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Euskal Konfederazioa est une puissante fédération couvrant tout le Pays Basque nord. Celle-ci regroupe une quinzaine d’associations œuvrant en faveur de la langue basque dans les domaines de l’enseignement (public, associatif, privé), de l’enseignement aux adultes, des médias, des loisirs… .
Suite aux récentes interdictions par le préfet des motions votées par les municipalités de Sare, Bayonne et Saint-Pierre d’Irube qui avaient officialisé la langue basque dans leur commune au côté du français et de l’occitan gascon pour Bayonne, les militants du basque ont décidé l’organisation d’une grande manifestation pour la défense de la langue.
Celle-ci aura lieu le 21 novembre prochain à Bayonne/Baiona sous le slogan « Euskararen garaia da – Notre choix l’euskara« , avec pour revendication centrale la co-officialisation de l’euskara, c’est à dire la langue basque, une des langues les plus vieilles d’Europe.
Euskal Konfederazioa invite les structures associatives membres de Pour Que Vivent Nos Langues à organiser des mobilisations le même jour dans les différents territoires (manifestations, rassemblements… selon les possibilités de chacune), comme elles ont pu le faire par le passé.
Qu’en sera-t-il en Bretagne pour le breton et le gallo ?
En effet, Euskal Konfederazioa considère que « si les réalités sociolinguistiques peuvent varier selon les territoires, certaines revendications qui seront portées le 21 novembre à Baiona sont aussi portées par les membres de Pour Que Vivent Nos Langues (et par son biais), à savoir la modification de l’article 2 de la Constitution et la nécessité d’une loi linguistique globale, deux thématiques qui feront l’objet d’un travail spécifique de Pour Que Vivent Nos Langues ces prochains mois. »
Le texte complet de « Notre choix, l’Euskara » (débarrassé de l’écriture woke)
Bien qu’étant dans une situation critique, l’euskara est toujours une langue vivante. Elle a survécu à des siècles de mépris et de dénigrement et est entrée au XXIème siècle plus vivante que jamais, grâce à l’attachement et à l’action sans faille de sa communauté linguistique. L’euskara vit grâce à nous et à travers nous.
Bascophones ou non, nous faisons, au quotidien, le choix de l’euskara : en la transmettant dans le cadre familial ; en l’apprenant à l’âge adulte ; en l’enseignant ; en privilégiant un enseignement en euskara pour nos enfants ; en faisant le choix de passer les épreuves du baccalauréat et du brevet en euskara ; en l’utilisant en famille, au travail, avec nos amis et dans nos loisirs ; en choisissant de vivre et de faire vivre la culture basque…
Nous avons fait le choix de l’euskara comme fil conducteur de nos vies. Et nous voulons que ce choix soit respecté.
L’euskara est notre langue, le pilier de notre culture, de ce que nous sommes. La pelote, le rugby et le surf sont l’euskara ; nos danses, musiques et fêtes sont l’euskara. Nous sourions et versons nos larmes en euskara. Nous rêvons en euskara. Nous nous divertissons en euskara.
L’euskara est un monde, et nous sommes citoyens du monde par l’euskara.
Mais la situation de l’euskara est critique sur l’ensemble de son territoire. Le diagnostic n’est pas nouveau, et les dernières données le confirment : le nombre de locuteur·ices et l’usage de la langue chutent, surtout au Pays Basque nord. Pourtant, un changement de cap est possible, atteignable et désirable.
Mais pour cela, l’euskara doit devenir une priorité politique et sociale ; nous devons gagner massivement en nombre de locuteur·ices ; et nous devons assurer les conditions qui nous permettront de vivre en euskara au quotidien et dans tous les secteurs.
- Nous demandons la co-officialisation de l’euskara, afin qu’elle trouve toute sa place, au même titre que le français, sur l’ensemble de notre territoire. Nous voulons que nos droits linguistiques soient respectés.
- Nous demandons la révision de l’article 2 de la Constitution française, pour que le français ne soit plus la seule langue reconnue et autorisée de la République.
- Nous demandons aux parlementaires l’adoption d’une loi linguistique audacieuse en faveur des langues minorisées, loi qui poserait un cadre juridique protecteur pour l’euskara et qui octroierait aux bascophones des droits concrets.
- Nous souhaitons que toutes les institutions du Pays Basque mettent en place des politiques linguistiques efficientes, aux objectifs précis et chiffrés, et dotées de feuilles de route claires. L’euskara a besoin d’un plan de revitalisation global ambitieux.
Nous appelons les euskaltzale de l’ensemble du Pays Basque à se mobiliser à l’occasion de la grande manifestation organisée à Bayonne par le mouvement associatif le 21 novembre prochain. Citoyens, travailleuses et travailleurs, artistes, sportifs, élus, entrepreneurs et commerçants, celles et ceux qui sont nées ici et les nouveaux arrivants, générations qui ont subi l’interdiction de l’euskara à l’école et élèves l’apprenant dans le cadre scolaire… la participation de nous tous, membres de la communauté linguistique basque, bascophones ou non encore bascophones, est indispensable.
Nous, signataires de cet appel, prenons l’engagement de mobiliser nos membres pour que cette manifestation ne soit pas une « manifestation de plus » mais bel et bien une grande démonstration populaire de notre attachement à l’euskara, qui devra déboucher sur une nouvelle ère, condition sine qua non à sa pleine revitalisation.
Comme nous avons su le faire jusqu’à présent, l’heure est à la mobilisation et au travail en commun. Tous ensemble, donnons un nouveau souffle à l’euskara ! Euskaltzaleon garaia da, euskararen garaia da.
Le 21 novembre, tous à Baiona !
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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2 réponses à “Pays Basque : une grande manifestation pour la défense de la langue basque en novembre”
C’est ridicule, vu que la langue basque est toujours très vivante, propagée dans les familles lesquelles parlent en basque à leurs enfants…il n’y a qu’à écouter autour de nous dans les lieux publics. Il y a des cours de basque…y aller si on veut.
Les affiches annonçant fêtes ou événements sont en basque…les non basques et touristes ne les comprennent pas…Est-ce réservé aux basques ? Laisser vivre une langue ne sous entend pas d’être sectaire!
Sectarisme que je constate chaque jour , les familles basques étant fermées aux non basques.pas de voisinage dans nombreuses localités.
A ce stade , pourquoi ne pas mettre une frontière ? Le tourisme les fait vivre pourtant !!
J’ai entendu une basque me dire qu’elle n’est pas française, qu’elle est basque.
Tout est dit!!! On a compris!
La Provence ne parle plus provençal dans la vie courante, ce qui n’empêche pas que tous apprécient le folklore ,les spécialités, le style provençal autant dans les maisons que partout…et attire le tourisme et commerce.
vous vivez au Pays Basque pour en parler de cette maniére?