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4 112 contributions déposées en ligne, dont 85 à 90 % d’avis défavorables. C’est le bilan que dressent 11 associations et collectifs dans un communiqué commun daté du 27 septembre à Quiberon. Le texte porte sur l’enquête publique consacrée au raccordement électrique, par RTE, des parcs éoliens flottants Bretagne Sud 1 (AO5) et Bretagne Sud 2 (AO10).
Les signataires avaient donné rendez-vous le 28 septembre à Plouharnel, jour de clôture de l’enquête. Des représentants de communes et de communautés de communes du Morbihan devaient s’y joindre. Ils voulaient y déposer leurs dernières contributions et verser le communiqué au registre.
Les signataires sont la Fédération Environnement Durable, la Fédération de la Protection de la Baie de Quiberon, des Îles et Grand Site Dunaire, Gardiens du Large, Génie du Lieu, Gens de Bretagne, Gerveur da viken, PIEBÎEM, RETM et Amis de Saint-Gildas et du Rhuys, Sites & Monuments et l’Union Belliloise.
Une enquête sur le câble, pas sur les éoliennes
Les associations dénoncent d’abord la méthode. L’enquête ne porte que sur le raccordement des 2 parcs. Aucune consultation comparable n’a porté sur les éoliennes elles-mêmes : 40 machines, que le communiqué dit hautes de 380 mètres au maximum. Les signataires y voient un « paradoxe et scandale démocratique à la fois ».
Selon eux, ce « charivari juridique » rejoue le débat public de 2020. Organisé en pleine période de Covid, il demandait déjà au public de choisir l’emplacement des parcs avant que le projet soit arrêté. Les éoliennes annoncées à l’époque mesuraient 100 mètres de moins qu’aujourd’hui.
Le communiqué relève aussi une lacune du dossier : il ne démontre pas l’utilité publique du projet. En particulier, rien ne chiffre le bénéfice censé justifier le raccordement, la baisse des émissions de CO2 en France. D’après les associations, l’Autorité environnementale a elle-même pointé ce manque.
Mégalithes, dunes et zones de pêche
Sur le fond, le raccordement concentre à lui seul une série de griefs. Le tracé passe par un espace mégalithique inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO en juillet 2025. Les signataires parlent de « profanation ». Ils citent aussi des atteintes au Grand Site Dunaire, à des zones Natura 2000 et à des zones humides. Le projet prévoit des dérogations aux protections légales d’espèces protégées.
En mer, des dizaines de km² seront soumis à une réglementation qui s’ajoutera aux 130 km² occupés par les éoliennes. La pêche y deviendra impossible. Les associations dénoncent un projet d’« industrialisation massive » des littoraux du Morbihan et du sud du Finistère.
La facture du seul raccordement est annoncée à 1,6 milliard d’euros. Elle sera prélevée sur la part fixe des factures d’électricité des Français.
4 112 contributions en ligne
Seule une partie des contributions est publique : celles du registre numérique. Le 27 septembre à 11 h 56, il en comptait 4 112. Les associations jugent ce chiffre élevé pour ce type de consultation, menée en partie en plein été. D’après leur décompte, 85 à 90 % des avis sont négatifs.
L’opposition est très forte dans les communes directement concernées. Les arguments avancés touchent aux paysages, à l’écologie, à l’énergie, à l’économie et au territoire. Le bilan définitif devra intégrer les registres papier ouverts dans certaines mairies. Ce travail revient aux commissaires enquêteurs.
Des élus unanimement défavorables
Le communiqué souligne aussi la position des collectivités. Une vingtaine de conseils municipaux et de communautés de communes ont rendu un avis, toujours négatif, tout comme le syndicat mixte des Dunes sauvages de Gâvres à Quiberon. Ils confirment ainsi leur réponse à la consultation préliminaire de novembre 2025.
Les associations citent un précédent en Corse. Une commission d’enquête y a rendu un avis défavorable à un parc éolien flottant prévu au large du cap Corse. Elles espèrent que la commission bretonne aura « la clairvoyance et le courage » d’en faire autant.
Elles disent s’attendre à des pressions gouvernementales pour accélérer les dossiers d’éolien en mer. Elles estiment pourtant que le préfet aura du mal à ignorer la mobilisation des habitants et des élus du Morbihan et du sud du Finistère. En toute logique, elle devrait selon elles conduire à refuser les autorisations demandées par RTE.
Photo d’illustration : DR
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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