Éoliennes flottantes en Bretagne Sud. Dernière ligne droite pour dire non : l’enquête publique s’achève le 28 septembre

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Plus de 10 ans que le serpent de mer refait régulièrement surface : le projet d’éoliennes flottantes au sud de la Bretagne revient sur le devant de la scène à l’occasion de l’enquête publique sur le raccordement des parcs éoliens de Bretagne Sud, ouverte le 17 août et close le 28 septembre 2026 à 17h30. Derrière la technicité du dossier — des câbles, des postes électriques, un atterrage — c’est bien l’adhésion des Bretons à un projet colossal qui se joue. Et à lire les contributions déposées, en grande majorité hostiles, cette adhésion est loin d’être acquise.

Un projet à 750 MW, 3 maîtres d’ouvrage, et une plage en première ligne

Le projet Bretagne Sud comprend 3 composantes distinctes : un 1er parc éolien en mer d’environ 250 MW, attribué à la société Pennavel ; un 2nd parc d’environ 500 MW, dont l’attribution sera décidée à l’issue de l’appel d’offres n°10 lancé par l’État le 12 juin 2026 ; et le raccordement électrique mutualisé des 2 parcs, porté par RTE — objet de l’enquête en cours.

Le schéma technique donne la mesure de l’emprise : depuis le parc flottant, des câbles rejoignent un poste électrique en mer, puis des liaisons sous-marines jusqu’à l’atterrage — le point de jonction avec la terre ferme, prévu sur la plage de Kerhillio à Erdeven —, avant un poste intermédiaire de compensation, des liaisons souterraines et un nouveau poste de raccordement vers les lignes à haute tension.

L’histoire du dossier n’incite pas à la confiance : lancé vers 2012 sous la forme d’une ferme pilote portée par le lorientais Nass&Wind puis par Eolfi, le projet d’essai est passé de 8 à 5 puis à 3 éoliennes… avant de ne jamais voir le jour. C’est pourtant sur cette base jamais expérimentée que l’on passe désormais à l’échelle industrielle.

De Groix aux Glénan, un littoral entier concerné

Les communes d’Erdeven, Brec’h, Locoal-Mendon, Ploemel, Pluvigner, Groix, Le Palais et Quiberon, ainsi que les communes finistériennes de Clohars-Carnoët, Moëlan-sur-Mer et Fouesnant — avec l’archipel des Glénan en covisibilité — sont concernées par la vue, l’atterrage ou le raccordement. Et l’expérience des parcs existants invite à la prudence sur les promesses de discrétion : les éoliennes de Saint-Brieuc se voient jusqu’à Saint-Malo, celles de Saint-Nazaire s’aperçoivent depuis Belle-Île.

Face au projet, les associations et collectifs regroupés autour de PIEBIEM sont vent debout contre la dénaturation du paysage marin, après près de 10 ans d’alertes. Ils ont reçu un renfort de poids : David Lappartient, président du conseil départemental du Morbihan, a apporté son soutien aux opposants. Les associations rappellent aussi que le débat public s’est tenu en pleine période Covid — dans des conditions qui n’ont guère permis l’expression du public.

Souveraineté, Marine nationale, biodiversité : les questions qui fâchent

Au-delà du saccage paysager, les contributions à l’enquête soulèvent des objections lourdes. La zone est celle du CROSS d’Étel, qui supervise les secours sur toute la façade atlantique, et la Marine nationale y conduit ses activités, dont des zones de tirs. Le risque d’un piratage des installations électriques en mer est également pointé. Côté biodiversité, la protection des mammifères marins reste posée — tout comme le sort de l’abeille noire de Groix, dont le conservatoire insulaire fait figure de sanctuaire.

S’ajoutent les questions de fond que les promoteurs éludent : l’intermittence d’une production dépendante des vents, qui impose de maintenir en parallèle des sources pilotables et relativise fortement l’argument climatique ; l’exclusivité et le remplacement éventuel de l’opérateur ; le renouvellement et le démantèlement des machines ; ou encore l’abrasion plastique des pales, que la Commission européenne vient officiellement de reconnaître. Autant de sujets théorisés de longue date par l’expert en politique énergétique Fabien Bouglé, pour qui l’éolien a surtout fait des fortunes avec l’argent des Français. Détail révélateur du traitement inégal des territoires : certaines communes impactées sont dédommagées — 2 à Belle-Île par exemple — mais aucune à Groix.

Il est encore temps de se faire entendre

L’enquête publique reste ouverte jusqu’au 28 septembre à 17h30, en ligne sur le registre numérique (registre-numerique.fr/raccordement-des-parcs-eoliens-en-bretagne-sud) ou lors des permanences des commissaires enquêteurs. Les prochaines : jeudi 17 septembre de 8h30 à 12h en mairie de Locoal-Mendon, mercredi 23 septembre de 9h à 12h en mairie d’Erdeven, et lundi 28 septembre de 13h30 à 17h30 en mairie de Plouharnel.

Les commissaires enquêteurs devront examiner les contributions citoyennes — et le précédent corse l’a montré récemment : un projet que l’opinion refuse peut encore ne pas se faire. Ce débat engage le littoral breton pour des décennies ; il serait dommage de le laisser aux seuls intérêts financiers.

Photo d’illustration : DR

[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.

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7 réponses à “Éoliennes flottantes en Bretagne Sud. Dernière ligne droite pour dire non : l’enquête publique s’achève le 28 septembre”

  1. guillemot dit :

    C’est bien connu, il n’y a pas plus anti écologie que la politique menée par les écolos. On le voit , entre autre , avec la destruction du milieu marin avec l’implantation des éoliennes en mer . Mais de plus en plus l’Europe est sous la coupe du nouveau kaiser Ursula qui privilégie les intérêts de son pays. Ca a commencé avec la fermeture de 13 réacteurs nucléaires sur 57 et , avec Hollande, le démantèlement de Fesseinheim.Ne perdons pas de vue que les constructeurs d’éoliennes sont pour le plus grand nombres , allemands.Si on utilisait l’argent qui finance les éoliennes ( moulins qui ne seront pas en capacité de répondre à la demande énergétique de la France ) à la construction des nouveaux réacteurs nucléaires type EPR2 qui produisent une électricité « propre » avec des déchets beaucoup moins radioactifs, nous retrouverions notre indépendance énergétique perdue au profit de l’Allemagne . Il est plus que temps de sortir de ce bourbier européen

  2. RAYMOND NEVEU dit :

    Une catastrophe!!! La bande apatride des ploutocrates a déjà décidé que cela se ferait!!! Il va falloir chouanner pour les mettre en déroute comme à Entrammes.

  3. THIBAULT dit :

    Absolument contre ce projet qui est une aberration et une catastrophe.

  4. MME VALERIE RENAULT CERBOURG dit :

    Refus total du parc éolien flottant en Bretagne sud.
    Préservation de cette nature exceptionnelle comme de la faune aérienne et maritime.

  5. Eric SAUVAGE dit :

    Non au saccage de notre merveilleux littoral
    Pas d’éoliennes en Bretagne

  6. jean-yves gabard dit :

    Éolienne, je te veux mienne !!! ???

    Étant de fibre naturellement écologique,
    Il me semble évident d’y adhérer, c’est logique.
    Une source productrice d’électricité propre,
    Y renoncer me paraît démarche impropre.

    Me voici donc enclin à me renseigner
    Sur son fonctionnement, de sa technique m’imprégner
    Afin, de ses mérites, en vanter les prodiges
    Vers une réunion d’information, en hâte me dirige.

    Oh ! Stupéfaction ! Ce que j’y apprends me sidère.
    Derrière cette vitrine aux vertus prometteuses, cela diffère.
    Cette énergie, promise à grands cris, sans rejets, non polluante.
    Dissimule, pour la substituer, des usines suppléantes,

    Qui, elles, rejettent dans l’atmosphère du gaz carbonique.
    A longueur de jours et de nuits, en douce, c’est cynique.
    Il faut, au manque de vent ? Pallier, qui, la machine fait dérailler.
    Car, si plus d’énergie nous n’avons, nous allons brailler.

    Pour transporter cette énergie produite, il faut évidemment créer
    Des lignes haute tension, au risque, du paysage massacrer.
    Et ceci, en surplus des réseaux existants, via les autres sources.
    Bien sûr, sur le dos du contribuable qui débourse.

    Sans omettre au passage, un autre inconvénient majeur,
    Celui qui advient de ces machines, du fait de leur hauteur.
    En plus de saccager l’horizon, le bruit inhérent à leur fonctionnement.
    Insidieux, à la fois sourd et constant, qui provoque un trouble permanent.

    Me voilà bien déçu de ce que j’ai finalement découvert,
    Ces productrices d’électricité sont loin de l’écologie, du vert !
    Moi qui m’imaginais y déléguer la sauvegarde de la planète,
    Je voyais, de fait, ces sauveuses, par le petit bout de la lorgnette.

    Gabard Jean-Yves

  7. Magalie dit :

    En gros, et tant pis si ça choque, ces saloperies d’éoliennes sont une grosse MERDE dont le seul intérêt est de remplir des poches, d’alimenter des comptes bancaires. Elles font baver des élus corrompus qui touchent de l’argent car ils ont des euros à la place des yeux.

    Quand un gouvernement mettra fin à cette GROSSE ARNAQUE écologique et financière ?
    Quand un gouvernement mettra t-il fin à cette hérésie ?

    Les élus qui me proposent ça, je vote pour eux sans hésiter une seconde. Faites comme moi !

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