Des Minions et des monstres, La Bataille de Gaulle – Partie 2 : J’écris ton nom, Les Caprices de l’Enfant Roi, Les Parfait(s) : arnaques en famille, Anesthesia, Noise : la sélection cinéma hebdo

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Des Minions et des monstres, La Bataille de Gaulle – Partie 2 : J’écris ton nom, Les Caprices de l’Enfant Roi, Les Parfait(s) : arnaques en famille, Anesthesia, Noise : voici la sélection cinéma hebdomadaire

Des Minions et des monstres — animation

Septième long métrage de la franchise Moi, moche et méchant et troisième consacré aux Minions, ce nouveau volet signé Pierre Coffin — créateur et voix historique des petites créatures jaunes — envoie ses héros dans le Hollywood des années 1920. Les Minions y découvrent le cinéma muet, les films de monstres et les créatures libérées par accident. Le pitch, assumé comme absurde : comment les Minions, partis à la conquête d’Hollywood, sont devenus des stars de cinéma, pour finalement tout perdre en libérant une bande de monstres déchaînés, avant de s’unir pour tenter de sauver la planète du désastre qu’ils ont causé. Aux voix françaises, un beau plateau : Alexandre Astier, David Marsais et Camille Cottin. Sortie le 24 juin, durée 1h30, à voir en famille.

La Bataille de Gaulle – Partie 2 : J’écris ton nom — fresque historique

Second volet du diptyque ambitieux d’Antonin Baudry (Le Chant du loup), dont le budget estimé s’élève à 74 millions d’euros. Le film reprend là où s’arrêtait L’Âge de fer. Juin 1940 : la France s’effondre et signe l’armistice. Au milieu du chaos, un général inconnu s’échappe vers Londres pour sauver ce qu’il reste d’un rêve : la liberté. Sans armée, sans appui, sans espoir, mais avec une folle conviction. Peu à peu se lèvent autour de lui, en Angleterre, en France et en Afrique, des résistants de l’ombre, des lycéens révoltés et des soldats déterminés. Le réalisateur prévient : si la seconde partie forme un bloc avec la première, elle reste très différente — le premier film se passe entre 1940 et 1942, le deuxième entre 1942 et 1944, avec une énergie nouvelle. Simon Abkarian reprend le rôle du Général, entouré notamment de Niels Schneider (Leclerc), Thierry Lhermitte (Giraud), Anamaria Vartolomei et Félix Kysyl (Jean Moulin). Adapté de la biographie de l’historien britannique Julian Jackson. Attention, sortie décalée au vendredi 26 juin pour profiter de la Fête du cinéma. Durée : environ 2h40.

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Les Caprices de l’Enfant Roi — comédie historique

Michel Leclerc (Le Nom des gens) signe une comédie présentée à Cannes 2026 dans la sélection du Cinéma de la Plage. 1651 : Louis, pas encore XIV, est un jeune adolescent. Alors que la Fronde menace, sa mère Anne d’Autriche décide d’exfiltrer son fils pour le mettre à l’abri et le remplace par un sosie. Louis est confié par d’Artagnan à Cyrano de Bergerac, qui le cache au sein de la troupe de théâtre de Madeleine Béjart et Molière. Tandis que Madeleine et Cyrano se découvrent une passion commune pour le jeune Molière, Louis découvre la vie et ses plaisirs, l’art et le travail, le courage et la stratégie — tout ce qui fera de lui le Roi-Soleil. Casting réjouissant : Artus, Julia Piaton, Franck Dubosc (d’Artagnan), Doria Tillier (Anne d’Autriche) et Nemo Schiffman (Molière). Le tournage s’est notamment déroulé dans la Sarthe et au château de Brissac, en Maine-et-Loire. Sortie le 24 juin, durée 1h54.

Les Parfait(s) : arnaques en famille — comédie

Ludovic Bernard s’attaque au film d’arnaque, un terrain encore peu exploré dans le cinéma français, dans l’esprit des œuvres de Guy Ritchie. Chez les Toussaint, du grand-père au petit dernier, l’arnaque est un art qui rapporte. Poursuivis, ils doivent fuir. Seule option : emprunter l’identité d’une famille sans histoire, les Parfait, et se réfugier en Écosse. Entre des collègues trop curieux et une mystérieuse voisine, leur double vie se complique et les faux Parfait se retrouvent face au coup d’une vie. Le choix de l’Écosse n’est pas anodin : le réalisateur voulait plonger ses personnages dans un pays dont ils ne maîtrisent pas les codes, entre kilts, whisky et paysages brumeux. Audrey Fleurot et Ramzy Bedia mènent la danse, avec l’Écossais Alan Cumming à leurs côtés. Sortie le 24 juin, durée 1h34.

Anesthesia — documentaire

Le documentaire le plus attendu de la semaine, signé Damien Boyer (Et je choisis de vivreSacerdoce). Alors que la légalisation de l’aide à mourir continue de diviser les sociétés occidentales, Anesthesia mène une enquête sur la fin de vie au cœur de plusieurs pays qui ont déjà franchi le pas. Aux Pays-Bas, Marga tente de survivre à l’euthanasie de sa fille de 31 ans atteinte d’anorexie sévère. En Belgique, Claire cherche à comprendre pourquoi son père a préféré mourir alors qu’ils partageaient la même maladie neurodégénérative. En Suisse, un metteur en scène revient sur le voyage qui l’a conduit à accompagner une amie vers le suicide assisté. Au Québec, l’annonce d’une demande d’aide médicale à mourir bouleverse une famille autochtone entière. En Écosse, des élus racontent pourquoi ils ont finalement rejeté un projet de légalisation. Le film, qui défend aussi le travail des soignants en soins palliatifs, sort à un moment charnière du débat français. Sortie le 24 juin, durée 1h42. De nombreuses séances s’accompagnent de ciné-débats.

Noise — épouvante

Pour les amateurs de frissons, un thriller horrifique sud-coréen de Kim Soo-jin, premier long métrage présenté en avant-première mondiale au Festival de Toronto et déjà énorme succès en Corée, avec près de 1,5 million de spectateurs. Ju-young, malentendante, découvre que sa sœur a mystérieusement disparu de son appartement. En cherchant des réponses, elle se heurte à des voisins terrifiés, obsédés par le silence, et à une atmosphère de plus en plus oppressante. La nuit, des bruits inexpliqués résonnent dans l’immeuble déserté, éveillant une présence invisible. Le choix d’une héroïne malentendante, pensé très tôt, permet au film de jouer constamment sur la perception du son et du silence. Interdit aux moins de 12 ans avec avertissement. Sortie le 24 juin, durée 1h33, en version originale sous-titrée.

Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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