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« Sale pute ! Suce-moi la bite salope ! » La simulation d’un viol, des gifles et un cinglant « C’est tout ce qu’elle mérite ! ». Que l’on soit catholique ou non, respectueux des croyances d’autrui ou pas, les images d’un « jeune », hilare, profanant une statue de la Vierge Marie ont de quoi choquer. Mais apparemment, elles heurtent toujours les mêmes : ceux qui sont décidés à ne pas laisser leur patrimoine bafoué et insulté. Les féministes qui devraient être les premières à être outrées par le mime et le partage public d’une agression sexuelle à l’encontre d’une femme, sont encore une fois, aux abonnées absentes. Trop occupées qu’elles sont à traquer les stéréotypes de genre dans les magasins de jouets, ou peut-être dérangées par le profil exotique du « jeune », on ne sait pas trop.
Dans la nuit de jeudi 1er octobre 2026, la statue de la Vierge Marie située au rond-point du Stabiacciu à Porto-Vecchio en Corse-du-Sud a été vandalisée et détruite. Deux jeunes hommes, dont l’un se revendiquant comme influenceur, se sont filmés en train de profaner la statue.
Menace masculiniste et féministes (introuvables)
Bien qu’elle ne dure que quelques secondes, cette séquence vidéo réunit tous les éléments généralement mis en avant pour illustrer la grave et dangereuse avancée du masculinisme : l’influence d’une pornographie violente, l’humiliation publique d’une figure féminine et un profond sentiment d’impunité, matérialisé par la diffusion volontaire des images sur les réseaux sociaux. On pourrait donc s’attendre à une dénonciation grandiloquente , mais devinez quoi : silence radio des féministes. On attendait mieux de la part de militantes qui n’hésitent pourtant pas à monter au rideau pour canceller Blanche-Neige ou La Belle au bois dormant, sous prétexte que le baiser salvateur du prince charmant constituerait une agression sexuelle.
Mais bon, d’un autre côté, je me demande si « c’est pas ok » comme comportement, puisque les mêmes ont décrété que la courtoisie, c’est du sexisme, et que les manifestations masculines de politesse sont autant d’humiliations envers les femmes qui savent tout faire toutes seules.
Réaction populaire
Si, pour une fois, les institutions ont fait immédiatement leur travail en interpellant ces débiles profonds et en les plaçant en garde à vue, une question se pose. Face à l’inaction habituelle des forces de l’ordre pour de tels faits, qui se produisent couramment en France métropolitaine sans que personne n’en soit inquiété, on est en droit de se demander si cette réactivité n’est pas, en fin de compte, le fruit de la mobilisation populaire.
Car la profanation a suscité une immense vague d’indignation et d’émotion sur toute l’île. Dans la journée du 1er octobre, des rassemblements ont réuni près de 200 personnes devant les grilles de la gendarmerie. Venus exprimer leur colère face à ce qu’ils considèrent comme une attaque directe contre leur patrimoine et leur ferveur populaire, des Corses ont déposé un cercueil en guise d’avertissement et de protestation symbolique : un cercueil portant les noms des deux suspects. Un message clair, doublé de centaines de recommandations de « quitter la Corse ».
Les deux gardés à vue sont actuellement sous protection policière.
L’enquête ouverte pour dégradations s’accompagne de circonstances aggravantes en raison de la nature cultuelle du bien. Si, en droit pénal français, la destruction ou la dégradation d’un objet de culte est sévèrement punie et peut faire encourir jusqu’à 7 ans d’emprisonnement et 100 000 euros d’amende, il est à peu près certain que les coupables y échapperont : rappelons que les peines appliquées par les magistrats n’atteignent en moyenne que 19 % du maximum requis et qu’il n’existe plus de peines planchers en France. Mais une chose est sûre : seule la pression de la rue permet d’obtenir une réaction rapide des autorités (ou une réaction tout court).
Alors oui, cette affaire est un fait divers. Mais elle n’en demeure pas moins l’illustration qu’il existe encore des peuples fiers qui n’entendent pas se laisser faire, et qui savent se mobiliser pour se faire respecter.
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Audrey D’Aguanno
Photo d’illustration : DR
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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