Le drame de Crépol est revenu sur le devant de la scène avec la reconnaissance par les juges d’instruction de la circonstance aggravante de racisme anti-blancs en vue du procès. Crépol, un mot qui a profondément marqué nos concitoyens suite au meurtre tragique de Thomas Perotto. Mais combien de ces mêmes citoyens savent-ils que de telles descente de racailles ont lieu dans toute la France ?
Marcoussis, lynchage collectif à huit clos, une femme enceinte tabassée et des enfants traumatisés
» Certains invités sont traînés au sol pour être isolés et frappés à terre à coups de poing et de pied par des groupes de plusieurs jeunes. « Ils ont tapé tous ceux qu’ils pouvaient. Notre obsession, c’était qu’ils ne rentrent pas dans la salle. » Sur les marches et devant la porte, des pères de famille, des femmes, font barrage.
« Mon frère a failli mourir pour rien, souffle Julien. C’était l’effroi, on s’est fait massacrer. Ce n’était pas une bagarre, on s’est juste fait agresser. À mon fils de 11 ans, quelqu’un lui a fait signe qu’il allait l’égorger. Il a vu des scènes très violentes, il a glissé dans une flaque de sang. »
L’agression, qualifiée par les forces de l’ordre de scène de sauvagerie « jamais vue en dix-huit ans de carrière », a fait quinze blessés et plongé les participants dans un état de stress post-traumatique aigu. Les secours ont pris en charge des victimes souffrant de traumatismes crâniens, de fractures du nez, de côtes cassées et de plaies profondes causées par des coups de bouteille et des piétinements répétés au sol. Évacuée en urgence absolue vers les services hospitaliers pour des examens gynécologiques vitaux, la future mère a miraculeusement survécu sans perte d’enfant, bien que couverte d’ecchymoses.
Saint-Martin-Petit, des jeunes villageois braqués par la racaille armée
Un autre de ces raids s’est déroulé dans la petite bourgade de Saint-Martin-Petit dans le Lot-et-Garonne quelques mois seulement avant le drame de Crépol, lors d’une fête d’anniversaire. Une trentaine de jeunes du village étaient réunis pour célébrer les 18 ans de l’un d’entre eux. Tout se passait dans la bonne humeur, quand, 1 heure du matin, cinq individus ont fait irruption prétendant de l’eau pour « faire une chicha » et s’introduire dans cet événement privé. Face au refus, ils ont alors menacé de mort les convives, en promettant de revenir armés. De retour, ils sont encore plus nombreux et équipés de :
« deux pistolets et une scie, selon les victimes ; un pistolet et une scie, selon les prévenus, la seconde arme de poing étant, selon Fares E., qui la brandissait, un marteau, trouvé dans le coffre du véhicule. »
Face aux menaces et à la violence des assaillants armés, les jeunes fêtards se barricadent, se cachent dans tous les recoins possibles, s’enfuient à travers les champs et se dissimulent dans les bosquets pour échapper aux coups.
Des peines risibles
Pour cette expédition punitive, trois personnes seront reconnues coupables de violences avec usage ou menace d’une arme et de complicité. Fares E. et Imane B., et un troisième individu, dont l’identité civile est restée confidentielle, écoperont de peines de sursis. Ils n’iront pas un jour en prison, mais le tribunal a assorti le jugement de mesures restrictives dites « strictes » (sic) :
- Interdiction de détenir ou porter une arme pendant plusieurs années.
- Interdiction stricte d’entrer en contact de quelque manière que ce soit avec les victimes.
L’affaire impliquait également deux autres suspects mineurs.
« Mon fils a vu ses 2 copains, des armes braquées sur la tête » Stéphanie raconte l’agression que son fils a subi pendant une soirée avec ses amis #PascalPraudEtVous #Europe1 pic.twitter.com/npMzI9NUPe
— Europe 1 (@Europe1) November 23, 2023
Ces deux « faits divers » qui entourent le raid de Crépol ne sauraient être réduits à de simples faits divers isolés. De telles attaques ont lieu dans toute la France, mais sont largement passées sous silence par les grands médias. Serait-ce que ces scènes dignes d’une guerre civile larvée disent quelque chose de l’état de notre pays ?
Pour les conclusions, nous laissons la parole à Nicolas Faure qui avait été, en son temps, un des rares à relayer ces affaires.
Audrey D’Aguanno
Photo d’illustration : DR
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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