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On écrase sa cigarette, on ouvre la fenêtre, l’odeur disparaît, et l’on croit l’affaire réglée. Pour le chien ou le chat de la maison, ce n’est pas si simple. Novembre est le Mois sans tabac, et c’est l’occasion de rappeler une forme de tabagisme passif encore peu connue : celle qui touche les animaux de compagnie.
La fumée de « troisième main »
On connaît la fumée inhalée par l’entourage d’un fumeur. On parle beaucoup moins de la fumée dite de « troisième main ». L’expression désigne les résidus de tabac qui restent dans le logement une fois la cigarette éteinte. Ils se déposent sur les vêtements, les rideaux, les meubles et les tapis, et se mêlent à la poussière.
Aérer évacue la fumée, mais pas ces dépôts. Or un chien ou un chat vit au ras du sol, se couche sur les tapis et s’installe sur le canapé. Ces surfaces font partie de son quotidien.
Une exposition mesurée chez le chien
Les résidus se déposent aussi sur le pelage. En faisant sa toilette, l’animal peut donc les avaler. Le phénomène a été mesuré. En 2023, une étude publiée dans la revue scientifique Animals a recherché la cotinine, une substance que l’organisme produit après avoir absorbé de la nicotine, dans le sang et les poils de 32 chiens. Les concentrations étaient nettement plus élevées chez les chiens vivant avec des fumeurs que chez les autres.
Des effets nocifs, encore à préciser
La recherche vétérinaire sur le sujet reste moins fournie qu’en médecine humaine, mais elle avance. En avril 2026, des chercheurs de plusieurs universités italiennes ont analysé 26 études sur l’exposition des chiens et des chats à la fumée de tabac. Leurs travaux ont été publiés dans la revue Tobacco Prevention & Cessation. Selon eux, les données convergent vers des effets nocifs pour la santé des animaux. Les auteurs estiment toutefois que d’autres études sont nécessaires pour mesurer précisément les conséquences à long terme. En attendant, la recommandation est de ne pas fumer dans le logement ni dans la voiture lorsqu’on vit avec un animal.
L’animal, une motivation pour arrêter ?
Beaucoup de propriétaires semblent prêts à changer leurs habitudes pour leur compagnon. Selon une enquête menée en France en novembre 2025 par l’assureur Agria auprès de 406 propriétaires de chiens et 406 propriétaires de chats, près de 9 sur 10 se disent prêts à modifier leur mode de vie pour le bien-être de leur animal, ou affirment l’avoir déjà fait. Dans le détail, 36 % envisageraient n’importe quel changement susceptible d’améliorer sa vie et 43 % accepteraient de modifier certaines habitudes. Près de 10 % estiment que les besoins de leur animal guident déjà leur quotidien.
Pour un fumeur qui hésite encore à s’inscrire au Mois sans tabac, le chien endormi sur le canapé peut donc devenir un argument de plus pour faire de la maison un espace sans fumée, ou pour arrêter tout à fait.
Photo d’illustration : DR
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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