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L’État accorde près de 260 millions d’euros à cinq ports français afin d’adapter leurs infrastructures à l’éolien flottant. Cherbourg, Brest, Nantes-Saint-Nazaire, Port-la-Nouvelle et Marseille-Fos ont été retenus dans le cadre de France 2030. Pour Brest et Saint-Nazaire, l’enjeu dépasse désormais l’annonce politique : ces aides publiques devront déboucher sur des commandes, des implantations industrielles et des emplois réellement ancrés dans les territoires.
L’appel à projets piloté par l’ADEME vise notamment l’aménagement de terrains, de quais et d’accès, le stockage de composants, l’assemblage des flotteurs et l’intégration des éoliennes sur leurs supports flottants. L’objectif affiché est de donner aux ports français les moyens de répondre aux besoins des futurs parcs nationaux et internationaux.
Brest reçoit plus de 58 millions d’euros
BrestPort bénéficiera d’une subvention de plus de 58 millions d’euros. Elle doit financer le renforcement des quais, le développement de zones logistiques et l’accueil d’opérations industrielles de grande dimension. Le projet InFloW ambitionne de réunir sur un même site la fabrication et l’assemblage des flotteurs, le stockage des composants, l’intégration des éoliennes et leur mise à l’eau.
Plus de 250 millions d’euros ont déjà été engagés sur le polder brestois. BrestPort estime qu’InFloW pourrait contribuer à la création de 4 000 emplois directs et indirects et permettre d’éviter près de 850 000 tonnes de CO₂ à l’horizon 2050. Ces chiffres restent toutefois des projections du gestionnaire, dont la réalisation dépendra du volume des marchés effectivement remportés.
À Saint-Nazaire, un investissement à rentabiliser
Nantes Saint-Nazaire Port fait également partie des lauréats, mais le montant exact de l’aide qui lui est attribuée n’a pas été précisé dans les annonces rendues publiques. Le soutien doit contribuer au projet Éole, dont les travaux étaient estimés, lors de la concertation de 2024, à 235 millions d’euros hors taxes, hors frais généraux et hors outillage.
La future base industrialo-portuaire, annoncée pour 2032, doit notamment comprendre un quai de 530 mètres et des capacités de stockage à terre comme sur le plan d’eau. Le port dispose déjà de l’expérience acquise lors du déploiement du parc éolien posé de Saint-Nazaire, composé de 80 machines et mis en service en 2022.
Le pari industriel peut être pertinent pour la Bretagne. Mais à cette échelle de dépense publique, les promesses ne suffiront pas. La réussite devra se mesurer aux contrats obtenus, aux usines implantées, aux emplois durables créés et à la part de valeur effectivement produite en France.
Crédit photo : capture YouTube (photo d’illustration)
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2 réponses à “Éolien flottant : près de 260 millions d’euros publics, Brest et Saint-Nazaire devront faire leurs preuves”
L’éolien en mer, flottant ou pas, comme l’éolien sur terre est une immense escroquerie tant technologique (production d’électricité minable) que financière (sauf pour les hobbies et leurs « clients », ceux qui signent les contrats…) qu’environnemental (faune maritime, aviaire…)… Quant à la durée de ces installations (15 à 20 ans) dont la désinstallation est à la charge de ceux qui ont « acheté » le dispositif… Pour ce qui est du « bilan carbone » il suffit de voir d’où viennent les composants des éoliennes et du bilan carbone relatif aux matériaux (notamment les pales en carbone non recyclables et non biodégradables) et au transport maritime depuis de lointaines contrées…
Encore de l’argent dépensé pour une technique dont le facteur de charge est déplorable aussi bien en mer qu’à terre, de 25% à 35% comme le souligne Yves. Facteur de charge : ce qui est produit sur ce qui devrait être produit. Exemple ! puissance théorique de la machine 8Mw/h x 24 h donne 192 Mw de puissance, puissance obtenue réellement disons 2Mw/h x 24h donne 48 Mw de puissance soit (48/192)x100 = 25%. Si pas de vent puissance : 0 Mw. Il en est de même pour le solaire qui est encore moins bon 14 % (facile à vérifier). Mais au nom du dogme « escrologique » on continue à creuser le déficit.