Après Cathelineau, Cadoudal et La Rochejaquelein, une nouvelle bande dessinée exalte un autre héros des guerres de Vendée : Charette.
En 1783, le jeune lieutenant de vaisseau François Athanase Charette de la Contrie rentre à Brest, auréolé de la guerre d’indépendance américaine. Mais en 1793, la Vendée se soulève contre la jeune République. Les paysans sont exaspérés par le remplacement des prêtres réfractaires par d’autres ayant juré fidélité à la République, ainsi que par la levée en masse de 300.000 hommes pour l’armée. Le 14 mars, les paysans de la Garnache, armés de faux et de fourches, viennent chercher Charette, retiré dans ses terres de Fonteclose, pour le prendre comme chef. Charette avec sa petite troupe s’empare de Pornic. Après la reprise de Machecoul, il établit son quartier général à Legé. Mais les Vendéens ne parviennent pas à prendre Nantes. Contrairement aux autres chefs vendéens, il mène alors une longue guérilla de chemins creux. Fin stratège, il tire ainsi profit de l’avantage que lui procure la connaissance du bocage. Mais le 23 mars 1796, lors d’une bataille dans le bois de la Chabotterie, entre Nantes et la Roche-sur-Yon, les troupes républicaines parviennent à blesser Charette. Il est capturé, jugé et condamné à être fusillé à Nantes, le 29 mars 1796.
Ce scénario est écrit par Coline Dupuy, née en 1976 en Vendée, actrice bénévole à la Cinéscénie du Puy du Fou pendant vingt ans. Ses choix de scenarios sont cohérents : Cathelineau, Geneviève de Gaulle-Anthonioz, Elisabeth de France, Thérèse de Lisieux, La Pérouse, Richelieu, Jehanne d’Arc, Clovis, Clodoald, Richelieu, Louis-Marie Grignion de Montfort, Frédéric Ozanam… De grands personnages de l’Histoire de France portant un idéal national ou catholique. Elle a également, pour les enfants, écrit des récits historiques originaux ayant pour décor les attractions du Puy du Fou.
Après Cathelineau, généralissime de l’armée vendéenne catholique et royale, Coline Dupuy crée aujourd’hui un scenario exhaustif sur le général Charette. Tout ce qui décrit sur les trois années pendant lesquelles il met en échec les armées de la République est authentique.
Andrea Mutti, né en 1973 à Brescia (Italie du nord), commence par réaliser des études de géomètre. Puis il suit pendant trois ans les cours de l’école de bande dessinée de Brescia. Il commence par dessiner des récits de super-héros (DNAction), d’horreur, et de science-fiction (Hell’s Patrol, Hammer). En France, il dessine la série Campus Stellae sur les chemins de Compostelle, puis Section financière, SAS, Le Syndrome de Caïn… Aux États-Unis, il travaille pour DC Comics (Batman), Marvel (X-Men) et Star Wars. Il participe également au superbe album Rebels, avec le scénariste Brian Wood, sur la Guerre d’Indépendance américaine.
Pour la scénariste Coline Dupuy, Andrea Mutti a déjà dessiné les albums sur La Pérouse, Clovis et Richelieu. Dans ce nouvel album consacré à Charette, on retrouve son dessin réaliste qui restitue fidèlement les uniformes et décors de l’époque. La couverture de l’album s’inspire astucieusement du tableau de Paulin Guérin, conservé au musée d’Art et d’Histoire de Cholet.
Charette : Rien ne se perd jamais, 48 pages, 15,90 euros. Editions Plein Vent.
Kristol Séhec.
Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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10 réponses à “Charette, le général de la guerre de Vendée en bande dessinée.”
une ballade vers la chabotterie avec mon chien cet apres midi…
Si Nantes était tombée, l’issue des guerres de Vendée aurait pris une toute autre tournure.
Et l’histoire de France ivez.
Charrette est breton contrairement à ce que s’obstine à ânonner à grands renforts de « euh…euh…euh…l’annobli de 1594 et il ne s’est jamais mélangé aux Vendéens. Sans doute à tort l’union fait la force. Simple rappel les officiers de la Royale sont dits officiers rouges. (Aucune connotation politique)!
François Athanase Charette de La Contrie n’est pas lieutenant de vaisseau en 1783 ; il n’obtiendra ce grade qu’en 1787 peu de temps avant de quitter la Marine. Il a vaguement participé à la guerre aux Amériques comme Garde-marine et non comme gradé. Il ne figure pas dans l’odre des Cincinnati, malgré ce qui est raconté au Puy du Fou.
Souvenir Chouan de Bretagne
Il suffit de songer aux « amazones de Charette » pour s’interroger sur la catholicité du larron. Qui n’était évidemment pas « vendéen »… puisque la Vendée est fille de la Révolution. Charette est né à Couffé (pays d’Ancenis), c’est par son mariage qu’il s’implante en terre de marches (La Garnache), et pour l’essentiel ses actions se déroulent en Pays de Retz, avec ses fidèles « Paydrets » : pas plus catholiques que leur patron, ils ne faisaient pas de prisonniers pour ne pas être retardés après leurs coups de main (guerilla oblige). On est loin des « Vendéens » qui montaient à la bataille avec leurs chapelets, leurs curés, bannières paroissiales au vent…
Difficile pour Charette de s’être distingué, comme tant de Bretons, en 1786 à Yorktown ou à la bataille de la baie de Chesapeake (qui assomment Cornwallis) : il n’avait que 13 ans et ne s’engagera qu’en 1783, date à laquelle la guerre d’indépendance est en voie d’être pliée grâce à l’aide apportée par Louis XVI aux insurgés du général G. Washington…
J’ai laissé à Noel Stassinet le soin de rappeler ou préciser que Charrette…n’était pas encore Lieutenant de Vaisseau en revanche oui j’ai précisé que les officiers nobles portaient un uniforme rouge.
@JLP l’historicité des « Amazones » est douteuse, mais le peu de religiosité de Charette ne l’est pas ! Outre les Paydrets, les « Gas du Loroux » venus du vignoble nantais se sont illustrés dans l’armée de Charette. Selon Lucas-Championnière, l’armée de Charette libérait ses prisonniers sous promesse de cessé de combattre… jusqu’au jour où elle a découvert des parjures. De ce jour-là, dans l’armée de Charette, on ne fit plus de prisonniers…. Et si, Charette était quand même « Vendéen » puisque la République appliquait ce nom à tous les insurgés. En revanche, il ne faut pas le confondre avec la Grande armée catholique et royale. C’est d’ailleurs frappant : l’armée de Charette, venue de Bretagne et des marches de Bretagne s’est toujours distinguée de la Grande armée, formée d’Angevins et de Poitevins.
Messire JLP vous êtes méchant Charette est né en 1763 (plus âgé que Bonaparte)mais vous avez raison il appéciait les jolies femmes ce qui nous vaut les bavitonnages du sieur « euh…euh…euh… » qui se trouve une aïeule parmi les maîtresses de M.de Charrette. Il va falloir le faire taire celui-là!
Ouch’ comment c’est mal dessiné, aucune envie d’acheter cette BD !