En ce 9 septembre, bon anniversaire… Jean-Pax Méfret !
Les « générations Jean-Pax » étaient réunies ce samedi 5 septembre 2026 au Palais des Congrès de Versailles pour souhaiter, avec quelques jours d’avance, un bon anniversaire à Jean-Pax Méfret. Celui qui se nomme lui-même « le chanteur d’Occident » est en effet né un 9 septembre, il y a 82 ans, à Alger, alors département français.
Journaliste, écrivain et chanteur, il a été introduit sur scène par l’une de ses amies, Gabrielle Cluzel, rédactrice en chef de Boulevard Voltaire. Celui pour qui « la musique est devenue une arme » a été ovationné par les 1 500 spectateurs de la salle versaillaise.
Un répertoire engagé, intime et spirituel
Le public a communié avec un répertoire soigneusement choisi par l’artiste : les incontournables d’abord, ces textes écrits sur ses thèmes de prédilection — Algérie française, Indochine, combat anticommuniste, tradition militaire —, mais aussi des chansons plus personnelles, intimistes, voire spirituelles.
Celui qui se dit « ni rouge ni mort » garde la verve de ses débuts sur les barricades d’Alger et la « Nostalgérie » de ce pays d’où les pieds-noirs ont été chassés et les harkis presque tous abandonnés — sans oublier ceux qui accueillirent les rapatriés à leur arrivée en France. Ses textes ne sont pas politiquement corrects, et il le revendique : « ce que je dis, je l’écris, et je le chante aussi ». Défilèrent ainsi les sacrifiés de Dien Bien Phu, les combats contre le communisme, la Sibérie, Véronika et le mur qui coupait Berlin en deux, ou encore le souvenir de Camerone.
Le public acquis des « générations Jean-Pax » a vibré, s’est levé à la sonnerie aux morts, a prié avec la Vierge du professeur Muller, a pleuré sur le scandale du sang contaminé.
Des barricades d’Alger au Sacré-Cœur
Un montage photo ponctuait le récital, mêlant images de famille et documents d’histoire : Jean Méfret, le père de l’artiste, résistant marseillais venu à Alger préparer le débarquement américain de 1942 et affilié à l’Office of Strategic Services (OSS) ; le jeune Jean-Pax sur les barricades d’Alger, avec l’évocation du drapeau taché du sang d’Hernandez. D’autres visuels illustraient les chansons, du drapeau français au Sacré-Cœur de Jésus.
Après les textes les plus engagés et les souvenirs, l’artiste a dévoilé sa part spirituelle en chantant Noun, dédiée aux chrétiens d’Orient, puis la prière La Force, avant de conclure la soirée par une chanson dédiée à la Vendée.
L’armée française, que Jean-Pax Méfret a toujours défendue, n’a pas été oubliée — ni la Bretagne, grâce au titre consacré à Saint-Cyr, réclamé par de jeunes élèves de l’École spéciale militaire. Le Liban et l’attentat du Drakkar à Beyrouth, les parachutistes du 6 juin tombés du ciel sur Sainte-Mère-Église, les amis déjà partis qui rejoignent les oies sauvages, le vieux soldat en quête de respect, le loup de guerre, l’enfant du flic et celui du soldat, Soljenitsyne et même Jean-Paul II : hommage a été rendu à toutes ces causes trop souvent oubliées.
Une vie de plume et de scène
À 82 ans, l’artiste, qui a toujours eu la France chevillée au cœur et au corps, reste un exemple de fidélité et de liberté « contre le camp des bien-pensants ». Il écrit pour que la mémoire reste — et prévient que la colère, il ne faut pas la chercher.
Journaliste au Figaro Magazine et à Valeurs actuelles, grand reporter, il a couvert de nombreux conflits et mené des enquêtes sur le terrorisme. Il est l’auteur de plusieurs livres — Le Siècle d’or, Bastien-Thiry, Une sale affaire, 1962, l’été du malheur, Un flic chez les voyous, Le Vol des bijoux de la Bégum, Les Carabiniers du prince, Sur l’autre rive… en 1962, Douze assassinats politiques qui ont changé l’histoire, ainsi qu’une participation au Dernier Carré, combattants de l’honneur et soldats perdus, de l’Antiquité à nos jours, avec le chapitre « Alger 1962, le crépuscule de l’Algérie française » — et d’environ 300 chansons. Il s’est notamment produit à l’Olympia en 2012, au Casino de Paris en 2018 et 2022, à Béziers en 2024, et donc, pour notre plaisir, ce samedi à Versailles.
Celui qui s’appelle Jean comme tout le monde, Pax comme personne et Méfret comme son père a réjoui nos cœurs et ravivé nos souvenirs, le temps d’un moment d’amitié française.
Merci Jean-Pax Méfret, et encore bon anniversaire !
Photo d’illustration : DR
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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