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Du 7 au 9 août 2026, Guérande accueillera une nouvelle édition des Celtiques, rendez-vous de musique, de danse et de culture bretonne au cœur du pays guérandais. Concerts, fest-noz, défilé dans la ville fortifiée, marche chantée, jeux bretons, concours de sonneurs et expositions composeront un programme dense, entre fête populaire et transmission d’un héritage. En Loire-Atlantique, ce festival garde une résonance particulière : il rappelle que la Bretagne historique ne se résume pas aux découpages administratifs.
Portée par le cercle celtique Bro Gwenrann, l’association organisatrice s’inscrit dans une longue continuité. Le cercle a été créé en 1949. Le festival, lui, remonte à 1963, d’abord sous le nom des Fêtes bretonnes, avant de devenir Festival celtique puis Les Celtiques de Guérande. Entièrement géré par des amateurs et des bénévoles, il met à l’honneur la Bretagne, mais aussi la Galice, les Asturies et d’autres expressions du monde celtique.
Un programme vaste et populaire
L’édition 2026 s’ouvrira le vendredi 7 août par une soirée familiale boulevard du Nord, avec Tribal Jâze, Ronan Le Gourierec & Gweltaz Hervé et le Bagad Saint-Nazaire. Le samedi, une initiation aux danses bretonnes avec Bro Gwenrann précédera l’apéro-concert puis le fest-noz. La soirée réunira notamment Annie Ebrel Quartet, Enneade, Modkozmik, Tobie / Goudedranche et Trimaud / Belliard.
Le dimanche 9 août concentrera les grands marqueurs populaires du rendez-vous : marche chantée « Des coteaux guérandais au Pays Blanc », concours Sonerion 44, apéro-concert, puis défilé à 14 h 30 à travers la ville fortifiée. L’après-midi fera place aux spectacles, avec Les Veuzous de la Presqu’île, le cercle celtique Bro Gwenrann, des cercles de Guingamp, Vannes et Guérande-Malville, le Pipe band de Saint-Brieuc et des formations venues des Asturies.
Transmettre en respectant la culture bretonne
Derrière l’affiche, l’enjeu est aussi celui de la transmission. Dans Ouest-France le 3 mai dernier, Sylvie Monvillers, présidente du cercle Bro Gwenrann, rappelait que le cercle celtique de Guérande est « connu et reconnu ». Elle disait aussi vouloir être attentive aux jeunes, à leurs choix de costumes ou de musiques. C’est là tout l’équilibre : faire entrer les nouvelles générations dans une tradition vivante sans diluer ce qui la fonde.
Dans une époque d’uniformisation culturelle, les Celtiques de Guérande rappellent que les costumes, les chants, les danses et les langues ne sont pas des accessoires touristiques. Ce sont des formes de mémoire collective. À Guérande, la culture bretonne ne se visite pas seulement : elle se danse, se chante et se transmet.
Crédit photo : capture page Facebook Les Celtiques de Guérande (photo d’illustration)
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