Une nouvelle alerte environnementale concerne un cours d’eau breton. Des poissons morts ont été signalés dans l’Inam, rivière qui prend sa source à Gourin, dans le Morbihan, et constitue le principal affluent de l’Ellé. L’origine de cette mortalité reste inconnue à ce stade. L’Office français de la biodiversité (OFB) doit mener des investigations afin d’en déterminer la cause.
La mairie de Gourin a donné l’alerte mardi 8 septembre sur ses réseaux sociaux. Dans l’attente de nouveaux éléments, elle recommande par précaution de « ne pas laisser les animaux s’abreuver dans la rivière ni dans ses abords ». La municipalité a annoncé qu’elle communiquerait de nouveau lorsque les résultats des investigations lui auront été transmis.
L’OFB chargé de rechercher l’origine de la mortalité
Selon Le Télégramme, l’OFB doit désormais rechercher la cause de la mort des poissons. L’Office rappelle plus généralement la procédure appliquée lorsqu’un milieu aquatique est affecté : « Dès l’instant où il y a une atteinte à la vie piscicole ou une pollution susceptible d’altérer la vie aquatique, nous ouvrons une procédure judiciaire. »
À ce stade, aucune pollution déterminée n’a cependant été identifiée dans l’Inam et aucun responsable n’est désigné.
L’épisode survient quelques semaines après une autre atteinte à un cours d’eau du bassin de l’Ellé. À Langonnet, le Roz Milet avait été touché début août par une eau marron et malodorante ainsi que par une mortalité de poissons. L’AAPPMA du Haut-Ellé et Eau et Rivières de Bretagne avaient évoqué comme hypothèse le débordement d’une fosse à lisier, sans que cette origine soit alors formellement établie. Une enquête de l’OFB avait également été engagée.
L’été déjà difficile pour plusieurs milieux aquatiques
D’autres mortalités piscicoles ont marqué l’été en Bretagne, avec des causes différentes. À Brest, la rupture d’une canalisation d’eaux usées avait provoqué en juillet une pollution de la Penfeld et la mort de centaines de poissons, selon France Bleu Breizh Izel. À Trévé, dans les Côtes-d’Armor, près de 100 kg de poissons avaient péri en août. Le maire avait alors expliqué au Télégramme que la forte baisse du niveau de l’étang et le manque d’oxygène, dans un contexte de chaleur et de sécheresse, étaient en cause.
Ces épisodes ne relèvent donc pas d’une origine unique. Pollution accidentelle, manque d’oxygène ou cause encore indéterminée appellent des diagnostics distincts. À Gourin, les investigations de l’OFB devront désormais établir précisément les faits avant toute conclusion.
Crédit photo : page Facebook Mairie de Gourin (photo d’illustration)
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