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Sommes-nous devenus américains ? La question se pose désormais chaque 31 octobre, face au spectacle incontournable d’enfants déguisés en vampires, sorcières et autres créatures macabres. Ils arpentent les rues, frappant aux portes pour lancer leur célèbre « Des bonbons ou un sort ! », comme dans les productions made in USA. Si la colonisation culturelle et le caractère commercial de la fête sont indéniables, Halloween nous offre aussi une occasion d’honorer nos morts, de remémorer notre lignée familiale et de faire lien. Et de chacun sait que de telles occasions se font rares…
Ceux qui la critiquent n’ont pas tort, à travers l’engouement pour Halloween se dissimule l’influence toujours plus considérable du soft power américain. Pour ceux qui ont rompu la tradition millénaire de la célébration celte de Samain, il ne peut naturellement que s’agir d’une fête artificielle abreuvée de films et de séries de l’Oncle Sam.
Pour d’autres encore, à l’instar du célèbre père exorciste Gabriel Amorth, cette joyeuse fête refléterait en réalité une société malade qui perd ses repères spirituels et moraux en minimisant les dangers de l’occultisme. Y participer équivaudrait donc à « rendre un hosanna au diable ».
Les esprits les plus rétifs objecteront qu’ils n’ont nul besoin de calendrier pour se souvenir. Mais l’âme humaine est ainsi faite qu’elle exige des rites et des rassemblements, des fêtes et du lien. Alors demain, réunissons-nous, illustrons aux nouvelles générations nos arbres généalogiques, partageons de belles histoires sur nos morts, allumons des bougies pour célébrer la lumière qui s’apprête à décliner mais toujours reviendra et remercions la Terre pour ses dons de la saison ! Laissons nos enfants envahir les rues du quartier, que les rires et le tumulte de leur jeunesse viennent bousculer la quiétude des anciens dans leurs demeures. Recréons ce lien intergénérationnel qui souffre tant à l’heure du présentisme moderne.
Les célébrations n’ont pas pour seule ambition de nous relier à la terre et aux saisons ; leur essence est aussi de nous lier les uns aux autres, de nous rappeler que nous ne sommes qu’un maillon d’une longue chaîne familiale et qu’il est de notre devoir d’en entretenir le souvenir.
Audrey D’Aguanno
Photo d’illustration : DR
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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