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Après avoir, quelques mois plus tôt, annoncé la régularisation massive de plusieurs centaines de milliers de clandestins et défendu l’immigration comme un moteur économique et un acte de justice sociale indispensable à l’avenir de l’Espagne, le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a qualifié la crise migratoire à Ceuta d’« attaque » et de « violation de l’intégrité territoriale de l’Espagne ». Tout en ayant soigneusement évité de nommer directement le gouvernement marocain dans sa déclaration publique, le coupable désigné en creux est Rabat. Car dans le langage diplomatique, qualifier l’afflux massif de ressortissants d’un pays frontalier d’« atteinte à l’intégrité territoriale » revient à pointer du doigt la responsabilité de cet État dans le contrôle – ou le manque de contrôle volontaire – de ses propres frontières. Nos dirigeants le savent : ouvrir les vannes de l’immigration est une arme géopolitique des plus puissantes. En voici quelques exemples.
S’il est encore trop tôt pour savoir qui a tiré les ficelles de cet afflux de 60 000 migrants à Ceuta, il paraît évident que des forces oligarchiques ou des États hostiles ont manœuvré en coulisses. Cette crise a éclaté une semaine à peine après le déplacement de Pedro Sánchez à Alger, le grand rival régional de Rabat. Et le royaume chérifien n’a jamais cessé de revendiquer sa souveraineté sur les enclaves de Ceuta et Melilla, qu’il considère comme des territoires occupés.
Enfin, ce regain de tension survient dans un contexte diplomatique déjà lourd pour Madrid, qui a multiplié les contentieux avec l’administration de Donald Trump sur fond de désaccords stratégiques, et le gouvernement de Benyamin Netanyahou en raison de ses prises de position sur le Proche-Orient.
Cette convergence de rivalités maghrébines et de ruptures diplomatiques internationales forme un faisceau d’indices concordants, suggérant que cette poussée migratoire soudaine a été artificiellement orchestrée pour frapper une Espagne temporairement isolée sur l’échiquier mondial.
Un outil de chantage géopolitique
Ouvrir délibérément les vannes de l’immigration pour déstabiliser un adversaire est une arme, une réalité stratégique des plus efficaces. Théorisée sous le concept de « weaponized migration« , la « migration armée » s’inscrit au cœur des guerres hybrides contemporaines. Des régimes autoritaires exploitent cyniquement les flux de population pour faire chanter, diviser ou extorquer des concessions aux démocraties libérales, paralysées par leurs obligations humanitaires auto-imposées qui ont largement pris le pas sur leur sécurité intérieure.
Cette vulnérabilité des nations démocratiques repose sur leur attachement au droit international, notamment à la Convention de Genève de 1951 qui interdit le refoulement aveugle des demandeurs d’asile.
Des États qui leur sont hostiles capitalisent précisément sur ce cadre juridique. En orchestrant des crises migratoires factices, ils saturent les infrastructures d’accueil de leurs cibles et polarisent le débat politique interne fracturant outre mesure un corps social déjà divisé que la question. L’objectif est multiple : forcer le pays visé à verser des compensations financières, à lever des sanctions économiques, à modifier sa ligne diplomatique, bref, lui faire comprendre qui a du poids dans sa balance.
Des précédents historiques
L’histoire récente regorge d’exemples frappants où les migrants sont instrumentalisés comme autant de projectiles géopolitiques… ce qui, on le notera au passage, vient contredire la conception de l’immigré perçu comme source d’enrichissement.
En 1980, Fidel Castro initiait l’exode de Mariel. Pour soulager l’économie cubaine et humilier l’administration américaine de Jimmy Carter, le régime castriste permit le départ soudain de 125 000 Cubains vers la Floride. Castro prit soin d’intégrer dans les embarcations des milliers de prisonniers de droit commun et de patients d’hôpitaux psychiatriques, saturant instantanément les capacités logistiques américaines.
Plus récemment, en février 2020, le président turc Recep Erdoğan utilisa cette arme contre l’Union européenne. En déclarant unilatéralement que la Turquie ne retiendrait plus les réfugiés sur son sol, il affréta des bus gratuits pour masser des milliers de migrants face à la frontière grecque. Le but recherché était d’extorquer de nouveaux financements européens et d’obtenir un soutien de l’OTAN en Syrie.
En mai 2021, c’est le Maroc qui relâcha volontairement les contrôles policiers autour de l’enclave espagnole de Ceuta. En moins de 48 heures, plus de 8 000 personnes traversèrent la frontière à la nage. Cette marée humaine fut une représaille directe à l’hospitalisation secrète en Espagne du chef du Front Polisario, ennemi juré de Rabat.
Quelques mois plus tard, à la fin de l’année 2021, la Biélorussie d’Alexandre Loukachenko poussa la méthode encore plus loin. En réponse aux sanctions de l’UE, le régime biélorusse organisa une véritable filière d’État. Des visas simplifiés furent accordés à des ressortissants du Moyen-Orient, acheminés par vols réguliers vers Minsk, puis escortés sous la menace des baïonnettes vers les frontières polonaise et lituanienne.
L’immigration n’est pas une chance
Audrey D’Aguanno
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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8 réponses à “Ceuta : l’immigration comme arme géopolitique face au mythe de la « chance migratoire ». Des précédents historiques”
Simplement rendre la vie impossible aux indésirables.
Supprimer le droit d’asile et du sol.
Faire comme les pays asiet du golfe..
Sans carte de séjour, ils ont droit a rien.
Du coup ils demandent a repartir
SANCHEZ, Hijo de Puta, el pueblo español te caga en la cabeza y te mea en la nariz y en los oídos. Grand mierda apestosa. Y tu novio te lame el culo perfumado.
Aurait-on pu verrouiller nos frontières dans le passé et pourrait-on le faire maintenant ? C’est sûrement la seule solution.
« les flux exercent une pression à la baisse sur les salaires, freinent la revalorisation des métiers pénibles « . Quand comprendrez-vous que c’est précisément à ça que ça sert ?
Cette affaire de Ceuta est louche ! Comment expliquer l’arrivée de quantités de marocains en camions, sans que cela n’ait été savamment organisé ! Mais par qui ? L’état marocain est ami d’Israël et des Américains. De la à penser à une pression américaine sur le Maroc, sous forme de revendication de territoire par son envahissement, pour punir le gouvernement de Sanchez de sa non-coopération dans la guerre qui oppose Israël et les USA à l’Iran ? Il n’y a qu’un pas. Et Trump n’a-t-il pas dit qu’il se vengerait de ce qu’il considère « traites » à sa politique ! ? Evidemment, le crétin d’Extrême Gauche, Sanchez, a tendu la joue à ce genre de déstabilisation migratoire en régularisant 500000 immigrés, au grand mépris de ses alliés européens, et a donc créé un phénomène d’aspiration, qui sert d’excuse et de couverture à l’invasion calculée de Ceuta ! Et l’Europe dans tout cela ! Méprisée conjointement par les américains, israéliens, marocains….et même par l’Extrême gauche espagnole ! La risée du monde avec ses accords de Schengen !
A-t-on enfin compris que cette soi-disant « invasion » était fausse ? Des gars qui franchissent la frontière par la nage avec juste un maillot de bain ? Mais qui peut croire cela ? On aura compris depuis longtemps que c’était un coup de bluff, et d’ailleurs cela se voit sur Tik Tok. Fin du débat.
« il faudrait être fou pour (dé)penser plus ». Les commentaires s’enflamment, mais vu les vidéos on voit très bien que ce n’est qu’un fake.
Les médias affirment que tout est rentré dans l’ordre. Les vidéos provenant de Ceuta montrent des dizaines de types qui zonent dans les rues.