41 000 habitants, 640 km², 3 anciennes intercommunalités réunies en 2017 — Guer, Val d’Oust et Lanvaux, Pays de La Gacilly — et toujours aucun accord sur le partage de l’argent. Dans une synthèse publiée en septembre, la chambre régionale des comptes de Bretagne décrit De l’Oust à Brocéliande communauté (OBC) comme une communauté multipolaire, dépourvue de véritable solidarité financière envers ses communes comme envers ses propres services.
Ni pacte financier, ni dotation de solidarité
OBC n’a adopté aucun pacte financier et fiscal. Elle n’a créé ni dotation de solidarité communautaire ni fonds de concours au profit des communes. Selon la chambre, il n’existe pas de consensus sur le niveau de ressources nécessaire pour exercer les compétences de l’intercommunalité et mener son projet de territoire.
La fusion a laissé un héritage disparate : les 3 anciennes communautés percevaient des compensations très différentes pour les compétences que les communes leur avaient transférées. Résultat, le fonctionnement de nombreux services, notamment à la population, repose surtout sur les ressources propres d’OBC.
Hors cette fragilité structurelle, les finances de la communauté sont saines sur la période 2019-2024. Les charges de gestion et l’endettement sont maîtrisés, avec une capacité de désendettement consolidée inférieure à 2 ans, et l’épargne atteint un niveau satisfaisant.
Le musée de la Résistance de Saint-Marcel
Côté tourisme, le principal investissement a porté sur la reconstruction du musée de la Résistance à Saint-Marcel. Sur un coût total de 4,25 millions d’euros, les subventions obtenues ont ramené le reste à charge à 0,87 million. La rénovation et les commémorations du 80e anniversaire de la Libération, en 2024, ont dopé la fréquentation : l’objectif annuel de 35 000 entrées a été atteint.
Le site mégalithique des Landes
Le bilan est moins flatteur pour le site mégalithique des Landes, repris en régie par OBC en 2024. Il était auparavant exploité par une association subventionnée par l’intercommunalité. La reprise a connu des difficultés : démissions de salariés de l’association, litiges sur la valeur des biens repris et sur les indemnisations, notamment pour perte de recettes.
Les graphiques de la chambre montrent une fréquentation passée d’environ 8 700 visiteurs en 2023 à environ 6 300 en 2024, puis environ 5 300 en 2025. Dans le même temps, le besoin de financement, inférieur à 80 000 euros en 2022 et 2023, a bondi à environ 470 000 euros en 2024, indemnités comprises, puis environ 300 000 euros en 2025. La chambre constate un niveau d’activité inférieur à la période précédente, pour un coût supérieur.
Jusqu’à 995 000 euros par an pour les piscines
3 piscines relèvent aujourd’hui de la compétence intercommunale : 2 en régie directe, la 3e en délégation de service public. Celle de Sérent a été rendue à la commune en 2023, à la suite d’un désaccord financier.
OBC couvre le déficit de fonctionnement de ces équipements, entre 655 000 et 995 000 euros par an sur la période examinée, par des subventions versées au budget annexe et au délégataire. En 2023, la subvention au budget des équipements aquatiques a dépassé 1 million d’euros, sur environ 1,5 million de recettes.
Crédit photo : DR (photo d’illustration)
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle. Breizh-info.com, 2026, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention obligatoire et de lien do follow vers la source d’origine.