Fini le câble périmétrique enterré et l’antenne GPS plantée au milieu de la pelouse : la nouvelle génération de robots tondeuses mise tout sur les capteurs embarqués. C’est le pari de la gamme LidaX Ultra de Mova, marque devenue en 2025 numéro 1 mondial des robots tondeuses équipés de LiDAR, et dont les modèles couvrent des surfaces de 800 à 2 000 m². Les tests publiés ces derniers mois par la presse spécialisée — Les Numériques et Maniaques.fr notamment — permettent de se faire une idée précise de la bête. Verdict d’ensemble : un appareil cher, mais réellement intéressant.
Une installation en quelques minutes, une navigation au laser
Le principe séduit d’emblée : aucun fil à enterrer, aucune station RTK à installer. On pose la base de charge, on la branche, et le robot cartographie lui-même le jardin grâce à un LiDAR 3D à 360 degrés d’une portée de 70 mètres, épaulé par une caméra 1080p dotée d’intelligence artificielle. L’installation complète se boucle en quelques minutes — un gain de temps considérable face aux systèmes classiques. Autre avantage décisif de cette technologie : le robot fonctionne sans signal satellite, donc sans décrochage sous les arbres ou le long des haies, là où les modèles à GPS perdent régulièrement le nord. La caméra détecte plus de 300 types d’obstacles (mobilier, tuyaux, animaux, humains), un mode spécifique ralentit l’engin en présence d’animaux, et l’appareil peut même servir de caméra de surveillance mobile avec alertes sur smartphone. L’application, très riche, gère jusqu’à 150 zones avec des réglages individualisés — hauteur de coupe (de 3 à 10 cm), sens de tonte, vitesse — et jusqu’à 2 cartes distinctes, moyennant toutefois une seconde station facturée environ 270 €. Sur le terrain, les testeurs saluent unanimement une tonte en lignes parallèles propre et homogène, un respect scrupuleux de la cartographie, y compris dans les passages étroits (60 cm minimum), et un système Ultra Trim de plateau de coupe déporté qui s’approche à moins de 5 cm des bordures — de quoi réduire nettement, sans les supprimer tout à fait, les finitions à la débroussailleuse.
Les limites : motricité, petits obstacles et options payantes
Tout n’est pas parfait. La version standard, à 2 roues motrices, patine sur terrain humide, en dévers ou sur terre meuble, où elle peut laisser des traces — Mova propose pour cela une déclinaison AWD à 4 roues motrices, annoncée pour des pentes jusqu’à 45 %, mais plus onéreuse. La détection des petits obstacles reste perfectible : lors des essais des Numériques, une balle de tennis et même un ballon de volley sont passés à la trappe, quand un arrosoir était correctement identifié. La tonte des bordures impose par ailleurs une hauteur fixe de 3 cm, non modifiable — une contrainte réglementaire européenne peu flexible à l’usage. Enfin, la politique tarifaire des options agace : la localisation antivol 4G est facturée environ 249 € sur les petites versions (incluse à partir du modèle 1600), et l’abri de protection coûte 149 €. Des retours d’utilisateurs pointent aussi une application exigeante — Wi-Fi 2,4 GHz obligatoire, prise en main un peu longue — à vérifier avant l’achat si votre installation domestique est complexe.
Reste la question du prix : comptez 949 € pour la version 800 m², 1 099 € pour la 1200 et 1 499 € pour la 1600, la version 2000 m² et les déclinaisons AWD grimpant encore au-delà. C’est un budget, sans discussion. Mais rapporté au service rendu — des dizaines d’heures de tonte économisées chaque année, une installation à la portée de tous et une technologie qui s’accommode enfin des jardins arborés et morcelés —, le rapport qualité-prix se défend, et c’est d’ailleurs la conclusion convergente des testeurs. Notre avis : un investissement conséquent, à réserver aux terrains sans fortes pentes ni zones détrempées, mais l’un des choix les plus convaincants du moment pour qui veut confier sa pelouse à la machine sans transformer son jardin en chantier.
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
Breizh-info.com, 2026, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention obligatoire et de lien do follow vers la source d’origine.