Dix-huit jours de compétition, 14 576 cavaliers engagés, 13 785 poneys et chevaux, plus de 350 titres décernés. Les championnats de France d’équitation Poneys et Clubs, disputés au Parc équestre fédéral de Lamotte-Beuvron, en Sologne, se sont achevés le dimanche 26 juillet.
Organisé chaque année par la Fédération française d’équitation, l’Open de France constitue le plus grand rassemblement équestre du pays et l’objectif de fin de saison pour les cavaliers des poney-clubs et centres équestres. Ils étaient 2 466 établissements représentés cette année, pour une fréquentation avoisinant les 25 000 visiteurs par jour.
Les engagements de la semaine Clubs progressent de 7 % par rapport à 2025, tandis que la participation reste stable sur la semaine Poneys. Un résultat que Frédéric Bouix, président de la fédération, met au crédit du travail mené toute l’année par les clubs.
La canicule a imposé sa loi
L’épisode de chaleur qui a frappé la France en juillet n’a pas épargné la Sologne. L’organisation a dû réaménager les horaires des épreuves durant la semaine Poneys, avec les conséquences logistiques que l’on imagine sur un site accueillant plusieurs milliers d’équidés.
Le président de la fédération a salué la capacité d’adaptation des compétiteurs, des familles, des enseignants et de l’équipe organisatrice — une mobilisation qui reposait aussi sur 150 officiels de compétition chaque jour, 358 bénévoles et 129 saisonniers.
Première pour la para-équitation
La nouveauté de cette édition tient à l’entrée en compétition de plusieurs disciplines para-équestres. Pour la première fois, des championnats de France d’attelage, d’equifun et d’equifeel en para-équitation et para-équitation adaptée ont été organisés, ainsi que le para-dressage adapté. Seul le para-dressage figurait déjà au programme des années précédentes.
Les épreuves de para-attelage se sont tenues du 18 au 21 juillet, les autres lors du dernier week-end. Vingt-trois participants ont pris le départ en para-équitation, quatorze en para-équitation adaptée. Des effectifs modestes, mais une première.
L’initiative fait suite à l’obtention par la fédération des délégations ministérielles correspondantes il y a quelques mois. François Gallant, sacré champion de France de para-attelage en Club Élite Solo Grand Prix, retrace un parcours engagé lors d’un premier rassemblement fédéral en novembre 2024, suivi d’un stage un an plus tard. Il souligne l’importance de concourir au cœur de l’événement, en même temps que les cavaliers valides : selon lui, la meilleure façon de ne pas établir de différence.
Un temps d’échange consacré à la pratique équestre pour les personnes en situation de handicap et à la médiation par le cheval a par ailleurs été organisé le 24 juillet, avec des intervenants issus des collectivités, du médico-social et du sport.
Quinze disciplines et des chevaux de trait
La semaine Clubs, du 18 au 26 juillet, a rassemblé à elle seule 7 048 cavaliers et donné lieu à près de 200 remises des prix, sur quinze disciplines — vingt au total sur l’ensemble des championnats.
L’éventail est plus large que ce que le grand public associe généralement à l’équitation de compétition : carrousel, tir à l’arc à cheval, endurance, attelage, travail à pied, equifeel, western, TREC. Les montures aussi, du poney shetland au cheval de trait.
Un Mondial des Clubs record
Pour sa vingtième édition, le Mondial des Clubs — rencontre amicale réservée aux cavaliers de clubs venus de l’étranger — a établi un record de participation avec douze nations et 46 cavaliers.
La Hongrie l’emporte au terme d’un classement disputé, devant le Chili et l’Italie. Étaient également représentés les Bahamas, le Cambodge, le Canada, la Chine, le Portugal, la Tunisie, la Turquie et le Venezuela. La France était défendue par l’écurie Artimus, du Val-de-Marne.
Au-delà de la compétition, l’épreuve sert de vitrine au modèle français des clubs, que les délégations découvrent en amont en séjournant dans des établissements hexagonaux.
Bien-être animal et institutionnels
Plusieurs actions de sensibilisation au bien-être des équidés ont ponctué l’événement : un challenge dédié, la projection d’un documentaire sur la relation entre l’homme et le cheval, une animation sur la lecture des expressions faciales des chevaux, un trophée remis au cavalier Eliott Bernard et un prix décerné au Poneyland de Thiais.
Côté institutionnel, la fédération a reçu François Bonneau, président de la région Centre-Val de Loire, autour du tourisme équestre régional et de la Route européenne d’Artagnan, ainsi que Marie-Cécile Tardieu, directrice générale de l’Agence nationale du Sport, avec en ligne de mire les Jeux olympiques et paralympiques de Los Angeles 2028.
Des représentants du ministère de l’Agriculture étaient également présents. Parmi les sujets abordés figuraient la politique agricole commune, mais aussi les incendies en cours cet été et la coordination nécessaire entre services de l’État et propriétaires pour évacuer les équidés menacés par le feu — préoccupation d’actualité que la saison 2026 aura rendue concrète pour bien des éleveurs.
Les soirées, elles, relevaient d’un autre registre : cérémonie d’ouverture, color run, puissance à pied, et une épreuve de saut d’obstacles par équipes disputée en nocturne et en costumes, où super-héros et Marsupilami ont côtoyé les toises réglementaires.
Photo d’illustration : Crédit : ©FFE-PSV
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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