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La Bretagne reste une terre de maisons, mais l’écart se resserre. Selon l’Observatoire GH Transaction, qui a passé au crible les annonces de logements anciens publiées entre fin décembre 2025 et fin octobre 2026, les maisons ne représentent plus que 67 % des biens mis en vente dans la région. Un an plus tôt, elles en représentaient 74 %. C’est le plus fort recul de toutes les régions françaises. Le nombre d’appartements à vendre bondit de 26 %, celui des maisons recule de 8 %.
Le budget baisse, le mètre carré monte
Cette évolution produit un effet trompeur. Les logements proposés sont plus petits : 104,4 m² en moyenne, soit 3,6 m² de moins qu’en 2025. Le budget moyen recule donc de 1,9 %, à 307 457 €. Mais le mètre carré continue de grimper. Il atteint 2 947 € en moyenne, en hausse de 1,6 %, son plus haut niveau depuis 4 ans à période comparable.
Dans la région, une maison s’affiche en moyenne 344 000 € pour 125 m², un appartement 231 000 € pour 62 m². Il faut compter 122 000 € pour un studio, 173 000 € pour un 2 pièces et 237 000 € pour un 3 pièces.
Rennes se modère, Vannes plafonne
Rennes fait figure d’exception. Le prix au m² y recule pour la 3e année consécutive, à 4 248 € (-2,2 %). Le budget moyen chute de 8,8 %, à 299 415 €, parce que les biens en vente sont nettement plus petits : 70,5 m², soit 5 m² de moins en un an. La maison est presque devenue un produit rare dans la capitale bretonne : elle ne pèse plus que 14 % des annonces et s’y affiche en moyenne autour de 600 000 €.
Vannes reste la ville la plus chère des 5 étudiées, avec un mètre carré à 4 575 € (+0,7 %) et un budget moyen qui dépasse 400 000 €. Un 3 pièces vannetais coûte en moyenne 287 000 €, contre 259 000 € à Rennes. Pour un studio, les 2 villes sont au même niveau, autour de 125 000 €. Une maison vannetaise s’affiche en moyenne près de 650 000 €. Pour le président du réseau, Stéphane Fritz, devenir propriétaire à Vannes y demande « un effort important aux jeunes ménages ».
Le Finistère reste abordable
À l’ouest, les prix restent nettement plus accessibles. Quimper affiche le mètre carré le plus bas des villes étudiées, à 2 592 € (+2,2 %), juste devant Brest à 2 638 € (stable). La maison y garde une place plus importante qu’ailleurs, avec 44 % des annonces. Une maison quimpéroise se négocie en moyenne 303 000 €, soit à peine 16 000 € de plus qu’un 3 pièces à Vannes.
Brest se distingue par ses petites surfaces bon marché, avec des studios proposés autour de 90 000 €. Elle offre le meilleur rendement locatif brut de la région, estimé à 5 %, avant charges, travaux, vacance et impôts. L’offre y progresse de 12 %.
Entre les deux extrêmes, Lorient voit son mètre carré reculer de 1,2 %, à 3 108 €. Un 3 pièces y coûte environ 202 000 €. L’offre de maisons y progresse, à rebours du reste de la région, et le nombre total de biens en vente augmente de 15 %.
Moins de passoires thermiques
Les biens les plus énergivores se font plus rares. En Bretagne, les logements classés F ou G ne représentent plus que 9,9 % des annonces, contre 11,6 % un an plus tôt. La baisse est marquée à Lorient (5,3 % contre 8,4 %) et à Brest (4,4 % contre 6,4 %). Leur prix au m² est inférieur de 29 % à celui des biens classés A, B ou C, un écart qui s’explique aussi par l’âge et l’emplacement des logements.
La réforme du calcul du DPE, entrée en vigueur en janvier 2026, a pu jouer, et un nouvel ajustement concernant le chauffage électrique est prévu début 2027. Le calendrier réglementaire continue de peser sur les propriétaires. Un audit énergétique est obligatoire pour vendre une maison classée E, F ou G. La location des logements G est interdite depuis 2025, celle des F le sera en 2028 et celle des E en 2034.
Les taux de crédit repartent à la hausse
Au niveau national, les tendances sont proches. Les appartements représentent désormais 46 % des annonces, contre 41 % un an plus tôt. Le mètre carré moyen progresse de 3,8 %, à 3 422 €, tandis que le budget moyen reste stable à 347 348 €.
Le crédit pourrait toutefois freiner les acheteurs. Selon l’Observatoire Crédit Logement/CSA, le taux moyen des prêts immobiliers a atteint 3,40 % en septembre, contre 3,16 % en décembre 2025. L’OAT à 10 ans, qui sert de référence aux banques, a dépassé 5 % en octobre, alors qu’elle était à 3,6 % début janvier. La remontée des taux pourrait donc se poursuivre. Les ménages qui revendent pour racheter disposent souvent d’un apport. Pour les primo-accédants, la négociation sur les prix affichés devrait prendre davantage de place dans les mois qui viennent.
Photo d’illustration : DR
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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