Depuis le déclenchement de l’affaire de Ceuta, cette vieille affiche d’une antique organisation nationaliste catalane d’extrême-gauche tourne sur les réseaux sociaux.
En Bretagne, nos braves indépendantistes de gauche la diffusent à l’envie dans un réflexe pavlovien anti-colonialiste contre « les forces d’occupation » (en l’occurence espagnoles).
Le seul problème est que, comme d’habitude, la réalité va, ici, totalement à l’encontre de la théorie gauchiste.
En effet, à Ceuta depuis des années et particulièrement cette dernière semaine de juillet, les jeunes Marocains n’envahissent pas l’enclave pour la « libérer du colon espagnol » et y rétablir la souveraineté marocaine mais bien pour se place sous la protection du colon espagnol et y saper la souveraineté marocaine. Sous la protection du « colon » donc, de son système de santé, de prestations sociales, de son marché du travail, de ses commerces, etc…
Il serait d’ailleurs cocasse d’organiser un référendum à Fnideq, Belyounech ou Mzala, les villes marocaines les plus proches de Ceuta sur leur désir ou non de rejoindre l’enclave « coloniale ».
Cette affaire de Ceuta montre, encore une fois, l’absurdité du décolonialisme qui gangrène les sociétés occidentales car la réalité est que les « colonisés » ou « ex-colonisés » risquent chaque jour leur vie pour se faire re-coloniser, pour venir profiter de la prospérité des sociétés « coloniales » tout en critiquant le colon infidèle du matin au soir.
La fédération anarchiste en France avait trouvé un nouvel os à ronger avec l’opération Wuambushu à Mayotte déclenchée en 2023, rappelant à l’envie que Mayotte est historiquement une île comorienne. Le seul problème c’est qu’à part au local anarchiste Louise Michel de Valenciennes, personne ne veut que Mayotte redevienne comorienne surtout pas la population mahoraise. A Mayotte, il y a deux députés dont la RN Anchya Bamana, l’autre étant la LIOT Estelle Yousouffa pas particulièrement connue pour être une décolonialiste anti-française et pro-comorienne. Car le cauchemar n°1 des Mahorais est de redevenir comoriens. Au grand dam des gauchistes et de leurs théories décoloniales qui valent peut-être à Rennes ou Barcelone mais sûrement pas à Ceuta ou Mamoudzou.
La réalité est cruelle et crue : tous les pays issus de la décolonisation des années d’après-guerre sont en crise systémique, totalement incapables de s’assumer, et exportent de la population qui cavale se réfugier chez l’ancien colon inventant tous les prétextes possibles pour obtenir des papiers et la nationalité « coloniale ».
A côté de cela, le seul pays un tant soit peu développé d’Afrique qui, lui aussi, est touché par l’immigration et ses conséquences, est l’Afrique du Sud, du fait du pouvoir « colonial » des Blancs afrikaners durant plus d’un siècle.
Tant que nos braves gauchistes occidentaux n’auront pas réussi à expliquer ces deux points, ils tourneront en rond se prenant chaque jour la réalité en pleine face.
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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