporter de la visibilité aux langues dans l’espace public. La délibération présentée et votée à l’unanimité des votes exprimés, réaffirme l’euskara et la langue gasconne comme des composantes essentielles du patrimoine de Bayonne et reconnait officiellement les deux langues. Elle engage la Ville de Bayonne à poursuivre ses actions pour :
- reconnaître officiellement le basque et le gascon comme des langues constitutives de
son identité, de son histoire et de son avenir, aux côtés du français. - Faire de leur préservation, leur transmission et leur développement une priorité
politique, en favorisant leur présence dans l’ensemble de ses politiques publiques, - Promouvoir l’euskara et le gascon dans l’ensemble de son action locale, en veillant à
ce qu’ils soient durablement présents et visibles dans la communication institutionnelle,
la signalétique, l’accueil du public, les équipements municipaux, les actions éducatives
et culturelles, ainsi que dans les relations avec les habitants et les partenaires de la
collectivité. - Soutenir les initiatives locales visant à encourager leur apprentissage, leur usage
quotidien et leur transmission entre les générations.
La Ville de Bayonne souhaite rendre les langues basque et gasconne plus visibles, audibles et
développer des lieux et des opportunités pour les pratiquer au quotidien de sorte que les
langues apprises soient aussi pratiquées, vues, entendues.
La communauté de communes Pays Basque a, depuis des années, initié la même démarche en reconnaissant le basque et le gascon comme langues du territoire.
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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4 réponses à “La ville de Bayonne reconnaît le basque et le gascon comme langues officielles”
Excellentes décisions du maire UDI/Renaissance de la langue basque. Chez nous on signe des Karta comme d’autres font des selfies avec un sourire digne d’Allen Fresh le presque mongolien.A lire les ouvrages d’Emile Granville de Redon, grand choix d’autocollants.
Mort de rire de Ciboure à Boucau ou sont les basques?
Officiellement 50/100 de résidence secondaire en fait bien plus si on tient compte des gens qui font des allées retours entre les grandes metropoles regionnales et la cote.
La cote est peuplé d esclaves qui y bossent comme moi, d etudiants friqués, de zonards, touristes et pseudo-migrants.
Mais au dessus de tout cela des masses de boomers pour qui dans departement la speculation immobiliere est un sport favori presque une maladie…
La cote Basques n existe plus.Elle est devenu un parc d attraction. Cela est un effet d annonce rien de plus car personne ne parle ni basques ni gascon depuis 60 ans… portugais, argot blédard de plus en plus…et un mauvais francais.
Adishatz ! O gascon qu’ei ua lenga regionale incresiblament dinamica. Que soi frapat per la persisténca d’aquera lenga deus locs autant inesperats que lo mercat de DACS e lo dinamisme communicatiu deus grops de cants en gascon, mei que mei polifonics. La reconeishença deu gascon coma lenga oficiau a BAIONA que constitueish un encoratgament notori a la practica de la lenga gascoa dens las localitats de BAIONA, ANGLET e BIARRITZ . Que viva lo gascon !
Je ne souhaite pas entrer dans une polémique, simplement faire un constat : je partage ma vie entre Ciboure, Ascain, Saint-Pée-sur-Nivelle et Saint-Jean-de-Luz, et je vis une bonne partie de ma vie en euskara.
Les maires de Ciboure et de Saint-Pée-sur-Nivelle sont tous les deux bascophones, et l’euskara occupe une place importante dans leur vie politique et publique.
Quant au « mauvais français », je trouve la remarque méprisante.
Pour le reste, je pense que nos échanges n’iront pas beaucoup plus loin sur ce ton, je préfère donc en rester.