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15/11/2013 – 20H00 Lorient (Breizh-info.com) La Chambre régionale des comptes a publié le 14 novembre son rapport d’observations sur la commune de Riantec. Une nouvelle fois, elle met en évidence les risques de l’endettement.
Riantec supporte une dette de 10 millions d’euros, soit pas loin de 2.000 euros par habitant, enfants en bas âge compris. Ses contrats souscrits auprès de Dexia se traduiront par une forte augmentation des amortissements jusqu’en 2026. La durée résiduelle de la dette, « particulièrement longue » note la Chambre régionale des comptes, est de 37,5 années en moyenne.
Qui plus est, les emprunts de Riantec sont risqués. Pour plus de la moitié de leur montant, ce sont des emprunts indexés sur la livre britannique et le dollar américain. En les souscrivant, la commune s’est durablement lié les mains. Le profil d’amortissement de la dette, note la Chambre, « influera négativement sur les marges de manœuvre de la commune au cours des 15 à 20 prochaines années ».
Pour ne rien arranger, les dépenses de personnel de la commune sont en forte hausse. Les charges réelles nettes ont progressé de 30,9 % entre 2088 et 2011. Les impôts et taxes, eux, se sont alourdis de 17,6 % sur la même période. Les prochaines années ne s’annoncent pas brillantes. Riantec compte 3,91 % de logements sociaux. La loi lui en impose 20 %, rappelle la Chambre. On peut en conclure que leur nombre devrait fortement augmenter dans les prochaines années, ce qui pourrait entraîner une hausse des charges de la commune.
Avec ces nouvelles constructions, peut-on dire aussi, il sera exclu que la population de Riantec revienne au-dessous de cinq mille habitants. Ce seuil est celui au-delà duquel la construction d’une aire d’accueil des gens du voyage est obligatoire. Un projet d’installation à Groac’h Carnec, à l’est du bourg, soulève de fortes oppositions depuis trois ans. « Mais il va bien falloir faire quelque chose, car des nomades prennent prétexte de l’absence d’aire pour installer leurs caravanes en plein bourg », indique un Riantécois. Là encore, ce sont de nouvelles dépenses à prévoir.
Crédit photo : Flechino, domaine public via Wikimedia Commons
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