Ils ont agi de nuit, dissimulés dans l’obscurité. Ils ont attendu la date du rassemblement national de Casapound pour être certains qu’aucun de ses membres ne puisse défendre le lieu. Puis ils ont appliqué le feu à l’Olandese Volante, le local associatif du mouvement à La Spezia (Ligurie), se contrefoutant de la présence ou non de personnes dans le reste de l’immeuble résidentiel. Bien qu’il ne soit pas revendiqué, le mode opératoire de cet incendie criminel s’inscrit dans une tradition historique bien connue dans la péninsule.
Un pub incendié dans la nuit
« Cette nuit, l’Olandese Volante a été incendié, notre point de repère de La Spezia depuis six ans.
La nature intentionnelle de l’incendie a déjà été confirmée : nous sommes confrontés à un attentat terroriste, il faut avoir le courage de le dire sans hésitation. Une condamnation politique transversale est nécessaire pour que le climat de tension, alimenté aussi par la gauche institutionnelle, cesse après cette attaque incendiaire.
De notre côté, nous ne reculerons pas face aux méthodes mafieuses et aux connivences de l’antifascisme militant.Nous défendrons toujours notre droit d’exister et de faire valoir nos idées »
Le camp du bien et le droit à l’existence de ses adversaires
Mais ce slogan, brandi hier par les couperets de la Terreur et recyclé aujourd’hui par les nouveaux inquisiteurs de la bien-pensance, crève les yeux : qui décerne le brevet de « bon » citoyen, sinon le pouvoir en place ?
Le feu, l’argument privilégié des antifascistes
Quant aux antifas, que dire… Ils sont fidèles à eux-mêmes. Fidèles aux incendiaires du domicile d’un membre de Casapound en 2014 ; fidèles aux poseurs de bombe à la librairie nationaliste Il Bargello, où un démineur perdait la main droite et un œil en 2017. Fidèles aux terroristes qui, en 1973 à Primavalle, versaient cinq litres d’essence sous la porte de l’appartement de Mario Mattei du Mouvement social italien (MSI) brûlant vifs ses enfants. Fidèles à la cinquantaine d’antifascistes qui attaquaient le bar Porto di Classe à Milan en 1976, qu’ils considéraient être un « repaire de fascistes », blessant grièvement sept clients, dont l’un restera invalide à vie. Si ces rappels historiques sont bien loin d’être exhaustifs, ils répondent tous à la même logique, parfaitement exprimée par un des coaccusés de l’attentat de Porto di classe lors du procès, quinze ans après les faits :
« L’assaut au bar était un acte illégal, mais collectif, poursuivant un but de haute valeur sociale et morale : celui d’appliquer la Constitution en fermant un lieu de rassemblement fasciste. »
Autre nœud du problème, donc : sous couvert de « défendre la constitution », « la démocratie », « la liberté », tout est permis. Une vieille logique terroriste qui, de la Vendée à La Spezia, démontre que derrière la rhétorique humaniste des nouveaux inquisiteurs se cache la même indifférence criminelle pour les vies humaines. Le même raisonnement : l’adversaire politique n’a pas droit à l’existence et celui qui le déclare est muni d’un mandat moral.
Les jeunes de l’Olandese Volante sont d’un tout autre avis. Et quelques heures seulement après l’incendie, c’est le sourire aux lèvres qu’ils publiaient ce message :
« Vous vouliez nous voir fermés, mais nous sommes déjà là ! L’Olandese Volante ne coule pas.
Nous ne savons pas comment remercier tous ceux qui, aujourd’hui, sont passés faire un don ou nous témoigner leur soutien, amis, résidents du quartier, vous avez été nombreux. Merci à qui s’est arrêté en voiture et nous a fait un don par la fenêtre : « tenez, reconstruisez le pub ! »
Nous avons hâte de travailler.
La volonté est plus forte que le feu ! »
Audrey D’Aguanno
Photo d’illustration : Il primato Nazionale
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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