Une observation revient dans presque tous les scrutins européens récents, et elle mérite d’être formulée sans détour : la principale force qui fait obstacle à la droite européenne n’est pas la gauche. C’est la droite elle-même.
Le laboratoire britannique
Le Royaume-Uni offre la démonstration la plus lisible, parce que son mode de scrutin transforme immédiatement la division en défaite.
Rupert Lowe, exclu de Reform UK en 2025, a fondé Restore Britain en février dernier. Le parti se situe à la droite de celui de Nigel Farage et stagne autour de 3 à 4 % des intentions de vote. En apparence, une formation marginale. En pratique, l’essentiel de son électorat vient de Reform, ce qui suffit à faire basculer des dizaines de circonscriptions où Reform devançait le Labour de quelques points.
Le résultat était visible mi-août : le Labour repassait en tête avec 25,1 %, devant Reform à 24,7 % et les conservateurs à 20 %. À elles trois, les formations situées à droite pèsent largement plus que le parti travailliste. Séparées, elles perdent.
Chacune a pourtant ses raisons. Les conservateurs reprochent à Farage d’avoir démoli le centre droit, les électeurs de Reform voient dans Lowe un diviseur, et ceux de Restore jugent la prudence de Kemi Badenoch comme une absence de convictions. Toutes ces critiques ont une part de fondement. Aucune ne remporte une élection.
Le même schéma partout
En Autriche, les négociations de coalition entre l’ÖVP et le FPÖ ont échoué en 2025 sur des questions de partage du pouvoir et de stratégie, laissant le parti arrivé en tête hors du gouvernement. En Allemagne, la CDU vit sous la double pression de l’AfD à sa droite et de sa propre crainte de perdre l’électorat du centre en se rapprochant d’elle. En France, la rivalité entre l’héritage gaulliste et le Rassemblement national dure depuis assez longtemps pour que plus personne n’en attende de résolution. Aux Pays-Bas, le PVV, le VVD et des formations plus récentes se disputent le même électorat avec plus d’énergie qu’elles n’en consacrent à leurs adversaires.
Les mouvements politiques échouent rarement faute de convictions. Ils échouent quand l’ambition personnelle passe devant. Et les électeurs, qui le sentent parfaitement, ne récompensent pas une guerre civile permanente : ils veulent surtout la garantie que ceux qui réclament le pouvoir seraient capables de l’exercer ensemble.
L’autre moitié du problème
Reste une question que la seule arithmétique électorale ne règle pas.
Le débat sur l’immigration se concentre presque exclusivement sur les flux : combien, d’où, à quelles conditions. Ce sont des questions légitimes. Elles laissent pourtant de côté ce qui devrait précéder toutes les autres : à quoi, exactement, demande-t-on aux nouveaux arrivants d’adhérer ?
Une société qui tient sa propre histoire pour une suite de crimes, qui traite ses institutions héritées comme des survivances embarrassantes et qui considère la transmission comme une forme de repli, ne dispose plus de rien à proposer. L’assimilation suppose un objet. Là où cet objet a été démonté par ceux-là mêmes qui étaient chargés de le transmettre, l’intégration se réduit à une formalité administrative, et l’on s’étonne ensuite que des populations entières vivent côte à côte sans jamais former un peuple.
Ce n’est pas d’abord un échec des arrivants. C’est un échec de l’hôte.
Ce que sait l’Europe centrale
Les pays sortis du communisme après 1989 ont, sur ce point, une expérience que l’Europe de l’Ouest ferait bien d’écouter au lieu de la moquer.
Ils ont vécu quatre décennies sous un régime qui entendait précisément dissoudre les appartenances nationales et religieuses dans une humanité rééduquée. Ils en ont conclu, une fois libérés, que l’attachement à une langue, à une histoire et à une foi n’était pas un archaïsme mais une défense. On peut discuter des formes politiques qu’a prises cette conviction. On ne peut pas balayer l’expérience elle-même, qui est celle d’une génération ayant vu de près à quoi ressemble une société où l’on a méthodiquement arraché ses racines.
Rien de tout cela n’est écrit. Les civilisations ne s’effondrent pas comme s’effondre un barrage ; elles se retirent, décision après décision, et rien n’interdit d’inverser une décision.
Encore faut-il commencer par la plus simple. Elle n’exige ni doctrine nouvelle, ni intellectuel providentiel, ni refondation : elle consiste à cesser de combattre plus durement ceux qui partagent l’essentiel de vos analyses que ceux qui les combattent toutes. À l’échelle du Royaume-Uni, cela s’appelle 3 % transférés d’un parti à un autre, et une majorité qui change de camp.
Armand LG
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5 réponses à “La droite européenne perd moins face à ses adversaires que face à elle-même”
La gauche prône l’inclusion, le centre l’intégration et la droite l’assimilation. Dans les trois cas, tu ne peux pas t’opposer au mariage de ta fille avec une créature du Mordor et d’avoir des petits-enfants gris-marron à tête déformée. Le populisme a déjà échoué, que ce soit en Hongrie ou en Italie où on régularise du clandestin à tour de bras pour diminuer artificiellement la statistique de l’immigration illégale. Aucun intérêt à que ces partis prennent le pouvoir, ce débat est déjà obsolète.
Cette analyse peut s’appliquer à notre pays ou une multitudes de partis dits de droite s’affrontent pour des questions de « sur-moi » alors que , bien souvent ils sont d’accords sur l’essentiel. Et , résultats,est que chacun, dans son coin fait un score minable
Depuis Guy Mollet, nous avons en France la droite la plus bête du monde. Il apparaît malheureusement que nous sommes rejoints par d’autres pays.
Peut importe la gauche, la droite, le milieu et les extrêmes. La politique ne sera JAMAIS la solution car elle est LE problème .
De Gaulle a installe des communistes a des postes cles, crla a continue sous Mitterrand, ils ont embauches de preferences des camarades communistes.
Staline conseillait aux communistes d’accuser leurs adversaires politiques de fascistes de facon a les culpabiliser. L’accusation de fasciste a perdue sa portee morale, le fil etant use. Maintenant que notre pays a une population nombreuse issue d’Afrique, l’accusation qui revient sans cesse dans la bouche des communistes ( LFI, c’est le nouveau nom des communistes ), tenant compte d’une population tres nombreuse issue d’autres continents, c’est le RACISME, l’argument fait mouche dans la plus part des cas, car les MONDIALISTES-UNIVERSALISTES, qui veulent un monde sans frontieres, se font appeler LIBERAUX. Ce sont des traitres a leur peuple, chez eux les interets de la FINANCE a supplante l’interet de la NATION. Ils sont menteurs et hypocrites car, ils osent se dire GAULLISTES, sur beaucoup de points ils sont en accords avec la gauche, sauf sur le partage des richesses, ils trompent par consequent leur electorat peu cultive en matiere d’economie. Cette OLIGARCHIE, composee de la haute finance, des patrons de multi-nationales et des grandes entreprises et de la FNSEA, pour l’agriculture, travaille exclusivement dans leurs interets delaissant la France d’en bas.