Un bar de Casapound incendié durant leur fête nationale : de la Vendée à La Spezia, le feu comme arme politique

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Ils ont agi de nuit, dissimulés dans l’obscurité. Ils ont attendu la date du rassemblement national de Casapound pour être certains qu’aucun de ses membres ne puisse défendre le lieu. Puis ils ont appliqué le feu à l’Olandese Volante, le local associatif du mouvement à La Spezia (Ligurie), se contrefoutant de la présence ou non de personnes dans le reste de l’immeuble résidentiel. Bien qu’il ne soit pas revendiqué, le mode opératoire de cet incendie criminel s’inscrit dans une tradition historique bien connue dans la péninsule.

Un pub incendié dans la nuit

Dans la nuit du 11 au 12 septembre 2026, l’Olandese Volante, une petite brasserie située dans le quartier de La Chiappa de La Spezia connue pour être un lieu de rassemblement des militants de Casapound partait en fumée. Le soir du sinistre, le pub était clos afin de permettre à ses habitués de rejoindre le rassemblement national du mouvement à Vérone. Les dégâts matériels restent toutefois majeurs. Et ce n’est que grâce à l’intervention rapide des pompiers, que le feu a été stoppé avant d’atteindre les logements adjacents et supérieurs, préservant le voisinage direct de cette attaque criminelle.
La Digos – la division d’élite de la police d’État italienne chargée du renseignement intérieur, de la lutte antiterroriste et du maintien de l’ordre public – est saisie de l’affaire, tandis que le responsable local de Casapound a déposé plainte en qualifiant l’événement d’« attentat terroriste ».

Quoi que l’on pense des idées de CasaPound, la question est centrale : ses militants ont-ils droit à l’existence ? Une question élémentaire à laquelle devraient répondre tous ceux qui couvrent les agissements des antifascistes, font preuve de complaisance judiciaire à leur endroit ou voient en eux une émanation un peu turbulente du « camp du bien ». Ils gagneraient à s’interroger sur l’absurdité qu’il y a à ne tolérer que ceux qui partagent leurs propres opinions.

Car cette réponse, nous la connaissons. Ce fameux « camp du bien » s’en cache à peine, reprenant volontiers à son compte l’adage italien : « un bon fasciste est un fasciste mort ». Pour légitimer cette violence et maintenir leur posture morale, ils exhument un autre slogan, celui de Saint-Just, l’Archange de la Terreur : « Pas de liberté pour les ennemis de la liberté ! » Un passe-droit pour l’assassinat et le génocide déguisé en vertu.

Mais ce slogan, brandi hier par les couperets de la Terreur et recyclé aujourd’hui par les nouveaux inquisiteurs de la bien-pensance, crève les yeux : qui décerne le brevet de « bon » citoyen, sinon le pouvoir en place ?

Le feu, l’argument privilégié des antifascistes

Quant aux antifas, que dire… Ils sont fidèles à eux-mêmes. Fidèles aux incendiaires du domicile d’un membre de Casapound en 2014 ; fidèles aux poseurs de bombe à la librairie nationaliste Il Bargello, où un démineur perdait la main droite et un œil en 2017. Fidèles aux terroristes qui, en 1973 à Primavalle, versaient cinq litres d’essence sous la porte de l’appartement de Mario Mattei du Mouvement social italien (MSI) brûlant vifs ses enfants. Fidèles à la cinquantaine d’antifascistes qui attaquaient le bar Porto di Classe à Milan en 1976, qu’ils considéraient être un « repaire de fascistes », blessant grièvement sept clients, dont l’un restera invalide à vie. Si ces rappels historiques sont bien loin d’être exhaustifs, ils répondent tous à la même logique, parfaitement exprimée par un des coaccusés de l’attentat de Porto di classe lors du procès, quinze ans après les faits :

« L’assaut au bar était un acte illégal, mais collectif, poursuivant un but de haute valeur sociale et morale : celui d’appliquer la Constitution en fermant un lieu de rassemblement fasciste. »

Autre nœud du problème, donc : sous couvert de « défendre la constitution », « la démocratie », « la liberté », tout est permis. Une vieille logique terroriste qui, de la Vendée à La Spezia, démontre que derrière la rhétorique humaniste des nouveaux inquisiteurs se cache la même indifférence criminelle pour les vies humaines. Le même raisonnement : l’adversaire politique n’a pas droit à l’existence et celui qui le déclare est muni d’un mandat moral.

Les jeunes de l’Olandese Volante sont d’un tout autre avis. Et quelques heures seulement après l’incendie, c’est le sourire aux lèvres qu’ils publiaient ce message :

« Vous vouliez nous voir fermés, mais nous sommes déjà là ! L’Olandese Volante ne coule pas.

Nous ne savons pas comment remercier tous ceux qui, aujourd’hui, sont passés faire un don ou nous témoigner leur soutien, amis, résidents du quartier, vous avez été nombreux. Merci à qui s’est arrêté en voiture et nous a fait un don par la fenêtre : « tenez, reconstruisez le pub ! »

Nous avons hâte de travailler.

La volonté est plus forte que le feu ! »

Audrey D’Aguanno

Photo d’illustration : Il primato Nazionale

[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.

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4 réponses à “Un bar de Casapound incendié durant leur fête nationale : de la Vendée à La Spezia, le feu comme arme politique”

  1. guillemot dit :

    Les fascistes , ce sont ces antifas qui appliquent les méthodes crapuleuses de Mussolini : le feu, le tabassage et la mort.

  2. jacques allemmoz dit :

    ils osent tout ces gauchaux ils savent qu’ils sont couvert par ce gouvernement et la justice ils n’acceptent pas la contradiction

  3. Aristote dit :

    Pourquoi mon commentaire n’apparaît il pas?
    Censure?

  4. Brunrouge dit :

    Toi t’es contre les fascistes et contre les antifascistes. Tu sais chez Gluksmann ils en cherchent des comme toi.

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