Thelma est un bistro de quartier nantais, mais pas de n’importe quel quartier. Face au musée Dobrée, à mi-chemin du boulevard Gabriel-Guist’hau et du cours Cambronne, il a un standing à tenir. Bien situé, il est également bien né : c’est la seconde table de Jean-François Pantaléon, chef de l’illustre Roza. Le demi-dieu du ris de veau n’a que la largeur de la petite rue Montesquieu à traverser pour veiller aux fourneaux de sa plus modeste succursale. Il lui arrive même de s’y coller en cas d’urgence.
Le décor est au fond ce qu’il y a de plus authentiquement bistro dans la maison, avec banquettes rouges, chaises à bois courbés et larges miroirs utilisés comme tableaux d’affichage. On pénètre directement de la rue dans la salle. L’espace mesuré favorise la convivialité.
La carte est brève et originale. Ce jeudi, nous y trouvons en entrée trois propositions : tartare de bœuf, anchois, crème crue fumée, poutargue, ou gyoza de crevettes, chou vinaigré, bouillon coco saté/chili oil, ou… œuf mayo. Bien respectée, la tradition bistro a du bon, sauf que, désolé, à cette heure-ci, il n’en reste qu’un : Thelma évite de gâcher, au risque de faire des frustrés. Volens nolens, une expérience gustative intéressante s’impose avec le gyoza ou le tartare, aux saveurs plus raisonnables que leur intitulé ne le laisserait craindre.
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En plats, le vegan du jour (tomates courgettes, sauce melon, poivron/sariette) attire moins les suffrages que la poitrine de veau, carottes confites, sauce bagna cauda. La viande, plus savoureuse qu’abondante, est d’un moelleux impeccable sous une surface légèrement craquante ; la sauce à l’anchois n’est pas nappée mais servie sur le côté, et c’est très bien ainsi. Au chapitre des plats on trouve encore le croque Thelma tartufata, plat signature de la maison, proposé aussi à emporter.
En dessert, mille-feuilles, vanille sésame ou nage de pêche blanche, glace vanille. Rien à redire.
Pour accompagner le tout, un muscadet Terroirs du domaine Lucas Salmon, d’un parfait classicisme.
Le service est diligent et détendu, comme il se doit dans un tel lieu, qui plus est au mois de juillet. L’addition, 28 euros par personne avec entrée, plat dessert et café, plus 30 euros pour la bouteille de muscadet, n’a rien de délirant. Le soir « apéro chill » à partir de 18h00. En été, les sempiternels travaux publics nantais font de l’accès au Thelma presque un parcours du combattant : ne vous laissez pas décourager.
Thelma : 1 rue Montesquieu, 44000 Nantes
Tél. : 02 40 73 06 69
https://www.instagram.com/bistrothelma/
Photos : Breizh-info.com
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