Marcelle Delpastre est née à Germont sur la commune de Chamberet en Corrèze (Limousin). Fille, petite-fille, arrière-petite-fille de paysans limousins, elle grandit au cœur de la civilisation paysanne. Chez elle, Marcelle Delpastre entend et apprend deux langues, l’occitan (qu’elle parle avec sa mère) et le français (qu’elle parle avec son père) .
Lettrée, elle obtient le baccalauréat philosophie-littérature à Brive-la-gaillarde. Elle fait ensuite un passage à l’école des arts décoratifs de Limoges durant une année . Elle se passionne alors pour les formes humaines (les visages, les courbes féminines…) et pour l’esthétique en général.
En 1945, elle retourne vivre dans la ferme familiale de Germont où elle sera paysanne tout le restant de sa vie (avec le statut « d’aide familiale agricole »). Tout en travaillant, qu’elle soit occupée à traire les vaches ou à conduire le tracteur, elle ne cesse de réfléchir à des sujets de poésie, à des vers, à des rimes. La poésie l’accompagne toute la journée et elle garde dans sa poche un carnet sur lequel elle note les vers et les idées qui lui viennent à l’esprit, idées qu’elle retravaille ensuite pendant la nuit.
Marcelle Delpastre envoie ses oeuvres constituées de cahiers d’écoliers remplis de poésie à des publications locales qui la publient. Les Bretons pensent immédiatement à Anjela Duval, la poétesse en breton du Trégor. Mais à ce moment Marcelle Delpastre n’écrit qu’en français.
La désertification rurale vidant petit à petit son petit village de Germont, « La Marcella » s’intéresse à l’ethnologie limousine : contes, légendes, langue occitane. Elle commence alors une longue collaboration avec la revue régionaliste à tendance occitaniste Lemouzi. Elle y publie son premier texte dans sa langue maternelle : La lenga que tant me platz (« La langue qui tant me plaît »).
Son oeuvre en occitan limousin commence à partir de ce jour. Oeuvre inspirée par Dieu, la Terre, la Culture, « Lo pais », les hommes du Limousin. Publication après publication, elle deviendra un monument de la langue et de la littérature occitane…
Le reste est à découvrir dans l’ouvrage « Marcelle Delpastre, une femme monde ».
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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