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En Bretagne comme dans le reste du pays, le cancer du pancréas progresse à un rythme inquiétant. En 2023, 15 991 nouveaux cas ont été estimés en France et 13 375 décès lui ont été attribués. Il est désormais la quatrième cause de mortalité par cancer chez les hommes comme chez les femmes. Entre 2010 et 2023, le taux d’incidence a augmenté en moyenne de 1,3 % par an chez les hommes et de 1,6 % chez les femmes. L’Institut national du cancer juge cette hausse « préoccupante » chez ces dernières.
Une maladie longtemps silencieuse
Le vieillissement contribue à l’augmentation du nombre de malades, mais ne suffit pas à tout expliquer : les taux d’incidence standardisés progressent également. Les facteurs de risque les mieux établis restent le tabagisme (principal facteur évitable connu), le surpoids, l’obésité et certaines prédispositions génétiques ou familiales.
Au CHU de Rennes, le professeur Astrid Lièvre avance aussi plusieurs pistes environnementales. « Des études montrent qu’il existe une corrélation entre l’exposition aux pesticides et les taux de cancers, mais il n’y a pas que ça », explique-t-elle dans Actu Rennes le 23 juillet. Elle évoque également le cadmium, le développement du surpoids et la consommation d’aliments ultratransformés.
Ces pistes doivent rester présentées avec prudence : une corrélation ne démontre pas un lien de causalité propre au cancer du pancréas. Cette incertitude ne saurait néanmoins devenir un prétexte à l’immobilisme. La prévention contre le tabac et l’obésité doit être renforcée, tandis que les expositions professionnelles et environnementales suspectées méritent des recherches plus ambitieuses.
Un traitement prometteur face à l’urgence
La maladie reste redoutable parce qu’elle évolue longtemps sans symptôme caractéristique. Seuls 10 à 20 % des patients sont diagnostiqués lorsque la tumeur peut encore être retirée chirurgicalement.
Un espoir vient du daraxonrasib, un traitement oral ciblant la voie RAS. Dans un essai international de phase 3 portant sur 500 patients atteints d’un cancer pancréatique métastatique déjà traité, la survie globale médiane a atteint 13,2 mois, contre 6,7 mois avec une nouvelle chimiothérapie. Ce résultat, publié dans le New England Journal of Medicine, ne signifie pas une guérison, mais représente un progrès majeur.
Le 7 juillet, l’Agence européenne des médicaments a ouvert une évaluation par phases destinée à accélérer l’examen du dossier sans réduire les exigences de sécurité et d’efficacité. En France, l’association Espoir Pancréas réclame parallèlement l’utilisation des dispositifs d’accès précoce. Face à plus de 13 000 morts par an, l’État doit conjuguer rigueur scientifique et rapidité : les malades ne disposent pas du confort des lenteurs administratives.
Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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6 réponses à “Cancer du pancréas : une hausse préoccupante des cas en France”
N’y aurait-il pas une corrélation avec la campagne d’injections arnm anti-co-vide comme pour la flambée de cardiopathies, maladies auto-immunes et autres cancers?
Et personne ne parle de la multiplication des cas depuis le vaccin à ARNm!
Et la thérapie génique expérimentale contre la covid 19 ? On n’y pense pas ? L’ARNm transformant les personnes vaccinées qui réagissent trop fort en OGM est pourtant un candidat sérieux dans la recrudescence de cancers de toutes sortes et d’accidents cardiaques !!!!
Et bien sûr la vaccination contre le Covid n’est en rien liée à cette augmentation…
Un lien avec le vax ? Certainement pas, puisqu’on n’a cessé de vous répéter que c’était « sûr et efficace »…
Vos gueules, les complotistes !…
Le cadmium c’est à la mode…nous avons déjà la macronitose aigüe du rat de lElysée et d’ici les prochaines élections on va tous en crever