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QR Code oui, QR code non… Pour Bob l’éponge oui, mais pas pour Alexandre Langlois… Le feuilleton de l’été concocté par l’Élysée autour défilé militaire du 14 juillet 2026, ne nous aura pas déçu. Symbole d’une double faillite – celle des libertés publiques et celle de la compétence technologique de nos institutions – il a viré au ridicule et nous fait nous interroger sur l’existence d’une liste de persona non grata, ciblées politiquement, dont les libertés civiques seraient restreintes.
Le 14 juillet 2026, l’exécutif a franchi un nouveau cap dans la surveillance de masse en imposant un QR code nominatif et un contrôle d’identité pour le simple droit d’observer le défilé militaire sur les Champs-Élysées. Un dispositif de flicage inédit pour un événement populaire [ce qui appartient au peuple, ce qui lui est destiné] – d’abord légitimement annulé par la justice administrative le 13 juillet, avant d’être rétabli en urgence absolue par le Conseil d’État au milieu de la nuit. Une parodie de justice pour accoucher d’une parodie de sécurité. La preuve par Bob l’éponge.
Oui à la Bob l’éponge, non à l’opposition
La preuve est désormais faite : l’algorithme de la Macronie ne cherche pas la sécurité des citoyens, il cherche le contrôle de l’opinion. Pour éprouver les mailles de ce filet numérique, des journalistes et des militants des libertés publiques ont soumis des demandes d’inscription absurdes. Résultat ? La plateforme officielle de l’Élysée a validé à l’aveugle et délivré un QR code en bonne et due forme pour… Bob l’éponge.
En d’autres termes, l’appareil d’État, prétendument infaillible, est incapable de filtrer un canular de cour de récréation. En revanche, sa mémoire politique est excellente. Comme l’a révélé l’émission Bistro Libertés sur TV Libertés, le système a parfaitement fonctionné pour censurer : alors que la célèbre éponge jaune à l’expression débile décrochait son laissez-passer, des journalistes indépendants tel que l’ex-patron de Sud Radio Didier Maïsto, et des figures critiques du pouvoir comme Alexandre Langlois, ancien agent des renseignements devenu lanceur d’alerte, ont vu leur demande de QR code rejetées par la préfecture de police.
Une liste quelque part ?
Ce tri sélectif confirme la nature profonde de ces outils : sous prétexte de lutte antiterroriste, le pouvoir installe une infrastructure de ségrégation politique. Quiconque pense mal est exclu de l’espace public ; quiconque s’appelle Bob l’éponge est invité à la tribune. Cela fiat s’interroger Didier Maïsto sur l’existence d’une liste « secrète et illégale » de personnes signalées notamment à l’occasion des « Gilets jaunes, des manifestations contre la réforme des retraites, les soignants suspendus »… filtrées par des algorithmes.
Force est de constater que derrière les grands mots sur la sécurité globale se cache une bureaucratie numérique aveugle, aussi liberticide qu’inefficace. Un fiasco technologique qui en dit long sur la start-up nation…
Audrey D’Aguanno
Photo d’illustration : DR
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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