La vague de chaleur qui frappe l’Ouest a désormais une autre conséquence : la dégradation de la qualité de l’air. Mardi 23 juin, l’ARS Bretagne a signalé un épisode de pollution lié à l’élévation du niveau d’ozone, provoqué par de fortes chaleurs et un ensoleillement marqué. Selon Air Breizh, une procédure d’information-recommandation avait déjà été activée dès le 22 juin en Ille-et-Vilaine, dans le Morbihan et dans le Finistère. En Loire-Atlantique, la dégradation de l’air s’inscrit dans le même épisode régional.
Un polluant estival, invisible mais irritant
L’ozone n’est pas directement rejeté par un pot d’échappement ou une cheminée d’usine. Il se forme sous l’effet du rayonnement solaire, à partir de polluants émis notamment par le trafic routier, les activités industrielles et certaines activités humaines. Les fortes chaleurs et l’ensoleillement favorisent son accumulation dans l’air.
Ce gaz, souvent invisible, n’a pourtant rien d’anodin. À fortes concentrations, il peut irriter les yeux et les voies respiratoires, provoquer une gêne respiratoire et aggraver certaines pathologies cardiovasculaires ou pulmonaires. Les femmes enceintes, les jeunes enfants, les personnes âgées, les asthmatiques et les personnes souffrant de troubles cardiaques ou respiratoires figurent parmi les publics les plus exposés.
Des consignes de prudence, pas de panique
Les autorités sanitaires recommandent aux personnes vulnérables ou sensibles de limiter les sorties, surtout l’après-midi, lorsque l’ensoleillement est maximal. Les efforts physiques intenses en extérieur sont à éviter. En cas de gêne respiratoire ou cardiaque, l’ARS conseille de prendre avis auprès d’un professionnel de santé. Pour la population générale, les recommandations sont proches : sorties plus courtes, activités modérées, report du sport intense aux heures moins exposées.
L’épisode rappelle une réalité souvent oubliée dans une région habituée à revendiquer la qualité de son air : la Bretagne n’est pas hors du monde. Sous l’effet des fortes chaleurs, du trafic routier, des activités industrielles et d’autres émissions humaines, même les territoires atlantiques peuvent être touchés. Il ne s’agit pas de céder à l’alarmisme ni de transformer chaque pic estival en grand procès idéologique, mais de regarder les faits. Lorsque la chaleur s’installe, l’air breton lui-même peut devenir mauvais. Et chacun, des automobilistes aux collectivités, doit en tirer les conséquences pratiques.
Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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2 réponses à “Pollution à l’ozone : la chaleur dégrade l’air en Bretagne”
Dire qu’on desinfecte l’eau a l’ozone 0³ .
Et en Allemagne et en Belgique on fait de l’ozone thérapie respiratoire
L’ozone industriel (désinfection de l’eau, etc) est très instable. C’est d’ailleurs sont principal inconvénient. Il se transforme très vite en oxygène. Il ne pollue pas l’atmosphère.
La pollution à l’ozone n’est pas une pollution directe. Aucune voiture, aucune usine, aucun chauffage ne recrache de l’ozone par sa cheminée ou son pot d’échappement. L’ozone qui nous pollue les poumons en été est un polluant secondaire. Il est entièrement fabriqué sur place, dans l’atmosphère, à cause de polluants tels que les oxydes d’azote (NOx), principalement rejetés par le trafic routier (les moteurs thermiques, surtout le diesel) et les industries. Il est aussi fabriqué par des Composés Organiques Volatils (COV) tels que les solvants, les peintures… et même par la végétation elle-même lors des fortes chaleurs.
La réaction chimique qui produit l’ozone est boostée par le rayonnement solaire. C’est la raison pour laquelle, la concentration en ozone augmente, notamment dans la troposphère, en l’absence de nuages. L’absence de vent par conditions anticyclonique fait aussi que l’ozone de se dilue pas dans l’atmosphère. Elle reste concentrée aux endroits où elle est produite.