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31/03/2015 – 08h00 Scrignac (Breizh-info.com) ‑ Comme chaque année se tiendra lundi 6 avril 2015 la commémoration de l’Abbé Yann Vari Perrot à l’initiative de l’Unvaniezh Koad Keo.
Le programme de la journée ainsi que le bon de réservation pour le déjeuner est téléchargeable sur ce lien : Programme journée de commémoration Abbé Perrot.
Le rendez vous est fixé dès 10 heures sur la place de l’église de Scrignac.

En 1905, Yann-Vari Perrot crée Bleun Brug (Fleur de Bruyère). A partir de 1911, il dirigera sa revue Feiz ha Breiz (Foi et Bretagne) qui existe depuis 1899. Nommé vicaire à Saint-Thégonnec au mois de mars 1914, il est mobilisé à Lesneven le 5 août. Il demande à partir pour le front comme volontaire au Groupe des Brancardiers Divisionnaires. Il est décoré de guerre 1914-1918.
Militant culturel, il possède depuis les années 1910 une aura importante dans l’Emsav, mouvement nationaliste breton.
Il est nommé vicaire à Plouguerneau en 1920. En 1922, Yves Floc’h (futur peintre) devient garçon de presbytère à sa cure. L’abbé Perrot crée le patronage Michel Le Nobletz et organise des représentations théâtrales. Aussi, à cette occasion Yves Floc’h peint les décors d’une pièce et ses dons sont alors remarqués par le vicaire.
Dès 1932, son secrétaire est Herry Caouissin. Il est l’auteur d’innombrables articles et pièces de théâtre. En poste à Saint-Vougay, il sera muté à Scrignac (en 1930) par sa hiérarchie épiscopale qui désavouait son engagement politique au delà du plan culturel. Le 8 juillet 1941, il fait partie de la commission d’écrivains qui adopta une orthographe unifiée du breton.

De nombreux témoignages prouvent que l’abbé Perrot était bien différent de la caricature que le pouvoir en place et ses relais diffusent.
Le résistant Fañch Gourvil en 1990 : « L’abbé Perrot était bien connu pour ses attaches avec les Breiz Atao… De là à en conclure, après la seconde arrestation de D., qu’il en portait la responsabilité, il n’y avait pas loin… En réalité, l’abbé, la bonté même, était bien incapable de nuire, même à un ennemi politique.
Malheureusement, il avait des familiers, que vous connaissez aussi bien que moi et auxquels, fort innocemment, il avait dû rapporter le fait incriminé, le tout fut transmis à Quimper et enregistré, dans l’ordre, par celui qui, dans cette ville, centralisait les renseignements susceptibles d’intéresser à quelque titre la Gestapo. La Résistance locale, à Scrignac, fut sans doute mise au courant du passage concernant D. dans cette liste. À la suite de quoi, le pauvre recteur « paya de sa vie » une dénonciation dont il n’était pas l’auteur. »
L’abbé Henri Poisson affirmera dans son livre : « L’assassinat de l’abbé Jean-Marie Perrot, le 12 décembre 1943, à qui on ne pouvait reprocher que son ardente fidélité à la Bretagne, constitue un crime odieux et ne peut s’expliquer que par le régime d’anarchie et de totalitarisme qui fût la marque de cette période ».
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