Sanchez critique les centres d’asile hors UE… qu’il organise en Mauritanie

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« Faites ce que je dis, mais ne faites pas ce que je fais. » Cette expression populaire qui résume l’incohérence absolue entre les grands discours moralisateurs et les actes réels sied comme un gant au si beau et si humain Pedro Sanchez. Jugez un peu : alors qu’il continue de rejeter publiquement et fermement les centres de traitement des demandes d’asile hors de l’Union européenne, son gouvernement négocie discrètement avec la Mauritanie sur ce même sujet depuis des mois.

La dernière réunion des 27 membres UE demandée en urgence après l’invasion migratoire de Ceuta a été le prétexte pour le socialiste Pedro Sanchez pour condamner à nouveau les centres de rétention situés hors de l’Union européenne. Il a tenu, par la voix de son ministre de l’Intérieur Fernando Grande-Marlaska, à réitéré que cela va à l’encontre des valeurs européennes et risque de gaspiller des ressources financières et de compromettre les relations avec l’Afrique voisine.

Si la position espagnole, partagée par Emmanuel Macron, se défend, elle fait passer ce dernier pour un bleu du « en même temps ». Car alors que Pedro Sanchez continue de proclamer que ces centres de rétention situés hors de l’Union européenne sont inutiles et coûteux, qu’ils ne résolvent aucun des problèmes existants mais en créent de nouveaux… il y travaille personnellement en Mauritanie pour freiner les arrivées de migrants dans les îles Canaries ( 46 843 migrants y avaient débarqué cette même année).
Le socialiste n’a pas donné beaucoup de visibilité à ce projet mauritanien, notamment parce qu’il copiait le modèle Meloni tout en l’attaquant. Mais une enquête réalisée par la Fondation porCausa, publiée dans le journal El Salto, a révélé que tout comme le centre italien de Gjadër en Albanie, les deux centres espagnols en Afrique – un à Nouakchott, l’autre à Nouadhibou – ont été financés avec les mêmes fonds européens. Dans son enquête, El Salto rapporte :

« L’Espagne externalise ses frontières en Mauritanie.

Pour comprendre l’histoire des centres de rétention pour migrants ouverts par l’Espagne en Mauritanie, il faut remonter au 15 mai 2024, date à laquelle 15 gouvernements de l’Union européenne ont adressé une lettre à la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, l’invitant à suivre l’exemple de Giorgia Meloni, la Première ministre italienne qui avait ouvert un centre de rétention en Albanie . Le gouvernement espagnol n’a pas signé cette lettre, mais une semaine auparavant, le 8 mai 2024, il avait attribué à l’entreprise de construction CADG le contrat de construction de deux centres de rétention en Mauritanie. Trois mois plus tard, en août 2024, le Premier ministre espagnol et la présidente de la Commission européenne se sont rendus en Mauritanie et ont promis de verser plus de 500 millions d’euros au gouvernement militaire du général Mohamed Ould El Ghazouani. »

L’inauguration des deux centres a eu lieu le 17 octobre 2024 en présence du ministre mauritanien de l’Intérieur, d’officiers de la Police nationale espagnole, de représentants de l’Union européenne… mais sans son principal initiateur : l’angélique Pedro Sanchez.
Il se limitera à une courte conférence de presse où il vantera les bienfaits de l’immigration et soutiendra que l’initiative vise à « garantir une immigration sûre, régulière et ordonnée« .

En somme, le deux poids, deux mesures classique : les progressistes « gèrent l’asile » pour le bien de l’humanité, tandis que Giorgia Meloni, elle, ouvre des « camps de déportation ». L’art de choisir ses mots, qui, au final ne changent rien à l’affaire.
 Audrey D’Aguanno

Photo d’illustration : DR

[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.

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