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À l’entrée de la presqu’île de Quiberon, entre Carnac et les plages du Morbihan, une imposante masse de béton abrite une histoire bien antérieure au Mur de l’Atlantique. Installé dans un blockhaus-infirmerie allemand construit en 1941, le musée des Guerres de l’Ouest offre une sortie estivale originale à ceux qui souhaitent délaisser quelques heures les activités balnéaires pour retrouver une page tourmentée de l’histoire bretonne.
Le choix du lieu ne doit rien au hasard. Le bunker occupe l’emplacement de l’ancienne ligne de défense républicaine lors de la bataille de Quiberon, en juillet 1795. Des troupes chouannes et des émigrés royalistes, débarqués avec l’appui britannique, y affrontèrent les forces républicaines commandées par le général Lazare Hoche.
Depuis le musée, le visiteur peut apercevoir la colline de Sainte-Barbe où, selon l’établissement, Hoche s’était posté afin de dominer le champ de bataille.
Une histoire trop souvent réduite aux caricatures
La visite retrace les Guerres de l’Ouest de 1793 à 1832 : soulèvement vendéen, Chouannerie bretonne, expédition de Quiberon et résistances royalistes.
Ces insurrections furent notamment nourries par le refus de la conscription, l’hostilité à la politique religieuse de la Révolution et l’engagement royaliste d’une partie des populations de l’Ouest. Derrière les chefs et les batailles se trouve aussi le destin de paysans, de prêtres réfractaires et de communautés entraînés dans un affrontement politique, militaire et religieux d’une extrême violence.
Sans prétendre clore les controverses historiques qui entourent encore cette période, le musée donne à voir une mémoire trop souvent résumée à quelques images sommaires.
Source : musee-chouannerie-vendee.com
Plus de 400 pièces dans un bunker
Fondé en 1985 et ouvert symboliquement un 14 juillet par Guy Halna du Fretay, l’établissement présente plus de 400 pièces : cartes, armes, costumes, documents, objets divers et gravures originales de Marcel de Villemoisson.
Parmi les œuvres les plus remarquées figure un portrait de Georges Cadoudal daté de 1804, présenté par le musée comme le seul réalisé du vivant du chef chouan.
Selon Ouest-France, les collections se sont enrichies en 2025 d’armes attribuées à Jacques Cathelineau. Le musée expose également un chapelet présenté comme ayant appartenu à Marie-Antoinette pendant sa captivité au Temple. Une boutique de livres et de documents consacrés aux guerres de l’Ouest complète le parcours.
La visite dure environ une heure. L’entrée est fixée à 9 euros pour un adulte et à 7 euros pour les visiteurs âgés de 12 à 18 ans ainsi que pour les étudiants. Elle est gratuite pour les moins de 12 ans.
Dans une époque où tant de lieux touristiques finissent par se ressembler, le musée de Plouharnel rappelle qu’une sortie estivale peut aussi servir à transmettre. La Bretagne ne se résume pas à ses paysages : elle porte une histoire, avec ses fidélités, ses blessures et ses grandes figures, qu’il serait imprudent de laisser disparaître.
Crédit photo : page Facebook Musée des guerres de Vendée (photo d’illustration)
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3 réponses à “Plouharnel (56) : une plongée dans l’histoire de la Chouannerie cet été”
Si vous voulez pique-niquer pensez à la charcuterie Le Bihan et en particulier à son andouille: Vive le Porc. Peut-être une conférence avec Sécher sous le Haut Patronage su Souvenir Chouan?
Il faut aller voir ce musée afin que le prix de votre entrée serve à son propriétaire pour règler la commande de 200 DVD (plus de mille €) qu’il n’a jamais pris ni payé !
Pour 3 fois le prix d’entrée vous pouvez aussi adhérer au Souvenir Chouan de Bretagne qui, par ses publications, vous en apprendra bien plus que ce « musée ».
Musée de la Vendée militaire et de la chouannerie bretonne, je peux me déplacer. Mais un Musée des guerres de… « l’ouest » : faites-moi rire !