Le Grand Remplacement, c’est fini. Place à l’africanisation de la France [L’Agora]

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J’avoue avoir été plutôt hostile au phénomène de starification de Renaud Camus. Reconnu pour sa proximité avec la gauche et célèbre pour ses récits sur l’homosexualité dans les années 1970 et 1980, il acquérait, de manière inattendue, une nouvelle notoriété au sein de la mouvance patriote en 2011 avec son Grand Remplacement. Pour ma part, il ne faisait que dire ce que notre famille de pensée hurlait depuis des décennies. Mais, comme il avait appartenu à cette secte idéologiquement dominante et l’avait reniée, il devenait fameux, on l’admirait, le considérait courageux… comme si le courage soudainement découvert à 65 berges valait plus que celui de nos auteurs et de nos militants ayant passé une vie entière à se prendre des seaux de merde, de censure et de convocations au tribunal.

Puis je l’ai lu. S’il ne formulait rien que nos auteurs de la Nouvelle Droite ou plus largement du camp identitaire n’avaient déjà exprimé, il le faisait avec une plume remarquable, usant d’un génie langagier incomparable. À l’heure où j’enchaînais les essais aussi nécessaires qu’austères, il faut bien admettre que cette splendeur littéraire représentait un luxe non négligeable, la beauté étant une nécessité de l’âme…

Depuis, je le lis, je l’écoute, je le suis. Il dit souvent plus élégamment, plus poétiquement, ce que nous pensons. Même si certaines de ses prises de position ont l’art de me gonfler. Comme les continuelles références au nazisme pour qualifier des antifascistes qui n’ont aucun besoin de comparaison réactionnaire : ils ne sont pas sectaires, violents et intransigeants parce qu’ils sont « fascistes » ou « nazis » mais parce qu’ils proviennent de la gauche extrême et que cette dernière est sectaire, violente et intransigeante depuis ses origines, de la Terreur à Pol Pot, en passant par l’assassinat de Quentin. Certaines de ses prises de position ont l’art de me gonfler, comme cette admiration pour Israël sans égard aucun pour le peuple autochtone – ce qui est quand même un comble quand on prétend vouloir les défendre – et avec laquelle il établit un parallèle avec l’Europe. Un parallèle selon moi fourvoyé car les Européens n’ont jamais abandonné leurs terres en masse pour y retourner des siècles plus tard, constatant que la nature n’aime pas le vide.

Mais passons. N’étant pas de cette gauche dogmatique qui ne supporte pas les opinions divergentes, je continue de l’apprécier pour d’autres sujets, consciente que la richesse de la pensée ne peut naître que de la confrontation des idées.

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Malgré ces désaccords idéologiques, c’est sur le thème qui nous rassemble le plus que je désire revenir. Le Grand Remplacement, expression qu’il a forgée et développée pour décrire le changement de civilisation organisé par une « élite remplaciste », est à bien des égards, innovant. Le Grand Remplacement est un ouvrage que chaque Français, de quelque bord que ce soit, se devrait de lire. Le grand remplacement n’est pas une théorie mais une réalité dramatiquement constatable quotidiennement.

Mais voilà, Julien Rochedy a raison. La formule est trop belle, trop poétique, trop fine. Elle sonne trop bien. « L’africanisation de la France » est non seulement plus exacte, plus précise, reflétant mieux la réalité en cours, mais elle s’avère également plus percutante. Elle dit aussi que ces remplaçants viennent de quelque part et peuvent y retourner.

« L’africanisation de la France » met également à mal l’utopie multiculturelle : c’est une unique culture africaine qui s’impose, par le nombre, par la quantité, par l’imitation induite par la peur ou l’attrait de la force brute. Fini le multi, place à l’uni !

Les images de la dernière Fête de la musique à Paris ne disent pas autre chose…

 

 

 

Audrey D’Aguanno

Photo d’illustration : Capture X @Francesca Totolo

[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.

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